‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 41 sur 349 · Nitrate potassique. ( Voir Anal, quai · texte numérisé non relu

Nitrate potassique. ( Voir Anal, quai

». Carbonate antmonlque solide.

(Voir sa préparation dans Y Analyse qualitative. )

Il sert à transformer en sulfate neutre le bisulfate potassique.

•. Borax fondu.

On chauffe du borax cristallisé ( voy . sa prép. dans Y Anal, quai .) dans une capsule de platine ou de porcelaine, jusqu'à ce qu'il ne se boursoufle plus; on broie la masse spongieuse ainsi obtenue,

on la réduit en poudre et on la chauffe dans un creuset de platine jusqu'à ce qu'elle soit en pleine fusion. On verse alors ce liquide péteux dans une capsule de porcelaine , où on le fait tomber en le sortant du creuset avec une spatule de platine. On brise la masse vitreuse ainsi obtenue et on la conserve dans des vases de verre bien fermés.

Uwge, -m- Il pert à déplacer au rouge r&oide carbonique , et en général tous les acides volatils à cette température.

Préparation. — On prépare ce gaz au moyen du zinc en grenaille et de l'acide sulfurique étendu d'eau. Pour l'obtenir chimiquement pur, il faut le faire passer au travers d'un long tube de verre plein de coton carc|é imbibé d'une gûlutiQu. de chlorure mercurique; puis, dans une solution de potasse caustique, et enfin dans de l'acide sulfurique concentré. Il est rare qu'on se trouve dans la nécessité d'employer l'hydrogène tout à fait pur, et on peut, dans la plupart des cas , se contenter de le dessécher en le faisant passer au travers d'un tube plein de chlorure calcique , ou dans de l'acide sulfurique.

BwGfnên. — L'hydrogène pur est inodore. Il doit brôler avec une flamme blanche sans éclat, qui refroidie en plaçant, dans son intérieur, un morceau de porcelaine, doit ne pas former sur elle d'enduit, et n'y déposer que de l'eau pure sans réaction acide.

Usage. — L'hydrogène est très-souvent employé à la réduction des oxydes, chlorures, sulfures , etc..

Préparation. — Voy. VÂnal. quai, On purifie ce gaz et le. dessèche, finie faisant passer dans de l'acide sulfurique concentré, ou au travers d'un tube plein de chlorure calcique.

Usage. — On l'emploie essentiellement à préparer (Jes chlorures dans le but de séparer ceux qui sont volatils d'avec ceux qui ne le sont pas. Il est encore utile pour le déplacement et le dosage indirect du brome et de l'iode.

[ $ 60. CHAP. Ut LES EâACTIFS.

Ci ftlàctifi *6ftlt i'iiiALf s« ittUÈittAinft ôfccXfuQbk.

*. Oxyde eulvrlqne.

Préparation. — On met dans une capsule de porcelaine des battitures de cuivre p«f, sur lesquelles en verse de l'acide nitrique pur, de manière à en faire une péte épaisse. Quand l'effervescence est passée * on chauffe doucement la masse au bain de sable sur lequel en la laisse se dessécher complètement. On détache de la capsule le sel basique ainsi obtenu ) et on le met dans un creuset de Hesse , où on le chauffe au rouge faible jusqu'à ce qu'il ne dégage plus de vapeurs rutilantes d'acide nitronitrique , ce dont on s'assure déjà paf Pddorat , et mieux encore en prenant quelque peu de la masse calcinée qu'on chauffe Au rouge dans un tube de verre dont on ferme l'ouverture Avec* le doigt j il est facile d'à*» percevoir^ alors , la moindre trace de ces vapeurs-là $ en regardant dans le tube de haut en bas>

Peur que le sel se décompose également bien, dans toute l'éten** due du creuset s il faut remuer de temps en temps la masse qu'on calcine avec une baguette de verre chauffée^

Quand le produit de la calcination est froid * on le réduit eu une poudre asses fine qu'on conserve dans des vases de verre bien fermés. On fait trèe4rien de laisser dans le ereuset un peu de l'oxyde qu'on expose de nouveau à une chaleur aussi forte que possible. Il faut conserver séparément l'oxyde préparé de cette manière , après l'avoir brisé en petits fragments et non pas réduit en poudre.

Eœnftmtii — - L'oxyde cuivrique doit se présenter sous forme de poudre compacte t lourde et d'un noir bien prononcé; chauffé au rouge, il ne doit dégager ai eau* ni acide nitronitrique, ni acide carbonique provenant des particules charbonneuses qui tombent quelquefois dans le creuset pendant la calcination.

L'oxyde soumis à une violente calcination doit être dur et d'un gris foncé.

Usage. — L'oxyde cuivrique sert à oxyder le carttone et l'hydre-

8fc ANALYSE CHIMIQUE QUANTITATIVE. [ § 40.

gène des substances organiques. En opérant cette métamorphose, l'oxyde passe à l'état de protoxyde ou de métal , suivant qu'il perd la moitié ou la totalité de son oxygène. L'oxyde calciné à une température élevée est très-utile pour la combustion des fluides volatils.

L'oxyde cuivrique dont on s'est servi n'est pas perdu ; on peut le revivifier en le traitant par l'acide nitrique, absolument de même que nous l'avons dit plus haut pour les battitures. Lorsqu'il contient des cendres terreuses ou alcalines, il faut, avant de le traiter par l'acide concentré, le laver avec de l'acide nitrique trèsétendu et froid , puis avec de l'eau distillée.

Préparation. — On mit une dissolution d'acétate ptombique qu'on acidifie avec un peu d'acide acétique et qu'on filtre, si cela est nécessaire; puis, on la décompose avec une dissolution de bichromate potassique qu'on y ajoute en léger excès. On lave le précipité , d'abord par décantation , puis sur un linge fin , jusqu'à ce que l'eau de lavage passe pure. On le dessèche et le met dans un creuset de Hesse , où on le chauffe au rouge vif jusqu'à ce qu'il fonde. On le verse alors sur une dalle ou sur une plaque de fer, on le brise en morceaux et on le broie de manière à le réduire en une poudre excessivement fine qu'on conserve pour l'usage.

Examen. — Le chromate plombique est une poudre lourde, d'un jaune brun sale. Chauffé au rouge , il ne doit pas dégager d'eau non plus que d'acide carbonique, ce qui prouverait qu'il contient des substances organiques.

Usage. — Le chromate plombique sert, comme l'oxyde cuivrique, à brûler les matières organiques. Il passe alors à l'état de chromate biplombique et même à celui d'oxyde chromique. Il se décompose delà même manière en dégageant de l'oxygène, lorsqu'on le chauffe seul au-dessus de son point de fusion. C'est à cause de cette utile propriété qu'il faut substituer le chromate plombique à l'oxyde cuivrique toutes les fois qu'on a à brûler des substances difficilement combustibles.

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