Les qualités de notre zèle
a) Ne prenons pas le chancre, et ne confondons pas le zèle avec un besoin d’activité et de dépense au dehors.
b) Veillons, pour cela même, à ce que notre zèle soit pur de toute arrière-pensée naturelle.
(1) Év. S. Luc, 19, 14.
Que la naissance, le rang, la richesse de ceux qui sollicitent notre zèle ne soient pour rien dans nos empressements ou notre ardeur.
Qu’il ne se mêle à notre sollicitude aucune recherche de propre consolation. Si nous sommes attentifs à nous examiner, combien aisément nous prendrons-nous en défaut!
c) Que ce zèle soit assidu. Ayons le courage de mettre à le pratiquer toute notre vie.
ci) Que ce zèle soit généreux. Pour Dieu, pour le Sacré Cœur, oublions nos goûts, oublions nos aises, ne marchandons pas les sacrifices.
e) Que ce zèle, sans rien perdre de son élan, doive cependant à sa pureté d’être prudent et docile , pour ne jamais sortir des limites de la discrétion, de l’obéissance et de la mission assignée.
f) S’il est pur, notre zèle ne sera rivé û aucun genre d’actions, ni circonscrit à aucun genre de personnes ou d’œuvres : il sera prêt à tout faire. Il s’entendra à être moderne, dans le vrai sens du mot, pour approprier ses allures aux nécessités nouvelles. Il saura courir après la brebis qu’il ne suffit pas d’attendre, et s’inspirer de la parole de S. Jean : « Nous devons donner la vie pour nos frères1 ».
3. L’obiet de ce zèle , c’est Dieu comme terme suprême, Jésus-Christ comme terme immédiat, son divin Cœur comme objectif spécial durant ce mois.
3e point. La pratique de notre zèle.
1. Que notre zèle ne se borne pas à des rêves de travaux futurs. Rendons-le agissant et actuel.