VIII. l’affiliation a l’apostolat de la prière
L’ Apostolat de la Prière est une ligue de prières en union avec le Cœur de Jésus. Elle provient d’une association formée en 1844 à Vais, au scolasticat de la Compagnie de Jésus. Le Général de la Compagnie est le Directeur général de l’association ; il peut déléguer ses pouvoirs à un mandataire résidant à Toulouse. Outre le Directeur général , il y a des Directeurs diocésains , désignés par les Ordinaires et institués par le Directeur général ou son délégué toulousain, et des Directeurs locaux établis par le Directeur diocésain avec l’approbation de l’Ordinaire.
L’inscription sur le registre de l’association suffit pour la validité de l’admission. Celle-ci se fait par le Directeur local qui distribue les billets aux Associés. Sont même dispensés de l’inscription les fidèles des pays de mission, où l’inscription souffrirait trop de difficultés ; et les membres des communautés religieuses, — très nombreuses, — qui ont admis les associés à la participation de leurs prières et bonnes œuvres. Ces mêmes personnes sont dispensées de la réception du billet d'admission. Un simple oui, répondu à un Directeur local, suffit pour l’admission.
La ligue comptait au mois d’août 1919 plus de soixantequinze mille centres d’association et de vingt-six millions d’associés. L’Œuvre a pour Bulletin principal le Messager
du Sacré- Cœur 1 ; et pour organe secondaire, le petit Messager du Cœur de Marie%.
« Il y a trois degrés dans cet apostolat d’après la diversité des œuvres dont il a la charge et l’exercice : de là trois catégories d’associés.
« Le premier Degré , essentiel et commun à tous les associés, est constitué par ceux qui, chaque jour, offrent à Dieu, dans une certaine formule, toutes leurs prières, actions et souffrances en union avec le très saint Cœur de Jésus, et à toutes les intentions pour lesquelles N'otre-Seigneur intercède sans cesse et s’offre en sacrifice pour nous.
« Le second Degré comprend ceux qui, aux obligations propres du premier Degré, ajoutent d’autres prières à la bienheureuse Vierge Marie, afin d’implorer le secours d’une Mère si puissante, et de s’assurer son concours dans ce pieux apostolat du salut des âmes. Ces associés récitent, une fois chaque jour, un Pater et dix Ave Maria à l’intention approuvée par le Souverain Pontife, que l’on indique au commencement de chaque mois.
« Le troisième Degré renferme ceux qui, remplissant au moins les obligations du premier Degré, s’attachent en outre à écarter les obstacles qui empêcheraient nos prières, adressées à Dieu pour le salut des âmes, de porter leur fruit. A cet effet, ils font la communion réparatrice mensuelle, hebdomadaire ou quotidienne1 2 3, par laquelle ils s’efforcent d’apaiser le Sacré Cœur de Jésus, irrité par les péchés des hommes, et de Le rendre favorable à nos prières. C’est pourquoi tous ceux qui, enrôlés dans ce troisième Degré, pratiquent la susdite communion, selon
(1) Quarante-neuf éditions, en vingt et une langues différentes. Cinq de ces Messagers avaient respectivement 260,000 — 170,000 — 150,000 — 53,000 — 50,000 abonnés.
(2) Les Messagers français s’éditent à Toulouse, 9, rue Montplaisir. S’y adresser pour tous renseignements ultérieurs.
(3) Indulg. plén. Resc. S. Pœnit. 1 jul. 1921.