II. Développements
1er point. Le faux zèle des scribes et des pharisiens .
1. 1. Combien déplaît à Notre-Seigneur ce zèle arrogant et purement affecté des scribes et des pharisiens! Dans leur cœur, comme ils exaltent leur propre justice au-dessus de la misère morale de cette femme ! Et en ce moment-là même, la haine et l’envie leur dictent une démarche qui paraît inspirée par le zèle de la loi.
2. Notre-Seigneur les rappelle à la vérité, et les confond par une seule parole. « Que celui de vous qui est sans péché, lui jette la première pierre ». Assistons à la confusion de ces misérables qui, successivement, se retirent en silence.
H. Veillons à ne pa9 nous complaire en nous-mêmes à
S. C. DE jiUüg. I.
l'occasion des iniquités d'autrui. N'oublions pas nos propres erreurs et infirmités ; n’usurpons pas comme nôtre ce que nous devons à la grâce.
Fuyons aussi l’hypocrisie, presque sacrilège, qui consiste à jeter sur des desseins envieux ou jaloux, le voile de la religion.
2e point. La miséricorde du vrai Zélateur.
I. Notre-Seigneur, le Juste par excellence, en face d’une pécheresse ! Antérieurement, nous avons médité les attentions de son cœur pour une repentie. Mais cette femme adultère vient d’être surprise dans l’acte même de son péché. Rien ne trahit en elle d’autre sentiment que la peur du supplice. Que fera Notre-Seigneur? Par une indulgence, une clémence d’ordre inférieur, Il préparera une conversion complète. Il rappelle à cette femme qu’elle Lui doit la vie. « Personne ne vous a condamnée? — Personne. * Il ajoute que, Lui , non plus, ne la punira dans cette vie. La voilà rassurée, reconnaissante. Ne suivrat-elle pas l’admonition de pareil bienfaiteur?
II. Apprenons de Notre-Seigneur à unir l’aversion pour le péché avec la compassion pour le pécheur. Comme Lui, n’éteignons pas la mèche qui fume encore. Que notre bonté facilite à tous le retour à Dieu.
3e point. L’invitation au repentir.
I. L’indulgence de Notre-Seigneur ne peut se confondre avec une froide tolérance, indifférente au bien. Il pardonne, mais II demande à la coupable de ne plus pécher.
II. Prenons garde à notre tour que notre condescendance ne dégénère jamais en indifférence au salut d’autrui, et ne puisse être prise pour telle. Veillons au contraire à ce que notre affabilité soit toujours ennoblie par une fin apostolique.