‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 184 sur 334 · VINGTIÈME JOUR · texte numérisé non relu

VINGTIÈME JOUR

l’enfant prodigue

Évangile selon S. Luc , ch. 15. ÿ. 11-32. — 11. Et il ajouta : Un homme avait deux fils. — 12. Or, le plus jeune des deux dit à son père : Mon père, donnez-moi la portion de votre bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. — 13. Peu de jours après, le plus jeune ayant rassemblé tout ce qu’il avait, partit pour une région étrangère et lointaine, et il y dissipa son bien en vivant dans la débauche. — 14. Après qu’il eut tout consumé, il survint une grande famine dans ce pays, et il commença à se trouver dans l’indigence. — 15. Il alla donc, et il s’attacha à un habitant de ce pays. Or celui-ci l’envoya à sa maison des champs pour paître les pourceaux. — 16. Il désirait se rassasier des cosses que mangeaient les pourceaux; mais personne ne lui en donnait. — 17. Rentrant alors en lui-même, il dit : Combien de mercenaires, dans la maison de mon père, ont du pain en abondance, et moi ici je meurs de faim ! — 18. Je me lèverai, et j’irai à mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le Ciel et à vos yeux. — 19. Je ne suis plus digne d’être appelé votre fils, traitez-moi comme l’un de vos mercenaires. — 20. Et se levant, il vint à son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut, s’attendrit, et accourant, tomba sur son cou et le baisa. — 21. Et le fils lui dit : Mon père, j’ai péché contre le Ciel et à vos yeux, je ne suis plus digne d’être appelé votre fils. — 22. Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite sa robe

première, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau à son doigt et une chaussure à ses pieds; — 23. Amenez aussi le veau gras, et tuez-le ; mangeons et réjouissons nous; — 24. Car mon fils que voici était mort, et il revit il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à faire grande chère. — 25. Cependant son fils aîné était dans les champs ; et comme il revenait et approchait de la maison, il entendit une symphonie et des danses. — 26. Il appela donc un de ses serviteurs, et lui demanda ce que c’était ;

— 27. Le serviteur lui répondit : Votre frère est revenu, et votre père a tué le veau gras, parce qu’il a recouvré son fils sain et sauf. — 28. Il s’indigna et il ne voulut pas entrer. Son père donc étant sorti, se mit à le prier.

— 29. Mais lui, répondant, dit à son père Voilà tant d’années que je vous sers, et jamais je n’ai manqué à vos commandements, et jamais vous ne m’avez donné un chevreau pour faire bonne chère avec mes amis; — 30. Mais après que cet autre fils, qui a dévoré son bien avec des femmes perdues, est revenu, vous avez tué pour lui le veau gras. — 31. Alors le père lui dit : Mon fils, toi, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi ; — 32. Mais il fallait faire un festin et se réjouir, parce que ton frère était mort, et il revit ; il était perdu, et il est retrouvé.

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