II. Développements
1er point. La religion du double amour.
I. Le cœur de Notre-Seigneur nous donne ce grand enseignement, que l'amour de Dieu et l’amour du prochain sont inséparables. Quel amour du prochain véritable et durable peut se concevoir quand on exclut l’amour de Dieu, l’auteur des deux communautés, celle de la nature et celle de la grâce, qui fondent l’amitié entre les hommes ; le législateur et le Père qui nous donne le commandement d’aimer; le Sanctificateur, qui prépare notre transfiguration, pour ôter toute laideur physique et morale, et conférer aux justes une entière amabilité? Et pourrait on aimer Dieu, en répudiant sa famille adoptive, en prétendant écarter ce prochain, destiné avec nous à former le corps mystique de Jésus-Christ?
II. Remercions Dieu de nous avoir promulgué la religion de l’amour. Acceptons la plus douce et la plus sublime des lois, celle d’aimer Dieu et d’aimer le prochain.
2e point. La condamnation de V indifférence.
I. L’indifférence insouciante du prêtre et du lévite révolte le cœur de Notre Seigneur. Il n’admet pas l’excuse que le blessé est un inconnu, un étranger peut-être. Appelé à la vie éternelle avec nous, tout homme ici-bas est notre prochain.
II. Dans la mesure où la lumière est répandue dans notre intelligence, et où notre vocation nous rapproche,
17« jour, l'enseignement de la prière 329
dès maintenant, de Dieu, s'augmente notre devoir de double charité. L'avons-nous compris et accepté?
3e point. L’enseignement de la vraie charité.
I. Sous les traits du bon Samaritain, Notre -Seigneur nous dépeint la véritable charité, qu'il approuve et recommande : la sympathie affectueuse qui compatit aux malheurs ; la générosité qui sait se dépenser personnellement et consentir à des sacrifices pécuniaires.