‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 182 sur 334 · II. Développements · texte numérisé non relu

II. Développements

1er point. — La valeur de la brebis et de la drachme.

I. Dès l'âge des Pères, la brebis égarée, la drachme perdue, ont figuré aux yeux des fidèles le genre humain dévoyé par la faute d'Adam, et dépouillé du lustre de la justice originelle, en même temps que des joies innocentes et pures du paradis.

Mais dans chaque homme en particulier, Notre-Seigneur reconnaît une brebis qui a pour Lui les attraits de la faiblesse, de l’impuissance, et d'un reste de bon cœur. Et la parure si divinement riche de la grâce qui devait orner l'âme, fait de celle-ci une drachme perdue, quand le péché a usurpé la place de la sainteté.

II. Sachons, comme Notre-Seigneur, nous apitoyer sur le malheur de tant d'hommes, moins pervers que séduits ; sachons comme Lui, estimer le prix de chaque âme, et traiter doucement le pécheur.

2e point. — La recherche de la brebis et de la drachme.

1. 1. Représentons-nous ici l'empressement soucieux du pâtre à la recherche de sa brebis perdue : la fatigue qu'il s'impose, les préoccupations de son esprit, les efforts industrieux de son enquête.

Notre-Seigneur se dépeint sous les traits de ce berger. Et nous, chacun de nous, nous sommes sa brebis. Qu'il nous est doux de Lui appartenir !

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