‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 188 sur 349 · Le cobalt d'avec le ainct · texte numérisé non relu

Le cobalt d'avec le ainct

a. On opère de même que pour la Béparation du cobalt d'avec le nickel, § 424, 6, a, opérations a a et 6 6. On obtient alors, suivant les quantités relatives de zinc et de cobalt qui se trouvent dans le mélange , et comme dans les trois cas rapportés à 6 , par l'addition du chloride hydrique, d'abord, seulement, du cyanocobaltate linéique dans le cas 4 , sous forme de précipité blanc insoluble ; ou bien aussi , dans le cas 2, du cyanocobaltate potassique dans la dissolution ; ou enfin , dans le cas 3 , une dissolution de cyanocobaltate potassique et de chlorure zibcique.

Quand on fait bouillir, pendant longtemps, le cyanocobaltate linéique avec du chloride hydrique , on obtient une solution limpide, dans laquelle on peut admettre que ce sel existe sans altération aucune.

On verse alors, dans la liqueur, de la potasse caustique en excès , et on fait bouillir jusqu'à ce qu'on obtienne une solution limpide , dans laquelle se trouvent le cobalt à l'état de cyanocobaltate , et le zinc sous celui de sincate. On fait ensuite passer dans cette dissolution un courant de sulfide hydrique, qui en précipite tout le zinc à l'état de sulfure zincique. On dose , d'après le § 424, 6, a, dd, le cobalt dans la liqueur filtrée. Cette séparation si facile à effectuer est totale.

p. En précipitant par le sulfide hydrique l'oxyde zincique dissous dans l'acide acétique en excès, absolument comme on a fait pour séparer le fer d'avec le zinc au § 124 , 8. Il est nécessaire que la dissolution renferme beaucoup d'acide acétique libre et aucun autre acide.

y. M. Befzelius a proposé là méthode suivante pour opérer la s*pnration absolue du cobalt d'âvee le zinc. On précipite là dis-

solution avec de la potasse caustique en «excès , fait bouillir et filtre pour séparer la solution d'oxyde zincique dans la potasse , d'avec l'hydrate cobalteux , qui retient un peu d'oxyde zincique. On lave bien ce précipité , et on dosé , d'après le § 80 , le zinc dans la liqueur filtrée. On dessèche- le précipité qu'on calcine, pèse et mêle ensuite avec du- sucre pur obtenu en le faisant cristalliser dans l'alcool ; puis on introduit ce mélange dans un creuset de porcelaine qu'on chauffe doucement , jusqu'à ce que le sucre soit tout à fait carbonisé. On ferme alors ce creuset avec son couvercle , et on le place dans un creuset de terre plus grand , où on l'entoure de magnésie calcinée. On chauffe le tout , pendant une heure, dans un fourneau à vent, à la chaleur la plus intense qu'on puisse, produire. Les deux métaux se réduisent alors ; le zinc se volatilise en entier , tandis que le cobalt reste dans le résidu avec du charbon. On traite ce résidu par l'acide nitrique, évapore à sec au bain d'eau cette solution de cobalt, et calcine au rouge ce résidu dont il ne reste que de l'oxyde pur, qu'on pèse. La différence qui existe entre le poids de ce résidu et celui du mélange des deux oxydes est égale au poids du zinc entraîné sous forme d'oxyde zincique par l'oxyde cobalteux. Cette méthode est fautive, parce qu'elle nécessite la pesée du cobalt sous forme d'oxyde , § 54 , 6. Pour se mettre à l'abri de cette chance d'erreur, il faut prendre une partie du mélange des deux oxydes précipités par la potasse , et la chauffer au rouge sombre dans un courant d'hydrogène sec. À cette température , l'oxyde cobalteux seul se réduit , tandis que l'oxyde zincique reste intact. On calcine d'autre part une autre portion du mélange des deux oxydes avec du sucre.

C'est pour la môme raison qu'il ne faut pas peser tel quel l'oxyde cobalteux qu'on obtient en dernier lieu , mais bien, d'après le § 83, sous forme de métal. La différence trouvée entre ces deux pesées, reportée à la totalité de la substance , égale le poids de l'oxyde zincique qui s'y trouvait.

9. M. Ullgren précipite la solution par le carbonate sodique , en prenant toutes les précautions indiquées pour le zinc au § 80. Le

30/i ANALYSE CHIMIQUE QUANTITATIVE. [ § 12/*.

précipité est lavé soigneusement avec de l'eau bouillante , desséché, calciné et pesé. On le réduit en poudre fine et on en pèse une partie , qu'on introduit dans la boule d'un tube à boule médiane , où on le chauffe au rouge sombre dans un courant d'hydrogène qu'on fait passer lentement sur lui. Dès qu'il ne se dégage plus d'eau de la masse calcinée, on la laisse refroidir dans le courant d'hydrogène. Le résidu contient du cobalt métallique et de l'oxyde zincique. On fond l'une des extrémités du tube à boule , qu'on remplit d'une solution concentrée de carbonate ammonique ; on le bouche et on l'expose pendant vingt-quatre heures à une douce chaleur de 40° G environ. L'oxyde zincique seul se dissout de cette manière et laisse le cobalt métallique insoluble, qu'on lave encore à plusieurs reprises avec du carbonate ammonique, après quoi on le dessèche et on le pèse.

Pour connaître le poids de l'oxyde zincique, il faut évaporer à sec avec précaution sa solution ammoniacale et les eaux de lavage du cobalt. On calcine le résidu; ce qui reste est de l'oxyde zincique qu'on pèse. '

Page 1