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II. Séparation du chlore d'avec les métaux

a. Dans les chlorures solubles.

On procède tout à fait comme en I , a. On sépare dans la liqueur

25b ANALYSE CHIMIQUE QUANTITATIVE. [ S i07.

filtrée les métaux à doser, de l'excès du sel argentique ajouté en lui appliquant Tune des méthodes décrites dans le cinquième chapitre.

Il y a certaines combinaisons pour lesquelles on doit se servir de précautions toutes spéciales; de ce nombre sont : le chlorure stannique et les chlorures d'antimoine. Si on traitait ces composés d'après la méthode ordinaire, il 9e précipiterait, pour le premier, avec le chlorure argentique, du stannate argentique, et pour les autres, un sel d'antimoine poly basique. On peut remédier à cet inconvénient, pour les composés de l'antimoine , en versant de l'acide tartrique dans la solution. Il n'en est pas de même pour le chlorure stannique ; aussi fautrj) précipiter d'abord de sa solution le métal par le sulfîde hydrique, § 96, et doser le chloride hydrique dans la liqueur filtrée, § 433. Jl ne faut pas chauffer la liqueur filtrée, parce qu'on en chasserait le chlorifhl hydrique.

b. Dans les chlorures insolubles.

a. Dans ceux qui se dissolvent dans V acide nitrique-

On dissout à froid le composé dans l'acide nitrique, et on traita la solution d'après I, a.

p. Dans ceux qui ne se dissolvent pas dans l'acide nitrique.

aa. En général on analyse les chlorures plombique et argentique en les chauffant dans un courant d'hydrogèpe , § 86 et § 87, * pour les transformer en métal qui reste et chloride hydrique qui s'échappe. On dose alors le chlore par différence. On peut aussi calciner dans, un creuset de porcelaine le chlorure argentique avec 3 parties de carbonate sodico-potassique jusqu'à ce que le mélange entre en fusion , ou soit du moins fortement agglpméré. En traitant par l'eau cette masse , on n'attaque pas l'argent métallique , et on ne dissout que le chlorure alcalin et l'excès de l'alcali employé. C'est dans cette solution qu'on dose le chlore d'après II , a.

6 6. On décompose le chlorure mercureux en le faisant digérer avec de la potasse caustique. On dose le chlore dans la. solution

d'après II, a. Quant à l'oxyde mercureux qui s'est précipité, on le dissout dans l'eau régale , et on le dose suivant le § 89.

c. Les chlorures solubles des métaux des quatrième, cinquième et sixième groupes peuvent tous être décomposés par le sulfide hydrique , ou par le sulfhydrate ammo nique. On dose le chloride hydrique , d'après le § 433 7 dans la liqueur filtrée. Cette méthode n'est que rarement employée.

d. Il y a beaucoup de chlorures , tels que ceux des métaux des premier et second groupes , dont on peut doser le chlore , par différence , en traitant ces sels par l'acide sulfurique ; puis évaporant , calcinant et dosant la base du chlorure à l'état de sulfate. Cette mëMiede ne peut pas être appliquée aux chlorures argentique et jttbmbique qui ne sont que très-difficilement décomposés par l'acide sulftlritjue , non plus qu'aux chlorures mercureux , mercurique et stàntt tque , qui ne sont pas , ou presque pas Attaqués par lui.

SUITE

Dosage du chlore libre.

Quand on a une solution aqueuse de chlore, on y verse de l'ammoniaque en excès; il s'en dégage alors de l'azote, et il reste du chlorure ammonique dans la liqueur, où on l'y dose d'après II, a. La formule de la réaction du chlore sur l'ammoniaque est la suivante : 3CI -f 4NH3=N + 3 (NH4,Cl). Pour doser le chloré gazeux, il faut le faire passer à travers de l'ammoniaque étendue d'eau, et procéder ensuite comme plus haut. L'appareil ci-derrière, fig. 38 , est très-utile pour ces dosages-lâ.

ANALYSE CHIMIQUE QUANTITATIVE. [§ 107. Fig. 38.

Sa disposition est bien facile à saisir. On met en rapport avec l'appareil C , d'où se dégage le chlore , le tube a dont une extrémité entre dans la fiole où se trouve l'ammoniaque, et ne plonge pas dans ce liquide. Le tube b amené dans la fiole B, où il se trouva aussi de l'ammoniaque, le chlore qui n'a pas été absorbé en A. Enfin , s'il échappe à l'ammoniaque do B encore quelque peu de gaz , il est totalement absorbé dans le tube c dont l'entonnoir est fermé par un petit tampon de coton cardé imbibé d'ammoniaque , et dont l'autre bout coupé en bec de flûte plonge à peine dans l'ammoniaque de la fiole. Il est nécessaire de mettre dans le ballon A une quantité d'ammoniaque plus que suffisante pour absorber tout le chlore qui se dégage de C. Quand l'opération est terminée, on verse par le tube en entonnoir d qui était rempli pendant l'expérience avec une solution de chlorure sodique; on y verse , dis-je , une solution de bicarbonate potassique qui chasse de l'appareil tout le chlore qui pourrait encore s'y trouver, parce

§ 108.] CIIAP. IV. DOSAGE. 257

qu'il perd son acide carbonique en se décomposant au moment où il rencontre la liqueur encore très-acide qui se trouve dans le ballon C.

On peut encore doser le chlore d'après les procédés qu'on décrira au § 437 en s'occupant de la chlorométrie. C'est à ce mode de dosage qu'il faut donner la préférence quand il se trouve dans la même liqueur du chlore avec du chloride hydrique.

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