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Baryte, Strontiane et

On précipite la baryte par l'acide fluosilicique et on détermine le poids du fluosilicate de baryte. (21i, l"*). Dans la liqueur filtrée on précipite ensuite la strontiane el la chaux par l'acide sulfurique (213, 1*», et 216, 1*). Ou pèse le mélange des deux sulfates, puis on lc« décompose par la fusion afVec du carbonate de soude et on détermine les deux bases sous la forme de carbonates. Ces données suffisent pour calculer les proportions relatives de strontiane et de chaux qui existent dans le mélange. (Yoy. Cinquième partie, Calcul des analyses indirectes.) On peut d'ailleurs transformer les carbonates en nitrates et séparer directement la chaux d'avec la strontiane d'après le procédé décrit ci-dessus.

MAGNÉSIUM. 3il

22 t. Â l'exception de quelques silicates, toutes les combinaisons magnésiennes insolubles dans Teau se dissolvent dans Tacide chlorhydrique.

On précipite la magnésie à Tétai de phosphate ammoniaco-magnésien 2MgO,NH*0,PO^+12Aq, et de carbonate, MgO,CO^; on la dose sous les formes de pyrophosphate, 2MgO,PO% de magnésie, MgO, et de sulfate, MgO,S0'.

DOSAGE

222. La magnésie peut être isolée et dosée par la calcinatîon directe dans ses combinaisons avec les oxacides volatils (carbonate, nitrate) ou avec les acides organiques. On met le sel dans un creuset de platine fermé et on le chauffe lentement et graduellement, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de matières volatiles. On ouvre alors le creuset et on chauffe de nouveau en favorisant l'accès de l'air. Quand le résidu est parfaitement blanc, on laisse refroidir et on pèse.

i^ BoMige à l'éiat de sulfate. — Ce mode de dosage est à employer quand [la magnésie ne se trouve en présence d'aucune substance fixe. On ajoute à la solution la quantité d'acide sulfurique étendu que Ton juge nécessaire pour saturer la magnésie ; un grand excès de cet acide doit être évité. On évapore à sec, au bain-marie, dans une capsule

3i2 ANALYSE MINÉRALE.

de platine tarée. II faut ensuite couvrir la capsule, chauffer avec précaution pour chasser l'excès d'acide sulfuriquc, puis calciner modérément le résidu à la flamme de la lampe à alcool, laisser refroidir un instant et peser. Il est bon, comme vérification, de verser une ou deux gouttes d'acide sulfurique sur le résidu et de le calciner de nouveau; si son poids ne varie pas, le dosage peut être considéré comme exact.

2° Bosage A Tétat de pyrophosphate de magnéeie. —

Ce procédé de dosage fondé sur la précipitation de la magnésie sous la forme de phosphate ammoniaco-magnésien, est le plus exact et le plus fréquemment employé. Aucun réactif ne précipite la magnésie aussi bien que le phosphale de soude en présence des sels ammoniacaux. Le précipité (MgO,NH''0,PO'^+12Aq) forme une poudre blanche cristalline; il est insoluble dans l'eau, surtout quand elle contient de l'ammoniaque libre. Les acides, même l'acide acétique, le dissolvent avec facilité. Par la calcination il perd Teau et l'ammoniaque, et se transforme en pyrophosphale de magnésie, 2MgO,PO% sel bien défmi et d'une composition toujours constante.

Pour précipiter la magnésie à l'état de phosphate ammoniaco-magnésien, on mélange d'abord la solution avec du chlorhydrate d'ammoniaque, et on ajoute un excès d'ammoniaque. Si la liqueur se trouble, c'est un indice qu'elle ne contient pas assez de sels ammoniacaux ; il faut, âans ce cas, ajouter du chlorhydrate ' d'ammoniaque en quantité suffisante pour faire disparaître le précipité.

On mélange alors la liqueur limpide avec un excès d'une solution de phosphate de soude, on agite fortement avec une baguette de verre sans toucher les parois du vase, puis on

MAGNESIUM. 343

recouvre le vase à précipités avec une plaque de verre et on laisse déposer pendant vingt-quatre heures à la température ambiante avant de filtrer. On enlAve les dernières portions du précipité qui restent dans le vase, en les reprenant avec une petite quantité du liquide filtré. Après la flltration il faut examiner si la liqueur ne se trouble plus par l'agitation. Quand tout le précipité est recueilli, on laisse égoutter, puis on remplit le filtre avec de Teau froide contenant le 1/5 de son volume d'ammoniaque ; on attend que le liquide ait complètement filtré, et on recommence ce lavage quatre ou cinq fois de la même manière. Il est terminé quand une goutte du liquide filtré, étant évaporée sur une lame de platine, n'y laisse pas un dépôt appréciable.

Le précipité, après parfaite dessiccation (i), doit être enlevé du filtre aussi exactement que possible et calciné dans un creuset de platine couvert, lentement et graduellement d'abord, mais au rouge vif, à la fin. Le filtre doit être incinéré à part. Cette incinération est assez lente; pour la rendre plus facile, on peut découper le filtre en petites bandes que l'on brûle une à une en les pressant avec un fil ou une spatule de platine contre les parois incandescentes du creuset. L'incinération est également très-rapide dans le moufle d'un fourneau de coupellation. On joint au précipité les cendres provenant du filtre, on calcine de nouveau le creuset muni de son couvercle, et après le refroidissement on pèse. Les résultats sont très-exacts quand on n'a négligé aucune des précautions indiquées. Il importe surtout que l'eau destinée à laver le précipité contienne de

fi) A la température de lOOo le phosphate double d'ammoniaque et de magnésie perd 10 équivalents d*eau.

l'ammoniaque et que le lavage ne soit pas prolongé plus qu'il n*est nécessaire. (M. Fresenius.)

3^ PréeipItetloB par !• carbonate de potasse. — Ce

procédé, très-usité anciennement, esta peu près abandonné; les résultats sont moins exacts que par le dosage à Tétat de pyrophosphate, et Topération présente plus de difficultés. Il ne doit être employé que dans le cas où Ton a un motif quelconque pour ne pas introduire d'acide phosphorique dans une solution. Voici comment on opère : on verse dans la solution magnésienne un excès de carbonate de potasse et on fait bouillir longtemps le mélange dans une grande capsule de platine, en ayant soin de le remuer avec une baguette de verre pour empêcher les soubresauts. Quand la liqueur contient des sels ammoniacaux, il faut ajouter assez de carbonate de potasse pour expulser toute l'ammoniaque. L'ébullilion prolongée avec le carbonate de potasse est nécessaire pour empêcher la transformation partielle du précipité en bicarbonate de magnésie qui est soluble. On laisse ensuite déposer le carbonate de magnésie, on décante le liquide sans attendre qu'il soit froid et on Tévapore rapidement à siccité. Le précipité doit être repris par l'eau bouillante, jeté sur un filtre et lavé sans interruption avec de Teau aussi chaude que possible jusqu'à ce qu'une goutte du liquide filtré ne laisse , par Tévaporation sur une lame de platine, qu'une pellicule très-mince. On le soumet alors à la dessiccation, puis on le calcine et on le pèse. La masse saline provenant de l'évaporation du liquide décanté doit être reprise par l'eau bouillante ; ordinairement il se dépose encore un peu de carbonate de magnésie qu'il faut recueillir sur un petit filtre et traiter comme le précipité principal. Après la pesée, il faut reprendre le

résidu de magnésie par Teau et examiner s'il ne se dissout pas du carbonate de potasse, car ce sel a une grande tendance à former, avec le carbonate de magnésie, une combinaison double peu soluble dans l'eau (1). Si la magnésie contient une quantité notable de carbonate de potasse, il est nécessaire de la laver, plusieurs fois à l'eau et de la peser après une nouvelle calcination.

SÉPARATIONS

On précipite la baryte par l'acide sulfurique (211, 1°), et dans la liqueur filtrée la magnésie par le phosphate de soude et l'ammoniaque (222^ â"").

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