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Dosage de V oxyde bismuthique

a. Précipité à l'état de carbonate bismuthique.

Quand la solution est très-concentrée on l'étend d'abord d'eau; s'il se précipite alors du nitrate bismuthique polyhasique , il ne faut pas s'en inquiéter, parce qu'il n'a pas d'influence sur le dosage. On verse alors dans cette liqueur du carbonate ammonique en excès, et on la chauffe presque jusqu'à l'ébullition pendant quelques instants. On filtre aussitôt , dessèche et calcine au rouge. Cette calcination doit être faite comme celle du carbonate plombique , § 87. Le carbonate bismuthique se change alors en oxyde pur. Les caractères du précipité et du résidu sont décrits au § 60.

Cette méthode dirigée avec soin donne de fort bons résultats. Les nombres qu'on obtient sont en général un peu au-dessous de la réalité , parce que le carbonate bismuthique n'est pas absolument insoluble dans le carbonate ammonique.

Quand on précipite de la manière indiquée plus haut une solu-

tion de sulfate ou de chlorure bismuthique, mais sans chauffer, on s'expose à de graves erreurs ; car dans le premier cas le résidu contient de l'acide sulfurique , et dans le second , du chlore. Lorsque la solution ne contient ni l'un ni l'autre de ces acides, et qu'on jette le précipité sur un filtre sans avoir fortement chauffé la liqueur, on éprouve une perte très-forte due à ce qu'une partie du carbonate bismuthique reste en dissolution sous forme de bicarbonate. Voir l'exp. n° 6*.

b. Par calciûation.

a. On calcine dans un creuset de porcelaine , et jusqu'à ce que leur poids ne diminue plus, les composés bismuthiques analogues au carbonate et au nitrate.

j3. On traite les combinaisons de l'oxyde bismuthique avec les acides organiques , de même que les composés cuivriques correspondants , §90, 4, 6, |3.

c. En le précipitant à l'état de sulfure bismuthique.

Quand la solution est concentrée on l'étend avec de l'eau additionnée d'acide acétique , afin d'empêcher qu'il ne se précipite un sel basique. On traite cette liqueur par une dissolution de sulfîde hydrique , ou un courant de ce gaz, et on recueille sur un filtre le précipité qu'on lave.

On peut encore neutraliser avec de l'ammoniaque l'acide libre , qui se trouve dans la solution ci-dessus, et en précipiter ensuite le bismuth avec du sulfhydrate ammonique en excès.

Quand on est bien sûr qu'il n'y a pas de soufre mélangé avec le sulfure bismuthique précipité , on peut le doser tel quel ; dans le cas contraire il faut le changer en oxyde. Ce dernier cas est le plus fréquent , parce que les dissolutions bismuthiques sont en général fort acides , et qu'elles contiennent un peu d'acide nitrique qui, en décomposant le sulfide hydrique, produit un dépôt de soufre.

Pour transformer en oxyde le sulfure bismuthique , on le lave bien, et le met avec le filtre dans un vase à précipités, où on le

chauffe avec de l'acide nitrique d'une force moyenne , jusqu'à ce qu'il soit totalement décomposé. On étend la solution avec de l'eau additionnée d'acides acétique ou nitrique ; on filtre , lave le filtre avec de l'eau acidulée, comme ci-dessus, et on précipite d'après a, la liqueur filtrée.

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