‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 171 sur 308 · Adde phiMphori^iae e( Alumine · texte numérisé non relu

Adde phiMphori^iae e( Alumine

Cette séparation présente des difficultés, car le phosphate d'alumine se comporte, à l'égard de la potasse et de plusieurs autres réactifs, absolument comme l'alumine pure. Parmi les divers procédés proposés, nous indiquerons les suivants, qui donnent les meilleurs résultats.

i"* Procédé de Berzeuus. — La substance à analyser, réduite en poudre impalpable, est intimement mélangée, dans un creuset de platine, avec de la silice artificielle et du carbonate de soude. Pour 2 parties d'alumine phosphatée, on prend 1 partie 1/2 de silice, et 6 parties de carbonate de soude. Ce mélange doit êtte calciné au rouge blanc pendant une demi*heure; quand il a été fait dans les proportions indiquées ci-dessus, il s'agglutine et ne fond pas, oiais la décomposition n'en est pas moins complète. Après le refroidissement on traite la matière par l'eau ; on ajoute du carbonate d'ammoniaque en excès et on laisse digérer quelque temps, puis on Gltre et on lave le résidu. Le liquide filtré contient tout Facide phosphorique uni à la soude, et l'encès decaitonate de soude employé; l'alumine, combinée à la silice, forme le résida insoluble.

La carbonate d'ammoniaque a pour effet de précipiter, de la solution, un peu de silice qui s'y trouve à l'état de silicate

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de soude. Toutefois, il est préférable de sursaturer le liquide par l'acide chlorliydrique, de Tévaporer presque à sec, de reprendre ensuite le résidu par Teau, et de séparer, à Taide du filtre, la silice devenue insoluble. La volatilisation d'une partie de Tacide phosphorique n'est pas à craindre, si Tévaporation a été terminée au bain-marie.

On précipite l'acide phosphorique que contient le liquide filtré par un mélange de sulfate de magnésie, de chlorhydrate d'ammoniaque et d'ammoniaque caustique.

Pour isoler l'alumine de la silice, on arrose le résidu lavé avec de l'acide chlorhydrique, et l'on évapore le tout à siccité complète dans une capsule de platine ou de porcelaine. Il faut ensuite humecter uniformément la matière sèche avec un peu d'acide chlorhydrique, après quelque temps ajouter de l'eau, séparer par le filtre la silice insoluble, et finalement précipiter l'alumine dissoute par le carbonate ou le sulfhydrate d'ammoniaque.

Au lieu de calciner le phosphate d'alumine avec de la silice et du carbonate de soude, on peut le dissoudre dans la potasse et ajouter une solution de silicate de potasse (liqueur des cailloux, verre soluble). Le mélange se prend en une masse gélatineuse que l'on fait bouillir avec de l'eau. Par là, tout l'acide phosphorique reste en dissolution, tandis que l'alumine se sépare sous la forme d'un précipité abondant de silicate d'alumine. Ce précipité doit être soumis au traitement qui vient d'être décrit (M. Fuchs).

2^ Procédé de M. Otto. — La séparation est simple et fort complète par ce procédé, qui n'a d'autre inconvénient que (le rendre embarrassante la détermination de l'alumine. On dissout la substance dans l'acide chlorhydrique ou nitrique, et l'on mélange la solution étendue d'eau avec de l'acide

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