‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 86 sur 349 · Dosage du sulfate barytique · texte numérisé non relu

Dosage du sulfate barytique

a. Par précipitation.

Ou étend , avec suffisante quantité d'eau , la solution aqueuse ou chlorhydrique du composé barytique qu'on veut analyser, et on la chauffe à 100° C. Alors, on y verse de l'acide sulfurique étendu d'eau , tant qu'il y produit un précipité. On remue fortement avec une baguette de verre qu'on lave ensuite en faisant

tomber l'eau de lavage dans celle du vase où se trouve l'analyse. On couvre le vase et l'abandonne au repos jusqu'à ce que le précipité se soit déposé tout entier et que la solution soit parfaitement limpide, ce qui n'arrive souvent qu'au bout de douze heures. On décante avec précaution^ dans un autre vase à précipités, la liqueur claire qui surnage le précipité , en faisant bien attention qu'elle n'en entraîne pas la moindre parcelle avec elle. Quand la liqueur décantée est limpide et parfaitement exempte de particules de sulfate , on peut la jeter. S'il n'en est pas ainsi , ce qui arrive presque toujours , il faut la filtrer. Aussitôt que toutes ces eaux de lavage ont passé, on jette sur ce même filtre le précipité qui se trouve dans le premier vase. Pour l'en sortir, on l'y agite avec quelque peu d'une solution chaude et suffisamment concentrée de chlorure ammoniquc et on jette le tout sur le filtre en question ou sur un autre qu'on a préalablement humecté , dans le cas où on a jeté les eaux dans lesquelles s'est formé le précipité. Dès que le précipité est bien égoutté , on verse dans le vase une nouvelle portion de solution chaude de chlorure ammonique avec laquelle on le nettoie soigneusement en s'aidant d'une petite baguette de verre. On jette ces eaux de lavage sur le filtre, ainsi que toutes celles qu'on emploie ensuite, pour enlever du vase jusqu'aux dernières traces du précipité. Il est clair qu'on ne verse des nouvelles eaux de lavage sur le filtre que lorsque les précédentes s'en sont écoulées.

Quand on ô te le précipité de l'entonnoir, il reste souvent attaché à ses parois quelque peu de sulfate barytique qu'on en détache sans peine avec une barbe de plume, § 26.

En suivant le procédé indiqué , il est toujours facile de séparer un précipité de sulfate barytique de la liqueur dans laquelle il se trouve, même, quand on n'a pour le filtre qu'un papier de qualité très-ordinaire. Les autres procédés de dosage sont défectueux , en ceci qu'ils ne permettent que rarement à la solution de passer claire au travers du filtre.

On lave le précipité, d'abord avec une solution étendue et chaude de chlorure ammonique , puis avec de l'eau chaude , jus-

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qu'à ce que le liquide qui s'écoule du filtre ne trouble plue du tout la solution do chlorure barytique. On peut alors dessécher te précipité qu'on traite de la manière indiquée au § 34 .

b. Par évaporation.

On ajoute à la liqueur un excès d'acide sulfurique et on l'évaporé tout entière, au bain d'eau , dans une capsule de platine pesée d'avance. On chasse l'excès d'acide sulfurique en chauffant le résidu au bain d'huile ou dans un courant d'air chaud, puis on le porte au rouge. Lorsqu'on emploie ce procédé, il faut éviter d'ajouter au mélange un trop grand excès d'acide sulfurique et faire attention qu'il soit absolument pur.

Les propriétés du sulfate barytique ont été indiquées au § 45.

Les deux méthodes que nous venons d'examiner, donnent des résultats fort exacts lorsqu'elles sont conduites avec soin.

i. Ùosage du carbonate barytique.

a. Dans les solution*.

Après avoir suffisamment étendu d'eau la Solution barytlqiie qui ôe trouve dans un vase à précipités , on y verse de l'ammo* n toque, puis dtr carbonate ammoniqtie en excès. On abandonne ce mélange à lui-même, pendant quelques heures, dans Un appartement chaud ; on le filtre , lave le précipité avec de l'eau additionnée d'un peu d'ammoniaque , on le dessèche et le chauffe au rougé, § 31 . Voyez les propriétés du précipité au § 15. Cette méthode de dopage donne une légère perte due à ce que le carbonate barytique n'est ps(s tout à fait insoluble; mais cette perte est si fttibfè, qu'elle est négligeable ; l'essai direct , n* 48, st produit 09,79 au lied de 100. On dose plus facilement et plus rapidement (a baryte sous forme de carbonate que sous celle de sulfate.

b. Dans les sels à acides organiques.

On les chauffe lentement dans un creuset de platine fermé, jusqu'à ce qu'il ne s'en dégage plus de vapeurs. Ont intime alors le creuset dont on place le couvercle comme netis l'avons dit au

§75.] CfiAP. 1T. DOSAGE. 451

§ 32. On chauffe au rouge jusqu'à ce que tout le charbon ait disparu et que le carbonate «oit devenu tout à lait blanc* On laisse refroidir le précipité qu'on humecte alors avec une solution concentrée ê» carbonate «ffimOnique^ qu'on chauffé doucement pour le volatiliser ; on pousse ensuite an rouge faible et Ton pèse. On obtient ainsi des résultats très-satisfaisants. La recherche directe if 49 , donné 99,61 au lieu de 400. La perte de substance qu'on éprouve toujours dans les dosages de cette nature , vient de ce qu'il s'échappe quelques particules du précipité quand on le chauffe au rouge; la perte est d'autant plus grande qu'on a chauffé plus brusquement le précipité au commencement de l'opération.

Quand on néglige d'humecter le précipité avec du carbonate ammoniqnè avant de le peser, on éprouve une grande perte provenant de ce qu'il se forme de la baryte caustique tontes les fois qu'on chauffe an ronge dn carbonate barytique avec du charbon, il se dégage alors de l'oxyde carbonique.

f* fttrontlane.

a* Dissolution.

Tout ce qui a été dit de la baryte au § 74 , est applicable â la sirontiane et à seé combinaisons.

b. Dosage.

On dose la sirontiane sous forme de sulfate ou de carbonate. Voyez § 46.

On peut la transformer en :

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