‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 229 sur 334 · II. Développements · texte numérisé non relu

II. Développements

1er point. L'incrédulité de S. Thomas.

I. 1. S. Thomas refuse d’ajouter foi au témoignage concordant de ses frères dans l’apostolat : pour croire, il lui faut voir et toucher. Analysons cette attitude de l’apôtre. Que contient-elle au fond? Un secret dépit d’avoir manqué pareille occasion de revoir le bon Maître. Que produitelle? Elle trouble l’harmonie au sein du collège apostolique; elle gâte l’allégre9se commune. Et elle expose Thomas à un grand danger personnel. Que Notre-Seigneur refuse de passer par les conditions de son disciple, et voilà Thomas placé entre l’alternative de se perdre ou de se résigner à une humiliante rétractation.

33e JOUE, l'apparition A SAINT THOMAS

\ 2. Le Cœur de Jésus pourtant permet cette erreur de Thomas pour notre instruction et pour notre bien. Comme récrivait déjà S. Grégoire : le scepticisme de Thomas confirme notre foi.

fe. Ne prenons jamais conseil de notre amour-propre : il est également funeste à notre prochain et à nous-mêmes. Admirons aussi la sagesse divine qui tire le bien du mal.

\ 2* point. La condescendance du Sauveur.

I. Assistons, comme si elle se déroulait sous nos yeux, à la scène délicieusement émouvante que nous ménage la condescendance du Sauveur. Entendons Notre-Seigneur qui offre à Thomas de passer par ses exigences. Voyons la surprise, la confusion de l'apôtre. Avec quel sentiment plonge-t-il les doigts dans la plaie des mains, puis sa main droite dans la plaie du côté ? Il n’en peut plus. Sa gratitude s’exprime dans cette exclamation : Mon Seigneur et mon Dieu!

II. A notre tour, enhardis par l’affabilité du Sauveur, oh! demandons de pouvoir toucher' ces plaies sacrées, pour y puiser la soumission parfaite de la créature, et l’amour de l’enfant adoptif. Supplions Notre-Seigneur de nous donner dans la dévotion à son Cœur l'intelligence de sa charité.

3e point. La leçon de Nôtre- Seigneur.

1. 1. La scène si touchante prend fin par un grand enseignement que Notre-Seigneur nous adresse directement : Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu !

Bienheureux! A ses leçons les plus sévères et les plus difficiles Notre-Seigneur attache la promesse de la vraie félicité, dont II a seul le secret. Qu’hésitons-nous à nous engager résolument dans toute voie où II nous invite, en noue y précédant toujours?

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