ftlia total éem eea4re
Quand on veut savoir combien une substance végétale contient de cendre, on la dessèche au bain d'eau, ou bien, quand elle renferme des matières volatiles, sous une cloche au-dessus de l'acide sulfurique, § 44 , et sans la chauffer, jusqu'à ce que son poids ne diminue plus.
On règle la quantité de matière à brûler sur celles des parties inorganiques fixes qu'elle contient. Il suffit d'employer 2 ou 3 gr. des substances qui , comme les herbes et les graines , laissent beaucoup de cendres. On prend dix à douze fois autant des bois , parce qu'ils ne contiennent souvent que 0,2 pour 400 de cendres. On introduit les matières à brûler dans un creuset de platine à parois minces, où on les chauffe d'abord doucement dans le creuset fermé , et ensuite plus fortement dans le creuset ouvert , couché sur le côté et devant l'orifice duquel on place son couvercle, §32, fig. 29.
En dosant de cette manière la quantité de cendres qui se trouve dans les plantes, on commetinévitablement une faute qui empêche les divers dosages de donner des résultats identiques. Cette faute dépend du coup de feu qu'on donne aux cendres. Si on les chauffe très-fortement, avant que tout le charbon qu'elles contiennent ait été brûlé , on causttfie une quantité variable de carbonate calcique, on transforme en sulfures une quantité variable de sulfates , etc. De plus, quand on chauffe fortement du carbonate ou du chlorure sodique avec de l'acide silieique , ou bien même avec du charbon seulement , ils se décomposent. On voit par là que c'est du degré de chaleur donnée , ainsi que de la durée de la calcination , et de la présence des carbonates alcalins , que dépend la forme sous laquelle l'acide phosphorique se trouve dans les cendres , la combustion totale du charbon , etc.
Comme la quantité de cendres contenue dans chaque espèce des plantes n'est pas toujours la même , et qu'elle varie sensible-
ment, d'un individu à un autre , on se contente des résultats obtenus par le procédé que nous venons d'indiquer, quoiqu'on ait le moyen d'écarter quelques-unes des chances d'erreur qu'il présente. C'est ainsi , par exemple, qu'on peut obtenir la combustion totale des substances organiques des plantes dont les cendres ne font pas effervescence avec les acides , en les arrosant d'acide nitrique. On atteint le même but avec les cendres qui contiennent des carbonates et des sulfures , en les mêlant avec de l'oxyde mercurique , et chauffant le mélange fortement et pendant longtemps. On transforme aussi de cette manière tout le soufre en acide sulfurique. C'est ainsi encore qu'on peut remplacer l'acide carbonique qui s'est dégagé, en humectant avec une solution de carbonate ammonique les cendres qu'on dessèche et calcine doucement ensuite , et ainsi de suite.
On peut ranger les cendres dans trois classes différentes , suivant qu'elles contiennent certaines de leurs parties constituantes, en plus ou moins grande quantité.
a. Cendres contenant une forte proportion de carbonates alcalins et de carbonates des terres alcalines. Elles proviennent habituellement de l'incinération des bois, des herbes, etc.
6. Cendres contenant une forte proportion de phosphates d'alcalis et de terres alcalines. C'est le cas de la plupart des cendres de graines.
c. Cendres contenant une forte proportion d'acide silicique. Telles sont les cendres des chaumes des graminées , des équisétacées, etc.
On ne doit pas croire qu'il y ait entre ces trois divisions une ligne de démarcation très-nette ; bien loin de là , elles se fondent au contraire insensiblement l'une dans l'autre. Toutefois il est indispensable d'établir cette division parmi les espèces de cendres, parce que leur analyse doit être modifiée, suivant que
482 ANALYSE CQIIUQQB QUANTITATIVE. [§176.
le» cendre* appartiennent d'une manière bien prononcée à. l'une plutôt qu'à l'autre de ces divisions.
a- Analyse qualitative.
Comme on connaît d$& toutes lea substances qu'on trouve habituellement dans le* cendrée des végétaux , il serait inutile de faire pour chacune d'elles une nouvelle analyse qualitative complète.
On n'aura donc à faire que quelque» essais peu nombreux pour s'assurer de la présence ou de l'absence de certaines parties constituantes rares, ainsi que pour savoir dnns quelle section on dpit ranger la cendre qu'on * entre les u$îps, Ypici quels août ces essais :
4 . On cherche d'abord si la cendre se dissout eu entier tarer
qu'on la chauffe avec du chloride hydrique. Quand une cendre foit effervescence lorsqu'on l'arrose avec un acide , on peut être certain qu'elle se dissout en entier dans le chloride hydrique.
En général , il n'y a d'iaaotobtas dans œt acide que les ©endres riobea en aeide silietque, comme ocllea des chaumes des gramn nées et autres de cette nature.
% Quand» après avoir séparé l'aciée ubetque delà solution chktfbydrique (fune oeudra, on y verse un excès d'acétate potassique,, ou , qu'après ravoir neutralisée avec de l'ammoniaqitô, on y verse de l'acide aeétique, il s'en sépare presque tUHJaura un précipité blanc jaunâtre et gélatineux , formé de phosphate ferrique. Dans ce cas , il est nècessmk* <fe savoir «t, outra VaoidepkQsphorique eotUmu dans e$ prètipèté, Hy U encore m* Wfkàn* portion dèâatocûb Am* la «iwir». Feu» décider cette question on filtre pour retenir le phosphate formé, et on verse- dans la hqueqr filtrée d* l'ammoniaque en excès. Si elle n'y produit pas de précipité, eu que eehii qu'aie y ftit nattse, aoèt rouge et soft formé par conséquent d'hydrate d'oxyde ferrique , on est sûr que la oeadre ne oaatieat plus tfaeid» phospàoriqçft Baas le cqs eà Vwamo*
$ 177.J SPÊCUtïïÉS. 683
niaque produit Un précipité blanc qui est formé de phosphate calcique , où de phosphate magnésico-ammonique , C'est une preuve que la cendre contient encore de l'acide phosphorique et que l'oxyde ferrlque qu'elle renfermait n'était pas suffisant pour l'absorber en entier. Les cendrés de cette nature appartiennent à la seconde section.
3. On cherche à déceler ie manganèse en inèfattt une partie de la cendre avec de la soudé , et chauffant le tout sur une feuille de platine à la flamme extérieure du Chalumeau , de la manière indiquée dans l'introduction à l'analysé qualitative.
4. Dans le cas où on peut supposer qu'if se trouve clans une cendre de Piodé , du brome , OU du fluor, on cherche à y déceler ces substances-lâ en se servarit des méthodes indiquées dans l'introduction à l'analysé qualitative.
b. Ànafyse quantitative.
1. CENDRES CONTENANT UN EXCÈS DE CARBONATES d' ALCALIS QU D'ALCALIS, TERREUX, ET DANS LESQUELLES TOUT LACIDE PHOSPHORIQUE EST UNI AVEC L'OXYDE FEERIQUE.
Pouf doser toutes les parties constituantes d'une cendre , on la divise en trois portions , que nous appellerons A , B et C. Dans C on dose l'acide carbonique f Dans Be» dose le chlore, Dans A on dose toutes les autres substances.
h , tbatige ê* l'emMa stiiciqm , du charbon el «tu sablé.
On verse du chloride hydrique concentré sur 4 ou 5 gr. de cendre , placés au fond d'un ballon , dont on a incliné le col , afin que l'acide carbonique qui se dégage , ne puisse pas entraîner * avec lui la moindre trace de la liqueur. Ensuite on chauffe doucement jusqu'à ce que tout soit dissous , sauf la faible trace de
charbon et de sable que contiennent presque toutes espèces de cendres. On introduit cette solution dans une capsule de porcelaine, où on l'évaporé avec soin, et au bain d'eau , à sec. Ensuite on chauffe le résidu de l'évaporation assez fortement, ainsi qu'on le fait toujours lorsqu'il s'agit de séparer la silice , § 406 , II , a. Quand la cendre ne produit pas avec les acides une forte effervescence , on peut l'introduire directement dans la capsule de porcelaine, et y verser sur elle le chloride hydrique, après avoir couvert la capsule avec une plaque de verre.
Dès que le résidu de l'évaporation est froid , on l'humecte avec du chloride hydrique concentré et on les laisse en contact pendant près d'une demi-heure , après quoi on ajoute au tout une quantité suffisante d'eau , avec laquelle on le chauffe jusqu'à ce que la liqueur soit prête à bouillir. On jette la liqueur acide sur un filtre de papier fort , desséché à 400° G , et pesé.
Sur le filtre restent l'acide silicique avec le charbon et le sable , quand il y en a dans la cendre. On lave avec soin les substances qui se trouvent sur le filtre , et on les dessèche ; après quoi on les met dans une capsule de platine , en prenant bien garde de ne point gâter le filtre ; ce qui est très-facile quand il est sec , parce que la poudre qu'il contient n'y adhère pas. On fait bouillir cette poudre pendant une demi-heure avec de la potasse caustique étendue d'eau pure, et surtout exempte d'acide silicique. En opérant de cette manière on dissout tout l'acide silicique sans attaquer le sable , non plus que le charbon , avec lesquels il peut être mélangé. On jette cette solution sur le même filtre dont on s'est servi précédemment , on lave bien ce qui reste sur lui , et le dessèche soigneusement , avec son contenu , à 400° C , jusqu'à ce que son poids ne change plus. En soustrayant de ce poids celui du filtre, la différence représente le poids du charbon et du sable.
En sursaturant de chloride hydrique la liqueur filtrée , et la # traitant d'après le § 406 , II , a , on trouve l'acide silicique.
2. Dosage des autres principes des cendres, sauf le chlore et V acide
carbonique.
On réunit avec soin la liqueur et les eaux de lavage-, séparées d'avec l'acide silicique, le charbon et le sable, on les mêle ensemble , et partage en trois , ou mieux quatre parties égales ce mélange , afin que si on iflanque un dosage , on puisse , au moins, le recommencer. La manière la plus facile de partager cette solution , correspondant à un poids connu de cendre , consiste à la mesurer, d'abord tout entière, dans un vase gradué avec soin, à l'aide duquel il est facile d'en mesurer trois ou quatre parties , sinon tout à fait égales , au moins d'un volume connu , avec la plus grande exactitude. Nous désignerons ces diverses portions par les lettres a, 6, et c.
Dans a, on dose le phosphate ferrique, l'oxyde ferrique libre , s'il y en a, les terres alcalines et l'oxyde manganique, s'il y existe.
Dans b , on dose les alcalis.
Dans c, on dose l'acide sulfurique.
a. Dosage du phosphate ferrique, etc., et des terres alcalines.
On verse dans la liqueur de l'ammoniaque en quantité suffisante pour que le précipité qu'elle y faisait naître cesse de s'y redissoudre complètement par l'agitation ; on y ajoute ensuite de l'acétate sodique , et assez d'acide acétique pour que la solution acquière une forte réaction acide. La nature du précipité indique facilement s'il contient encore ou non du phosphate cal ci que. Quand c'est le cas, c'est qu'on n'a pas ajouté assez d'acide acétique.
Le précipité blanc jaunâtre formé , et qui se sépare très-facilement quand on chauffe doucement la liqueur , est du phosphate ferrique , 3P08,2FeaOa,3HO + * Oaq , qu'on recueille sur un filtre , où on le lave avec de l'eau chaude , après quoi on le calcine et le p^se. Après avoir été calciné, le phosphate ferrique, § 67, 4 , c,
est formé de 3PO*2FetOt; e'eet avee eett* composition qu'on l'applique au calcul des analyaaa*
On sursature d'ammoniaque la liqueur filtrée , dans laquelle on dose, d'après le § 447, 6 , a, les oxydes magnésique et calcique.
Si l'addition d'ammoniaque produit dans la liqueur un précipité d'hydrate d'oxyde ferrique , il faut d'abord le recueillir en filtrant la liqueur, et le doser. Dans le cas où elle contient seule, ou avec le for, une quantité appréciable d'oxyde manganique, il faut, avant de passer au dosage des terres alcalines , précipiter d'abord , par le suHhydrate ammonique , la liqueur sursaturée d'ammoniaque et la filtrer. Quand le précipité ne contient que du sulfure manganeux pur , on le traite suivant le § 84 , i , c, et d'après ïe §• 4$*, 4 , lorsqu'il contient du 1er.
b. Doaage det alcali*.
On vene dans la portion b de l'eau de baryte ^ jusqu'à w qu'elle devienne alcaline; puis on la chauffe et on la filtre. On précipite ainsi tout l'acide sulfurkpie, tout l'acide phoaphorique, tout l'oxyde ferrique et tout l'oxyde magnésique. On lave le précipité jusqu'à ce que l'eau qui s'en écoule ne trouble plus le nitrate argentique; puis on précipite l'excès de baryte employée par le carbonate ammonique , additionné d'ammoniaque caustique ; on laisse déposer, filtre et évapore à sec la solution dans une capsule de platine. On calcine au rouge ce résidu quJon pèse ensuite ; il contient les alcalis sous forme de chlorures. On sépare L'oxyde sodique d'avec l'oxyde potassique, suivant le § 445, 4 , a.
On précipite la portion c avec du chlorure barytique, et on dose le précipité d'après le § 400.
Dosage du chlore.
On pèse une seconde portion , c'est-à-dire 4 à t gr. de cendre , qu'on épuise avec de Peau chaude, à laquelle on a ajouté quel-
ques gouttes d'acide nitrique. On précipite cette solution par le nitrate argentique, et on dose le précipité suivant le § 107, 1, a.
Dosage de P acide carbonique.
On traite, d'après le § 405, fl, 6, une troisième portion de cendre d'autant plus grande , qu'elle contient moins d'acide carbonique.
II. CENDRES SOLUBLES DANS 1$ CHLORIDE HYDRIQUE» ET QUI CONTIENNENT DE L'ACIDE PHOSPHORIQUE EN SUS DE CELUI QUI EST UNI AVEC L'OXYDE PEJ0EOQUX.
L'analyse doit être conduite tout à fait de la même manière qu'en I , au § 477 ; son traitement ne diffère que peur les nos suivants :