Etude de nos moyens de médiation
C’est en nou3 mêmes, c’est dans les autres, qu’il nous faut travailler à faire connaître et aimer le Cœur de Jésus.
a) Vis-à-vis de nous-mêmes. Moyens principaux : la prière faite à cette intention, — la méditation attentive de la vie de Notre Seigneur, — le commerce intime avec Lui pendant la journée, commerce qui suppose le silence, le recueillement, — la visite fréquente du Saint-Sacrement, le chemin de la Croix, la sainte Communion ou la sainte Messe, et, en général, les exercices spirituels.
Notre négligence à les accomplir ne retarde-t-elle pas nos progrès? Sur quel point surtout avons-nous à porter notre attention?
b) Vis-à-vis des autres.
cl) Moyens généraux. La prière. D’après la Sainte on est médiateur « pour demander au Père éternel de faire connaître ce Sacré Cœur, au Saint-Esprit de Le faire aimer, et à la sainte Vierge d’employer son crédit afin qu’il fasse sentir les effets de son pouvoir à tous ceux qui s’y adresseront1. »
L'exemple d’une vie édifiante et d’une ardente dévotion au Sacré Cœur. Il n’est pas besoin d’afficher celle-ci; à votre insu même elle se trahit pour exercer sa bienfaisante contagion.
(3) Moyens spéciaux à notre condition, à notre profession. Avons-nous des enfants à élever, à conduire, des âmes à diriger, des inférieurs à gouverner? Visons à pouvoir dire
(1) Lettre 44. ( Vie et œuvres).
ART. I. L’OFFICE DE MÉDIATEUR, 2e MED.
avec l’Apôtre : « Mes petits enfants, que j’engendre à nouveau, jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous 1 . »
Ne pouvons-nous rien faire pour mettre ou maintenir en honneur la pratique du premier Vendredi du mois?
Sommes-nous dans la période de formation? L’étude, le travail sérieux, l’application constante nous feront acquérir une aptitude générale à faire plus tard le bien pour Jésus -Christ. Supprimons les lectures inutiles, ne perdons aucune partie de notre temps.
c) D’après ces indications, faisons un relevé sérieux de notre action présente, dressons le plan de ce que nous allons faire. Réglons notre tâche de médiation pour ce mois. Arrêtons quelques propos généreux, simples cependant et pratiques.
Mettons-en l’accomplissement sous la protection de la Sainte Vierge, de Sainte Marguerite -Marie et d’un Saint que nous honorons.
Unissons-nous pour cet office au Chœur des Trônes.
Chaque jour, dès le matin, nous nous présenterons avec ces saints protecteurs à Notre-Seigneur, pour renouveler nos propos et Lui demander d’en bénir l’exécution.
COLLOQUE
Faisons un fervent colloque, d’abord avec Notre-Dame, pour qu’elle nous aide auprès de son divin Fils. Si nous le voulons, nous pouvons également invoquer Saint Joseph. Puis nous nous adresserons à Jésus dans sa crèche, nous Lui exprimerons encore toute notre reconnaissance, et nous Le supplierons d’agréer le gage de ces propos.
Ensuite, et nous n’oublierons jamais de le faire à la fin de ces méditations, nous Lui parlerons, avec un abandon filial, de tous nos besoins, de tous nos désirs, de toutes
(1) Ép. aux Gai., 4, 19.
les nobles causes qui nous tiennent au cœur, de toutes les grâces que nous voudrions obtenir.
Terminons cette méditation en nous remettant nousmêmes, avec tout ce que nous avons, aux mains de cet aimable Jésus, nous reposant de toutes choses sur son Cœur et sa médiation. Une prière vocale pour finir.
me MÉDITATION
1er Prélude. Notre-Seigneur en croix.
2e Prélude. Je demanderai la grâce de mieux comprendre les caractères de la médiation de Notre-Seigneur, et d’en être efficacement touché pour modeler ma pauvre médiation sur la sienne.
1er point. Caractères de la médiation de Notre-Seigneur.
1. Sa nécessité , qui me la doit faire priser par-dessus tout. Il me fallait absolument la réconciliation avec Dieu. — Seul Notre-Seigneur me pouvait réconcilier avec Dieu.
2. Le parfait désintéressement de cette médiation. Dieu n’avait nul besoin de moi. L’Humanité sainte de Notre- Seigneur avait déjà, par son union avec le Verbe, droit à toute la gloire, à tout le bonheur qui Lui sont échus.
3. L'immense générosité dans l'exécution. Un soupir, une prière de Jésus Médiateur, suffisaient pour rendre au genre humain la bienveillance divine. Notre-Seigneur y ajoute les exemples et les peines de sa vie laborieuse, les douleurs de sa passion. Contemplons-Le sur la croix, accomplissant son œuvre médiatrice.
2e point. Notre médiation.
1. Elle tire sa nécessité de la bonté de Notre-Seigneur qui veut m’associer à sa mission. — Gratitude.