‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 100 sur 308 · Zliic et Cobalt · texte numérisé non relu

Zliic et Cobalt

Procédé de MM. Fresenius et Haidlen. — La solution des deux métaux, contenant un excès d acide chlorhydriquc libre, est mélangée avec du cyanure de potassium en quantité un peu plus forte que celle qui est nécessaire pour redissoudre le précipité des cyanures de zinc et de cobalt qui prend d'abord naissance. On fait bouillir le mélange en ayant soin d'ajouter de temps à autre une ou deux gouttes d'acide chlorhydriquc, sans toutefois rendre la solution acide.

La solution doit ensuite être mélangée avec un excès (1 âcide chlorhydrique et maintenue en ébuUition jusqu'à ce que le cobalticyanure de zinc précipité se soit redissous

i88 - ANALVtiE MINÉKALE.

et que Tacide cyanhydrique soit complètement expulsé. On ajoute alors un excès de potasse caustique et l'on l'ait bouillir de nouveau pour rendre la solution parfaitement limpide. Ce traitement a pour eiïe.t de transformer le cobalt en cobalticyanure de potassium. Uoxyde de zinc est maintenu eu dissolution à la faveur d*un excès d*alcali. Par Hiydrogène sulfuré on précipite, dans cette solution, le 2inc à rétat de sulfure et ou soumet le précipité au traitement décrit plus haut (169, ^2"^). Le cobalt sera dosé dans la liqueur filtrée par le procédé précédemment décrit pour la séparation de ce métal d'avec le nickel (164, 1^).

La séparation est complète et ne présente pas de difficultés.

1 li. aeine, Nickel et ColMilt.

Procédé ëe M. Ullgrkn. — La solution est précipitée par le carbonate de soude avec les précautions indiquées au dosage du zinc (169, i°). Le précipité doit êlre lavé d'une manière très-complète à l'eau bouillante, puis desséché, calciné et pesé. On a ainsi le poids des trois oxydes. Il faut maintenant introduire une portion pesée du résidu de la calcination, réduite en poudre fine, dans un tube à boule médiane, et la chauffer avec ménagement dans un courant d'hydrogène. Jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus d'eau. On laisse refroidir sans interrompre le dégagement d'hydrogène. Le mélange contient alors le nickel et le cobalt à Tétat métallique, mais tout le zinc à l'état d'oxyde.

On ferme le tube par un bout à la lampe, on le remplit avec une solulion concentrée de carbonate d'ammoniaque et on l'abandonne bouché, pendant vingt-quatre heures, à une température de 40 degrés environ. L'oxyde de zinc se

ZINC ET FER. i89

dissout complètement, tandis que le nickel et le cobalt métalliques restent pour résidu. On lave à plusieurs reprises ce résidu avec une solution de carbonate d'ammoniaque, puis on le dessèche et on le pèse. Pour doser le zinc, on évapore avec précaution la liqueur ammoniacale et Ton calcine le résidu.

La séparation du zinc d'avec le nickel et le cobalt s'effectue aussi très-bien par l'hydrogène sulfuré dans une liqueur qui ne contient que de l'acide acétique libre (169, 3°). On peut encore faire usage des procédés d'Ebelmen et de M. Brunner, qui seront décrits à la séparation du manga nèse.

1 73. Zlne et Fer.

Les alliages peuvent être analysés comme il suit. On met la matière à analyser dans une nacelle de porcelaine que Ton introduit dans un tube de porcelaine disposé horizon- Ittement dans un fourneau ; on fait passer un courant d'hydrogène aussi rapide que possible et l'on chauffe au rouge pendant une heure. Le zinc est volatilisé d'une manière complète.

Le zinc et le fer en dissolution peuvent être séparés par les procédés déjà décrits pour la séparation du fer d'avec le nickel et le cobalt, soit par le succinate d'ammoniaque, soit à l'aide du carbonate de baryte (167).

i 74. Séparation du sine d'avec tous le* métaux du troisième groupe.

Cette séparation exige que tous les métaux soient à l'état d'acétates et que la liqueur contienne de Tacide acétique libre. Pour remplir ces conditions, on transforme d'abord

idO ANALYSE MINÉUALE.

les métaux en sulfates et on ajoute à la solution de ces sels un excès d'acétate de baryte, et de Tacide acétique. Il est inutile de séparer par le filtre le précipité de sulfate de baryte; on sature immédiatement par Thydrogène sulfuré, qui ne précipite que le zinc à Tétat de sulfure. Si le précipité est coloré en gris par suite de la précipitation d'une petite quantité de sulfure de fer, il faut légèrement chauffer la liqueur et faire de nouveau passer de Thydrogène sulfuré. Le précipité obtenu est un mélange de sulfure de zinc et de sulfate de baryte. On recueille sur un filtre et on lave sans interruption avec de Teau distillée bouillante, puis on le traite par l'acide chlorhydrique bouillant ; on filtre de nouveau et on dose le zinc daus la liqueur filtrée.

La solution isolée du précipité de sulfure de zinc contient tous les autres métaux. On opère leur séparation après avoir éliminé la baryte par l'acide sulfurique.

MANGANESE

Mu = il fi

DOSAGE

175. On dose le manganèse à l'état d'oxyde rouge, Mn '0*, ou de sulfate, MnO,SO^; on le précipite, suivant les circonstances^ sous la forme de carbonate, d'hydrate, d'oxyde, ou de sulfure.

Les sels de manganèse sont généralement solubles dans l'eau. Les combinaisons insolubles se dissolvent dans 1 acide chlorhydrique.

Tout les oxydes du manganèse, ainsi que les combinai-

MANGANÈSE. 2Ul

sons du protoxyde avec les acides très-volatils ou les acides organiques peuvent facilement être transformés en oxyde intermédiaire pan la calcination. La substance à analyser doit être chauITée modérément dans un creuset de platine couvert; on continue ensuite la calcination en élevant graduellement la température et en favorisant Taccès de Tair jusqu'à ce que le poids du "résidu soit constant.

Le manganèse peut également être dosé à Tétat de sul* fate dans ces composés. On place la substance à analyser dans une capsule de platine^ on Tarrose avec Tacide sulfurique et on chauffe à une très-faible chaleur rouge. Les résultats obtenus sont généralement un peu faibles.

i^ FrédpItatloM pmr le carboaate de ••■de. — Le

carbonate de soude est le meilleur précipitant du manganèse. Le procédé de dosage fondé sur son emploi doit être préféré à tous les autres quand la substance à analyser ne contient pas des matières organiques fixes.

On mélange la solution chaude avec un excès de carbonate de soude et on la maintient encore pendant quelque temps à une température voisine de TébuUition. Quand le précipité s'est bien rassemblé, on le recueille sur un filtre, on le lave et on le dessèche. Il faut ensuite incinérer le filtre et griller le précipité, dans un creuset de platine, à une température aussi élevée que possible et jusqu'à ce que le poids du résidu ne varie plus. Ce résidu rouge brun est lie Foxyde intermédiaire (Mn^O*=MnO,Mn*0^) d'une composition constante; 100 parties de cet oxyde correspondent ii lî,\ib de manganèse et à 93,3 de protoxyde de manganèse. Les résultats sont exacts.

On peut aussi précipiter le manganèse à l'état d'hydrate d'oxyde par la potasse caustique; on opère comme avec le

carbonate de soude. Quand la solution contient de Tacide phosphorique ou de Tacide borique, il faut ajouter un assez grand excès d'alcali et faire bouillir le mélange pendant quelque temps.

Il ne faut pas oublier que la précipitation du manganèse par le carbonate de soude ou par la potasse caustique, n'est jamais complète en présence des sels ammoniacaux. Il est nécessaire, dans ce cas, d'ajouter un excès suflisant de carbonate de soude et de faire bouillir jusqu'à ce que les vapeurs qui se dégagent ne ramènent plus au bleu le papier rouge de tournesol. Les sels ammoniacaux peuvent aussi être éliminés par l'évaporation à siccité.

2° Préelpluitloii par le sninijdnile d'aiiiiiioiiia<|ac.

— Il est nécessaire d'avoir recours à ce mode de précipitation, dans certaines séparations, ou quand la liqueur contient des matières organiques fixes (sucre, etc.). On ajoute un excès de sulfhydrale d'ammoniaque jaune à la solution préalablement mélangée avec du chlorhydrate d'ammoniaque et sursaturée par l'ammoniaque caustique, et oa laisse déposer. Quand la liqueur est bien limpide, on la décante sur un filtre, on y jette ensuite le précipité qui doit être lavé immédiatement et sans interruption avec de l'eau additionnée de quelques gouttes de sulfhydrale d'ammoniaque. Les lavages terminés, on met le précipité encore humide, avec le fillrey dans une capsule de porcelaine, on l'arrose avec de l'acide chlorhydrique concentré et l'on chauffe jusqu'à ce que la solution n'exhale plus l'odeur de l'hydrogène sulfuré. Il faut alors filtrer la solution, épuiser le papier des filtres avec de l'eau bouillante, et précipiter la liqueur filtrée réunie aux eaux de lavage parle carbonate de soude.

Page 1