Dosage du sulfure mercurique
a. Quand on a une solution mercurique qui ne contient pas trace d'acide nitrique , on la rend acide lorsqu'elle ne l'est pas déjà , en y versant quelques gouttes de chloride hydrique , et on l'introduit dans un flacon bouché à l'émeri. On y ajoute une solution saturée , limpide et récemment préparée de sulfide hydrique en excès assez grand , pour que l'odeur du gaz soit bien sensible lorsqu'on secoue le vase. On bouche le flacon et on abandonne au repos.
6. Quand la quantité de mercure contenue dans la liqueur est assez considérable pour que sa précipitation nécessite l'emploi d'une quantité trop forte de solution de sulfide hydrique, on étend un peu la dissolution mercurique et on y fait passer un courant de sulfide hydrique lavé , § 36 , 2 , jusqu'à ce que la liqueur sente fortement ce gaz.
e. Quand la solution contient de l'acide nitrique , on y verse de la potasse en quantité suffisante pour neutraliser la presque totalité de l'acide , dont la réaction doit être cependant encore bien sensible , et on ajoute une solution limpide de cyanure potassique en excès. On précipite le mercure de cette solution en y faisant passer un courant de gaz sulfide hydrique ou en y versant du sulfhydrate ammonique bien incolore.
Dès que le précipité est bien formé , on le met sur un filtre pesé où on le lave rapidement avec de l'eau froide , puis on le dessèche à 400°, et on le pèse.
Toutes les fois que le précipité contient du soufre libre provenant de ce que la liqueur renfermait de l'oxyde ferrique, de l'acide chromique , etc. , on le met avec le filtre dans un petit ballon , où on le chauffe avec du chloride hydrique. On verse goutte à goutte dans ce mélange de l'acide nitrique jusqu'à ce que le soufre qui se dépose prenne la belle teinte jaune clair qui lui est propre. On étend d'eau la solution qu'on filtre et précipite de nouveau d'après c sous forme de sulfure mercurique. Voy. les caractères du précipité au § 58.
Nous avons toujours trouvé cette méthode préférable aux autres; elle fournit des données de la plus haute exactitude lorsqu'elle est bien conduite.
*. Oxyde entvrtque.
a. Dissolution.
La plupart des composés cuivriques se dissolvent dans l'eau. On dissout dans l'acide nitrique le cuivre métallique , l'oxyde cuivrique et ceux de ses sels qui sont insolubles dans l'eau. Pour dissoudre le sulfure cuivrique , il faut le chauffer avec de l'acide nitrique étendu d'eau jusqu'à ce que le soufre qui se sépare ait pris la couleur qui lui est propre. On peut accélérer beaucoup cette décomposition en versant un peu de chloride hydrique dans le mélange.
b. Dosage.
En générai on dose le cuivre à l'état d'oxyde cuivrique , ainsi qu'on l'a dit au § 59. On lui donne cette forme en le précipitant tel quel , ou bien à l'aide d'une calcination , souvent après l'avoir précipité d'abord à l'état de sulfure cuivrique.
Il y a encore une autre méthode pour doser le cuivre ; elle consiste à calculer le poids de ce métal qui se trouve dans une solution , en connaissant la perte éprouvée par une lame de cuivre qu'on laisse dans la solution cuivrique jusqu'à ce qu'elle se soit transformée tout entière en sel cuivreux.
On peut doser le cuivre sous forme
\ . D'Oxyde cuivrique.
a. En le précipitant tel quel.
a. Directement.
Tous les sels cuivriques solubles dans l'eau et ceux qui y étant insolubles abandonnent leur acide en se dissolvant dans l'acide nitrique ; toutes les fois que la solution ne contient pas des substances organiques fixes.
p. Après avoir calciné la combinaison.
Les composés énumérés en g , qui contiennent des substances organiques fixes ; ce sont donc tous les sels cuivriques à acides organiques fixes.
b. Sous forme de sulfure cuivrique.
Tous les composés cuivriques.
c. Par calcination.
Les oxysels à acides volatils , ou se décomposant sans peine à chaud , tels , par exemple, que les carbonate et nitrate cuivrique.