‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 93 sur 349 · Dosage de carbonate calcique · texte numérisé non relu

Dosage de carbonate calcique

g. Précipité par la carbonate ammonique.

On opère absolument comme avec la baryte, § 74, S, et on a bien soin de ne porter le sel que très-lentement au rouge; on doit le tenir quelques instants à cette température. Voyez les caractères du résidu au § 47. Ce procédé de dosage, employé avec toutes les précautions voulues, donne des résultats parfaits.

Lorsqu'on néglige de laver le précipité avec (Je l'eau chargée d'ammoniaque , et qu'on se sert pour cela d'eau pure , on a des

pertes considérables, ainsi que le prouve l'expérience directe, n° 54, faite de cette manière, puisqu'elle donna 99,17 au lieu de 400

b. Précipité sous forme d'oxalate par l'oxalate ammonique.

a. On a un sel calcique soluble dans Veau.

On verse de l'oxalate ammonique, en excès, dans la solution chaude du sel. On ajoute ensuite de l'ammoniaque jusqu'à ce que la liqueur en ait l'odeur; puis on couvre le vase à précipités avec une plaque de verre, et on abandonne le tout au repos, dans un endroit chaud , jusqu'à ce que le précipité se soit déposé en entier. On le jette alors sur un filtre, tout à fait de même qu'on s'y est pris avec le sulfate bary tique , § 74 , 4 , à ceci près , qu'au lieu de se servir d'une solution de chlorure ammonique, on emploie simplement de l'eau chaude. Dans le cas où des parcelles du précipité restent attachées aux parois du vase avec assez de force pour qu'on ne puisse pas les en détacher mécaniquement, il faut les dissoudre dans quelques gouttes de chloride hydrique très-dilué, précipiter cette solution, dans un petit vase, avec de l'ammoniaque et ajouter ce petit précipité au grand.

Quand on n'opère pas tout à fait de la manière indiquée , Je liquide qui tombe du filtre est trouble.

Aussitôt que le précipité est bien lavé , on le dessèche dans l'entonnoir. On introduit ensuite le précipité dans un creuset de platine ; puis on brûle , sur le couvercle du creuset , le filtre après en avoir détaché, autant que possible, tout le précipité. Cela fait, et pour empêcher les cendres du filtre de tomber sur le précipité , on place le couvercle retourné sur le creuset qu'on chauffe d'abord très-doucement, ensuite un peu plus fort, et on ne s'arrête que lorsque le fond du creuset est parvenu au rouge faible. On le tient à cette température pendant dix ou quinze minutes, on le laisse refroidir et le pèse. Le résidu doit être parfaitement blanc, ou, tout au plus, très-légèrement teinté de gris. Après la pesée, on humecte avec un peu d'eau le contenu du creuset qu'on essaye en appliquant sur lui une bandelette étroite de papier de curcunia

humecté. S'il brunit, ce qui est la preuve qu'on a chauffé trop fortement , on lave le papier avec quelques gouttes d'eau qu'on fait tomber dans le creuset , où on dépose ensuite un morceau de carbonate ammonique pur. On évapore à sec , au bain d'eau si cela est possible ; ensuite , on porte au rouge faible, on pèse et peut considérer comme exactes les données de ce dosage qui sont un peu plus élevées que celles de la première pesée. Il est facile de s'épargner cette seconde évaporation , avec le carbonate ammonique , si on observe bien exactement les règles posées plus haut pour la manière dont le sel doit être chauffé au rouge. Voyez au § 47 les propriétés du précipité et de son résidu. Cette méthode donne des résultats de la plus grande précision , puisque l'expérience directe, n* 55 , a fourni 99,99 au lieu de 400.

Beaucoup de chimistes ne décomposent pas l'oxalate calcique et se contentent de le recueillir sur un filtre pesé d'avance , avec lequel on le pèse ensuite après l'avoir desséché à 400° C. Le précipité qu'on a traité de cette façon n'a point pour formule CaO,C,05, mais bien CaO,CaO,-f-HO ; ce dont il faut tenir compte avec soin, dans le calcul des analyses. Cette méthode est plus difficile et moins précise que la précédente; l'expérience directe , n° 56, a fourni 400,45 au heu de 400.

p. On a un sel calcique insoluble dans Veau. On le dissout dans le chloride hydrique étendu. Quand l'acide du sel est de nature à se dégager pendant ce traitement, comme cela a lieu avec l'acide carbonique , ou bien qu'on puisse le séparer de la chaux au moyen de l'évaporation , ainsi que cela arrive avec l'acide silicique , on traite la solution suivant a, après avoir séparé la totalité de l'acide d'avec la chaux. Quand ce n'est pas le cas, ainsi que cela arrive, par exemple, avec l'acide phosphorique , on sépare la chaux , de la manière suivante , de sa solution acide. On neutralise l'acide libre dans la liqueur, en y versant de l'ammoniaque jusqu'à ce qu'elle commence à y produire un précipité qu'on redissout en ajoutant une goutte de chloride hydrique. Ensuite on verse un excès d'oxalate ammonique, puis de l'acétate potassique; on abandonne au repos, et procède ensuite comme

i 58 ANALYSE CHIMIQUE QUANTITATIVE. [ § 77.

en a, Cette opération a pour but d'unir le chloride hydrique libre, de la liqueur aux bases de l'oxalate ammonique et de l'acétate potassique, dont les acides, mis en liberté par lui, ne dissolvent pas sensiblement l'oxalate calcique, en sorte qu'ils ne peuvent pas troubler les résultats de l'analyse. L'expérience directe, n° 57, fournit 90,78 au Heu de 400.

c. Par calci nation.

La calcination doit être menée de même que celle de la baryte , § 74, 2 , b. Il faut foire bien attention de ne porter qu'au rouge faible le résidu , après l'avoir évaporé à pec avec du carbonate ammonique. Il est bon de répéter deux foi» cette dernière opération , pour être sûr que toute la masse soit parfaitement carbonate. Ce mode de dosage a le même degré d'exactitude avec la chaux qu'avec la baryte,

Page 1