LA ROSE A JULIE
Par la loy d'un nouveau Desliq^ Ma pourpre^ qui jadis ne vivoit qu'un malin. Conserve son esclat dans ta riche Guirlande. Je naquis du beau sang de la mère d'An^our; Mais c'est une grâce plus grande De conserver que de donner le jour.
LA ROSE
Vénus qui voit les Cieui *, ainsi que les Mortelz,
Implorer sa clémence au pied de ses autelz.
Se repent que son sang m'ayt donné la naissance,
Et croit recevoir un affront
Me voyant couronner le front De celle dont le cœur se rit de sa puissance.
LE NARCISSE
Rien n'est esgal à ma douleur;
Bien que je ne sois qu'une fkur,
J'ayme la lilie d'Artenice.
Aux flammes de ses yeux je me laisse esblouyr ; Mais je suis sans espoir, car le sort de Narcissb Est d'aymer les objets dont il ne peut jouir.
(akontvb.)
• p. 4408dainanu6criu
• P. 4108duinaouscrit.
• Ui (?) Diem.
^ P, 4 1 09 du manttf crit.