II. Développements
LE CŒUR DE JÉSUS EXPIRANT 1er point. Xa grandeur d'âme de Jésus expirant.
I. « Tout est accompli! » La vie mortelle du Sauveur, sa mission, notre Rédemption. Jetons un regard sur l’œuvre du Christ, sur sa carrière, depuis l’incarnation jusqu’au Golgotha. Est-il conception plus grandiose, que le dessein de sauver les hommes? Est-il entreprise plus héroïque, si nous nous rappelons ce qu’elle a coûté? Est-il beauté morale plus admirable, perfection plus sublime
30e JOUR. LA. MORT DE JÉSUS. LA. PLAIE DU CÔTÉ 389
que celle où l'Homme-Dieu atteint par son humanité, lorsque le bon plaisir de son Père Lui suffit comme motif pour tout cela? Oh! quel grand coeur que celui de Jésus expirant!
II. A nous aussi, il appartient d'être magnanimes et forts, non pas par de vaines ambitions terrestres, mais par l’étendue de nos conceptions, la vaillante générosité de nos sacrifices, la pureté de l'amour qui les inspire. En sommes- nous là? Voulons-nous y parvenir, y tendre?
2e point. L’amour de Jésus expirant.
1. 1. En mourant sur la croix, Jésus entend nous donner la preuve la plus éloquente de l'amour qu'il nous porte. Nul n'aime autant que celui qui donne sa vie pour ses amis L
Beaucoup d’hommes vivent sans éprouver jamais des affections vraiment intenses. Parmi les vrais amis, la plupart meurent après avoir aimé. C’est le cas d'un père, d'une mère, dans les suprêmes adieux. Jésus aime en mourant : bien rares sont ceux qui peuvent le dire; il faut pour cela que la vie soit sacrifiée à ceux qu'on aime. Mais privilège unique de la mort de Jésus : cette mort même est, comme telle, le bienfait souverain de son amour. Qui se dévoue pour mourir à la place d’autrui, sauve en l'épargnant cette autre existence; qui meurt dans le combat pour sa patrie, sert celle-ci par le péril qu’il affronte, par la défense qu'il oppose aux attaques ennemies : la mort elle-même est plutôt une perte pour l'ami et pour la patrie. Mais la mort de Jésus est, comme telle, le sacrifice de valeur infinie, l’acte de la plus utile et de la plus parfaite charité.
2. Non content de nous aimer jusqu'à la fin, Notre- Seigneur nous ménage une œuvre posthume de son amour.
(1) Év. S. Jean, 15, 13.
La lance qui ouvre son côté sacré nous montre dans son Cœur notre perpétuel lieu de refuge. L’eau et le sang qui s’en échappent symbolisent le baptême de purification et le sacrement d’amour; l’Eucharistie. Aussi l’importance du mystère est-elle soulignée par l’apôtre que Jésus aimait. S. Jean devient ainsi le premier héraut de la dévotion au Sacré Cœur.
II. Après Jésus; le chrétien peut aussi par sa mort même glorifier Dieu et contribuer au salut du monde. O que la mort devient belle quand elle est ainsi comprise et ofîerte !
3e point. U appel de Jésus expirant.
I. Avant de mourir, Jésus jette un grand cri. La nature y répond en s’ébranlant. Tant de cœurs humains y résistent. Ce cri pourtant convertit les pécheurs, et fait les saints.
II. Comment y ai-je répondu jusqu’à présent? Quelle sera dorénavant ma réponse?
COLLOQUE
Devant le Christ crucifié, en face de son côté entr’ouvert, examinons notre dévotion au Sacré-Cœur. Qu’y manque-t-il encore? Que ferons-nous pour réaliser pleinement les vues de notre Rédempteur?
TRENTE ET UNIÈME JOUR l’apparition a madeleine
Évangile selon S. Jean, ch. 20, $. 11-18. — 11. Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre, pleurant. Or, tout en pleurant, elle se pencha, et regarda dans le sépulcre; — 12. Elle vit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête, l’autre aux pieds, là où avait été mis le corps de Jésus. — 13. Ils lui demandèrent : Femme, pourquoi
31e jour, l’apparition a madeleine 391
pleurez-vous? Elle leur répondit : « Parce qu’ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l’ont mis. * — 14. Lorsqu’elle eut dit cela, elle se retourna en arrière, et vit Jésus debout ; et elle ne savait pas que ce fût Jésus.
— 15. Jésus lui demanda : Femme, pourquoi pleurezvous? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui répondit : Seigneur, si c’est toi qui l’as enlevé, dis-moi où tu Pas mis, et je l’emporterai. — 16. Jésus lui dit : Marie. Elle, se retournant, lui dit : Rabboni (ce qui veut dire maître).
— 17. Jésus lui dit : Ne me touchez pas; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais allez à mes frères, et dites-leur : Je monte vers mon Père et votre Père ; vers mon Dieu et votre Dieu.