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SÉPARATION DE L'ACIDE CARBONIQUE

este invariable. Si l'oxyde est susceptible de fixer l'oxygène de l'air (fer, manganèse, cobalt), on décompose le carbonate dans une nacelle ou dans un tube à boule, en faisant passer un courant d'acide carbonique pendant la calcination. (Voy. fig. 6i2, p. 257, la disposition de l'appareil.)

Lorsque la substance est hydratée et qu'elle ne peut pas être desséchée sans perdre de l'acide carbonique, il faut doser directement l'eau qui se dégage pendant la calcination. À cet effet, on chauffe la substance dans un tube à boule, communiquant avec un tube à ponce sulfurique, destiné à absorber l'eau, et l'on fait passer un courant d'air ou d'acide carbonique desséché, suivant la natiy^ de la base. L'appareil dont on se sert a été décrit précédemment (44, fig. 22). La perle totale éprouvée par la substance donne le poids collectif de l'eau et de l'acide carbonique. L'augmentation de poids du tube à ponce sulfurique indique la quantité d'eau ; celle de l'acide carbonique s'obtient par différence. On pourrait aussi décomposer le carbonate dans un appareil à analyses organiques, et doser directement l'eau et l'acide carbonique.

Tous les carbonates anhydres peuvent être analysés de la manière suivante : On mélange, dans un creuset de platine, 1 partie de la substance exactement pesée, avec environ 4 parties de borax fondu récemment calciné. On détermine le poids du mélange, puis on le chauffe lentement et graduellement au rouge, jusqu'à ce que la matière soit en fusion tranquille. Après le refroidissement, on pèse de nouveau ; la perfe indique l'acide carbonique avec beaucoup d'exactitude (M. Schaffgottsch).

2^ Élindnattoii de Taelde carboolqve par les aeldes

forts, — Le principe de cette détermination consiste à

iôS ANALYSE MINÉRALE. *

mettre le carbonate en présence d'un acide, dans un appareil taré, disposé de nianière que Tacide carbonique ne puisse s'échapper qu'après s'être desséché. Ce but peut être facilement atteint, avec l'appareil décrit plus haut au dosage de l'acide oxalique (p. 447, fig. 72), ou avec celui représenté dans la figure ci-contre, quial'avantage d'être plus léger. On met le carbonate, exactement pesé, dans le petit flacon A (fig. 73), et l'acide destiné à le décomposer dans le

tube B. On emploie de l'acide sulfurique étendu de son volume d'eau, ou de l'acide nitrique faible, s'il devait se former des sulfates insolubles (plomb, baryte, strontiane, chaux). Un tube recourbé , plongeant jusqu'au fond du tube B, met celui-ci en communication avec le flkcon A ; C est un tube rempli de fragments de chlorure de calcium. Après avoir taré avec soiii l'appareil chargé, on aspire légèrement par l'extrémité D, de manière à faire passer un peu d'acide dans le flacon A. Il est facile ensuite de régler l'écoulement de l'acide, par une inclinaison convenable donnée à l'appareil. L'acide carbonique dégagé traverse le tube à chlorure C, où il se dessèche con^plétement. On fait passer peu à peu dans 1^ ballon A tout l'acide que contient le tube B.

Vig. 73.

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