‹ Pratiques et croyances médicales des Malgaches (volume 2)Chapitre 19 sur 46 · SC RU · texte numérisé non relu

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. dicaments purgatifs pour rejeter au dehors, les débris de l'œuf qui, dit-il, est brisé.

B. — Ou bien on enduit le ventre de graisse et on expose le malade au soleil afin que le ventre et l’hypertrophie se ramollissent. Ê |

©. — Ou bien encore, le matin de très bonne heure, on conduit le patient dans un endroit où il ya des pierres énormes ou des canons, on l’applique contre une de ces pierres ou un de ces canons et la sensation de froid le soulage momentanément; quand la pierre est échauffée, il en prend une autre et ainsi de suite jusqu’à ce qu'il ait embrassé avec son ventre, ou plutôt son hypertrophie, toutes les pierres présentes ou tous les canons; le malade est ramené chez lui, et on lui roule sur le ventre des bouteilles remplies d’eau glacée : tout cela parce que la rate comme tous les corps (dilatation cubique des corps) se contracte par le froid et devient plus petit.

D. — Dans cette maladie, nous savons que le diaphragme est relevé, les poumons comprimés, ete., et que la respiration devient difficile (dyspnée) par le fait même du relèvement et de la grosseur de la rate. Il faut donc l’obliger à descendre dans l’abdomen, et pour cela, on prend le malade par les bras, on le soulève afin que les pieds ne touchent pas la terre et on le secoue en l'air pour que la rate déscende entraînée par son propre poids. Ou bien on couche encore le malade sur le dos, on passe une main sous les reins à la hauteur de la rate, on met l’autre dessus et on opère de manière à ramener la rate vers le bassin et à

dégager ainsi le diaphragme. ”

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