‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 300 sur 349 · Un baromètre · texte numérisé non relu

Un baromètre

Lorsqu'on a satisfait à toutes ces conditions , on petit commencer l'analyse.

On pèse d'abord le tube à phosphore , dont on coupe les deut bouts fondus, qu'on conserve avec soin. On unit le bout, du côté du coton , avec le flacon aspirateur, et celui du côté dU phosphore, avec le tube à potasse, à l'aide de tubes en caoutchouc. On attache ensuite au tube à potasse le tube à chlorure calcique ; puis on place sous le robinet de l'aspirateur l'éprouvette graduée, ou une bouteille d'une capacité connue. On chauffe doucement le phosphore , on entoure la partie du tube pu se trouve le coton , avec du papier buvard , qu'on hunlecte avec de l'eau , et on ouvre Je robinet de l'aspirateur* de manière à ce que l'huile s'en écoule goutte à goutte. Le phosphore s'allume aussitôt et continue à brûler d'une manière parfaitement uniforme si l'écoulement de l'huile l'est aussi. Il faut laisser écouler très-lentement le premier quart de l'huile contenue dans le flacon , afin d'éviter que l'air qui traverse le tube h'ehtràme avec lui quelque t>ëti d'acide phosphoreux. Quand il s'est écoulé , de 400 à 600 CG d'huile , on peut terminer l'opération. OU fermé le robinet , on note la hauteur du baromètre , ainsi que le degré indiqué par le thermomètre qui plonge dans l'atmosphère de l'aspirateur, et on mesure avec soin là quantité d'huile qui s'en est écoulée. Quand on s'est servi d'une beutetlle d'une capacité connue pour recueillir l'huile, il n'y a pas de mesure à prendre , puisqu'on la remplit jusqu'au trait dont

on connaît exactement la valeur. Enfin , quand le tube à phosphore est refroidi , on le dessèche avec soin , et on le repèse.

Le volume de l'huile qui s'est écoulée de l'aspirateur correspond exactement à celui de l'azote contenu dans la masse d'air analysé. L'augmentation du poids du tube à phosphore représente le poids de l'oxygène qui se trouvait dans la masse de l'air analysé.

Pour pouvoir exprimer en centièmes et en poids le résultat de l'analyse , on calcule combien pèse le volume d'azote trouvé sous la pression atmosphérique et à la température déterminées pendant l'opération.

Quand , en échange , on veut exprimer en centièmes , non pas le poids, mais le volume de l'air analysé , on calcule quel volume représente le poids d'oxygène trouvé sous la pression et à la température observées pendant l'opération.

On trouve indiquée au § 459 la manière dont ces calculs doivent être faits.

Le dosage de l'acide carbonique et de la vapeur d'eau contenue dans l'air se fait d'une façon semblable. Pour cela on fait passera travers un tube coudé plein d'asbeste imbibé d'acide sulfurique; puis à travers un second tube de même forme et rempli à moitié d'hydrate calcique , tandis que l'autre est plein d'asbeste imbibé d'acide sulfurique , un courant d'air, dont on détermine le volume en mesurant l'huile, ou l'eau qui s'écoulent de l'aspirateur. On donne au tube plein de chaux et d'acide .sulfurique la forme qu'indique la fig. 75. La partie ac tournée du côté de l'aspirateur,

Fig. 75.

longue de 33 centimètres, contient de l'asbeste imbibé d'acide sulfurique. Dans le reste du tube on introduit de l'hydrate calcique humecté avec assez d'eau pour former de petits globules séparés les uns des autres par du coton cardé. On place en f un

petit tampon d'asbeste sec , pour éloigner la chaux de l'asbeste imprégné d'acide sulfurique. Ce dernier sert à retenir dans le tube l'eau que le courant d'air pourrait enlever à la chaux.

Il y a si peu d'acide carbonique dans l'air qu'on ne peut regarder son dosage comme exact que lorsqu'on a opéré sur des quantités d'air un peu fortes, et qui doivent être d'au moins 25000 CC. Quand l'aspirateur n'est pas assez grand pour pouvoir contenir en une fois ce volume d'air, on le remplit une seconde fois.

Quand l'expérience est terminée , on calcule la composition de l'air en centièmes , en poids et en volume , en tenant compte , dans l'un et l'autre cas , de la température et de la pression observées durant l'opération. La tension de la vapeur d'eau est si peu de chose, dans ce cas-ci, qu'on peut la négliger sans commettre d'erreur.

Page 1