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Le cobalt» le nickel et le zinc d'avec Palumine

On opère cette séparation par le cyanure potassique , et tout à fait de même que celle du cobalt , du nickel et du zinc, d'avec la chaux, la baryte et la strontiane, § 422. 5. Il faut éviter de chauffer le mélange. Comme l'alumine qui se précipite retient de l'alcali , il faut la dissoudre dans le chloride hydrique , et la précipiter de cette dissolution par l'ammoniaque d'après le § 78.

D. D'avec l'oxyde chromique.

a. Tous les oxydes du quatrième groupe d'avec l'oxyde chromique.

On fond le mélange des oxydes avec du nitrate potassique et de la soude, § 449 , B. On fait bouillir le résidu avec de l'eau , à laquelle on ajoute une quantité assez forte d'alcool , et on continue à chauffer le tout pendant quelques heures. On filtre et on dose d'après le § 67 le chrome dans la liqueur filtrée. On dose dans le résidu, et d'après le § 424, les bases du quatrième groupe qui s'v trouvent.

Arrêtons-nous un instant pour examiner la théorie de ce procédé analytique. Par la fusion, on précipite les oxydes de zinc, de cobalt , de nickel , de fer et de manganèse , et il se forme du chromate potassique, qui est accompagné d'un peu de manganato et de ferrate, qui prennent naissance en même temps que lui. Par l'ébullition avec de l'eau , le mélange perd son chromate , qui se dissout avec l'hypermanganate produit par la décomposition du manganate , en cet acide , et en suroxyde manganique insoluble qui reste avec les oxydes. En chauffant doucement cette dissolution avec de l'alcool , tout l'hypermanganate se change en suroxyde insoluble. Si on filtre alors ce mélange , on obtient, dans la liqueur, tout le chrome à l'état de chromate, et sur le filtre tous les oxydes des métaux du quatrième groupe.

Quand on doit analyser du fer chromate , qui est un mélange d'oxyde chromique et d'oxyde ferreux , il faut le réduire en poudre excessivement fine , qu'on soumet ensuite à la lévigation , et faire durer la fusion assez longtemps. Malgré toutes ces précautions , il y a toujours une partie de ce composé qui n'est pas attaquée ; ce dont on s'aperçoit à ce que le résidu de la calcination , qui ne se dissout pas dans l'eau , est insoluble aussi dans le chloride hydrique. On recueille la partie non altérée du minéral, qu'on soustrait de son poids total.

b. Un des oxydes du quatrième groupe d'avec l'oxyde chromique.

1. Le zinc, le manganèse, le cobalt et le fer d'avec l'oxyde chromique.

On verse dans la solution , de l'acide tartrique , puis de la potasse en excès , et on précipite cette dissolution bien limpide avec du sulfure potassique incolore. On sépare d'après le § 124 les sulfures des métaux du quatrième groupe qu'on obtient de cette manière. Pour connaître la quantité de chrome qui se trouve dans la dissolution , on l'évaporé, et on calcine son résidu , qu'on fond ensuite, d'après le § 4 49, B, avec de la soude et du nitrate potassique. On obtient ainsi du chromate potassique , dans lequel on dose le chrome d'après le § 99. Il est impossible de substituer l'ammoniaque à la potasse , dans l'opération indiquée au commencement de ce paragraphe, parce que , contrairement à l'opinion généralement reçue , l'ammoniaque précipite l'oxyde chromique , même en présence de l'acide tartrique. C'est pour la même raison que , pour précipiter les métaux dissous , il faut substituer le sulfure potassique au sulfhydrate ammonique.

Quand la dissolution ne contient que peu de nickel , on peut lui appliquer cette méthode , tandis qu'elle est assez peu avantageuse quand la solution contient beaucoup de nickel , parce qu'il faut employer une quantité énorme d'acide tartrique pour empêcher la précipitation de ce métal par la potasse.

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