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Oxyde «tanneux et S. Oxyde stannlque

a. Dissolution.

Quand on dissout dans l'eau des composés d'étain , il faut y ajouter un peu de chîoride hydrique pour obtenir une solution limpide. Presque toutes les combinaisons de ce métal qui sont insolubles dans l'eau se dissolvent dans le chîoride hydrique ou dans l'eau régale. Pour pouvoir dissoudre dans le chîoride hydrique la modification insoluble de l'oxyde stannique et ses composés , il fout auparavant la fondre avec du carbonate sodique.

L'étain métallique se dissout facilement dans Peau régale.

Pour doser ce métal on le transforme toujours directement en oxyde stannique , sans l'avoir dissous auparavant.

b. Dosage.

D'après le § 65 , on dose d'ordinaire l'étain sous forme d'oxyde stannique. On le transforme en oxyde par la calcinatiou , ou en r évaporant à sec avec de l'acide nitrique. On peut aussi le précipiter à l'état de sulfure stannique.

On peut obtenir l'oxyde stannique :

a. Par Calcioaùoo.

Toutes les combinaisons d'étain contenant des acides volatils ; même l'acide sulfurique* lorsqu'elles ne contiennent pas des substances fixes.

§96.] CHAK IV. DOSAGE. 2Î5

b. Par évaporation avec de l'acide nitrique. Tous les composés de l'étaia avec des acides volatils.

c. Précipité sous forme de sulfure stannique.

Toutes les combinaisons de rétain.

Il est indifférent pour tous ces dosages d'avoir l'étaio sous forme de protoxyde ou de deutoxyde. En général , on n'emploie la méthode c que lorsqu'on ne peut pas se servir de a et de b ; ce n'est guère que pour les séparations des métaux qu'on s'en sert. On indiquera au § 4 30 , de quelle manière il faut s'y prendre pour analyser un mélange d'oxydes stanneux et stannique.

Dosage de V oxyde stannique.

a. Par calcination.

On ajoute de l'acide nitrique en excès à la solution qu'on évapore ensuite à sec, et on calcine au rouge le résidu. Quand le sel qu'on analyse ne contient pas de chloride hydrique on peut faire cette opération dans un creuset de platine ; dans le cas contraire il faut se servir d'un creuset de porcelaine. Quand le sel contient de l'acide sulfurique il faut favoriser l'expulsion de cet acide en jetant du carbonate ammonique sur ce sel , comme on le fait pour décomposer le bisulfate potassique , § 42. Les caractères du résidu sont décrits au § 65. Ce dosage ne présente pas de chances d'erreurs.

b. Par évaporation avec de l'acide nitrique*

On introduit dans un ballon la solution à laquelle on ajoute de l'acide nitrique en excès , et on évapore doucement jusqu'à ce que la solution soit fortement concentrée. Quand la liqueur contient du chloride hydrique il faut y ajouter assez d'adde nitrique pour décomposer et en chasser la totalité du premier. On étend d'eau ce qui est resté dans le ballon ; on filtre pour obtenir l'oxyde stannique , qu'on lave , dessèche et calcine dans un creuset de platine , d'après le § 31 . Cette méthode ne présente pas de chances d'erreur.

22'l ANALYSE CHIMIQUE QUANTITATIVE. [§W.

c. Précipité sous Tonne de sulfure stannique.

On précipite la solution d'étain neutre , ou acide avec du sulfide hydrique gazeux , ou en dissolution. Si la solution contient de l'oxyde stanneux, on obtient un précipité de sulfure stanneux brun ; il faut alors exposer pendant une demi-heure , dans un endroit chaud, la solution sursaturée de sulfide hydrique , et la filtrer ensuite. Si la solution contient de l'oxyde stannique, on obtient un précipité jaune de sulfure stannique ; dans ce cas , il faut fermer avec un papier le vase dans lequel on a effectué la précipitation, et l'exposer à une douce chaleur jusqu'à ce que l'odeur du sulfide hydrique ait totalement disparu ; on peut la filtrer alors.

On dessèche le précipité qu'on met dans un creuset de porcelaine, sur le couvercle duquel on brûle le filtre. On chauffe ensuite doucement le creuset au contact de l'air tant qu'il s'en dégage de l'acide sulfureux. Dès qu'il ne se forme plus de ce gaz on chauffe au rouge vif. Pour éloigner du résidu jusqu'aux dernières traces de l'acide suifurique qu'il pourrait retenir, on peut jeter sur lui , dans le creuset , un petit morceau de carbonate ammonique. Si on chauffait d'entrée le sulfure très-fortement, il perdrait du soufre et se transformerait en sulfure stanneux. Comme ce dernier composé fond facilement il ne se transforme que très-lentement en oxyde lorsqu'on le chauffe au contact de l'air. Au reste , on ne commet pas d'erreur en pesant de l'oxyde stannique , qui retient du sulfure stanneux, parce qu'ils ont tous les deux identiquement le même poids atomique. Voir les caractères du résidu au § 65. Les résultats sont exacts.

•. AfMe ar*é»leux et 9. AcMe areénlqoe.

a. Dissolution.

On dissout dans lechloride hydrique, ou dans l'eau régale , les composés des acides arsénieux et arsénique , qui ne se dissolvent pas dans l'eau. Pour pouvoir dissoudre certains arséniates métal-

liques naturels il faut auparavant les fondre avec du carbonate sodique.

On dissout dans l'eau régale l'arsenic et les arséniures métalliques ; quant aux composés arsenicaux qui ne se dissolvent pas dans ce menstrue , on les fond avec de la soude et du salpêtre , pour les transformer en arséniate alcalin soluble et en oxydes métalliques insolubles.

Toutes les combinaisons arsenicales qu'on a dissoutes à chaud dans l'eau régale en excès contiennent de l'acide arsénique seulement.

b. Dosage.

D'après le § 66 on pèse l'arsenic, sous forme ft arséniate plombique , de sulfide arsenieux , et d' arséniate ferrique.

On peut transformer en

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