JOUR. LÀ PROMESSE DE L’ESPRIT CONSOLATEUR
déroutés et troublés, ne L'interrogent pas, ne s’informent de rien. Notre-Seigneur leur reproche doucement leur silence.
Au service de ce bon Maître, n’oublions aucune inspiration du cœur humain.
2. Mais tout aussitôt, remarquant leur vague tristesse, Notre -Seigneur ne pense plus qu’à les consoler, qu’à les réconforter. Lui seul pourtant va mourir ! Et II sait de quelle mort !
Apprenons ici à quel point la supériorité chrétienne, de n’importe quel ordre, doit s’oublier pour les plus pauvres, les plus faibles? Y sommes-nous résolus?
2° point. — La condamnation du monde.
I. Notre-Seigneur insiste sur la condamnation du monde, pour signaler aux siens l’ennemi dangereux qui menace de leur barrer la route du vrai, du bien et du bonheur. Monde qui va les persécuter, monde qui risque de les corrompre par la contagion de son esprit : esprit de concupiscence et d’égoïsme. Oh ! Notre-Seigneur le déclare : Il ne prie pas pour ce monde, mais II prie pour que les siens en soient préservés.
II. Tout chrétien doit être moralement éloigné du monde. Combien plus ceux qui se destinent aux ministères sacrés ou à la profession des conseils évangéliques. Examinons notre conscience. La triple concupiscence que S. Jean donne comme caractéristique du monde, concupiscence des yeux, concupiscence de la chair, concupiscence de l’orgueil, est-elle éteinte en nous ; est-elle du moins suffisamment combattue? Que ferons-nous, pour Jésus qui va pour nous à la mort?
3me point. — La promesse du Saint-Esprit.
I. Notre-Seigneur déclare insuffisantes pour ses apôtres les leçons de son Humanité. Ils sont incapables de com-
prendre ses enseignements, de suivre ses exemples. Il faut que l’Esprit de toute ardeur et de toute vie, l’Esprit qui féconda le monde, féconde et vivifie en eux la semence qui y est déposée. Cet esprit se communique par la grâce. Et la grâce nous est méritée par la croix. Voilà pourquoi il était bon que le Christ remontât vers son Père pour nous envoyer le Saint-Esprit.
II. Sans ce souffle purifiant et entraînant, notre âme ne peut que languir. Nous apercevons dans la pénombre la route sublime qui conduit à Dieu; mais comme paralysés, nous n’avons ni la force ni la volonté de la parcourir. Stériles nous-mêmes, stériles aussi les paroles par lesquelles nous prétendons entraîner autrui.
Oh! que nous avons besoin de posséder l’âme de notre âme, la vie de notre vie, le Saint-Esprit !
COLLOQUE
Par Jésus souffrant, demandons au Père de nous envoyer le Saint-Esprit. Aidés de Marie, supplions instamment ce Saint-Esprit de venir avec ses dons dans notre cœur.