Cyaniires doobies (Ferrocyauures, etc
Les procédés décrits ci-dessus ne permettent pas de décomposer d'une manière complète certains cpnures doubles, tels que les ferro et ferricyanures, les cobalticyànures, etc. On les analyse de la manière suivante :
i"* A la matière, préalablement réduite en poudre, pesée €t desséchée, on ajoute 3 à 4 parties d'un mélange fait avec 2 part, de sulfate et 1 part, de nitrate d'ammoniaque. On mêle intimement le tout dans un mortier de porcelaine et on l'introduit, sans en perdre, dans une cornue tubulée munie d'un récipient. Après avoir enlevé les dernières traces de matière au moyen des sels ammoniacaux, on chaufie avec* ménagement la cornue sur la flamme de la lampe à alcool. La réaction se manifeste bientôt et ne tarde pas à être complète; il se fait du cyanhydrate d'ammoniaque qui s'échappe ea totalité en se décomposant, tandis que les métaux restent à l'état de sulfates. On dissout ce résidu avec de l'aoîde ni-
GYA!iiUa£S DOUBLES. 5t1
triqa€, s'il est nécessaire, et l'on y détermine les métaux par les procédés ordinaires. Comme la matière fuse en se décomposant, une petite portion des métaux peut se trouver entraînée dans le liquide du récipient; il faut évaporer ce liquide à siocité et joindre le résidu à celui de la cornue <M. Bolley).
2** Le ferrocyanure de potassium, 2KCy,FeCy + 3Aq, peut être analysé comme il suit :
On détermine l'eau de cristallisation en chauffant pen* dant longtemps le sel en poudre à une température voisine de 200 degrés. Le dosage direct du cynanogène ne peut se faire que par le procédé d'analyse des substances organiques (432).
Pour déterminer le potassium et le fer, on précipite la solution aqueuse du sel par un excès d'acétate de plomb, on sépare le ferrocyanure de plomb par le filtre et on le lave. Le liquide filtré contient tout le potassium sous forme d*acétate de potasse; on en élimine d*abord le plomb par l'hydrogène sulfuré, puis on l'évaporé à sec et on calcine. Le résidu de carbonate de potasse est repris par l'acide chlorhydrique pour être converti en chlorure, que l'on pèse.
Le précipité de ferrocyanure de plomb est mis en digestion avec du sulfhydrate d'ammoniaque. Par là, il est transformé en sulfure de plomb insoluble et en ferrocyanure d'ammonium qui reste en dissolution. Il faut évaporer à sec la liqueur filtrée, et calciner le résidu au contact de l'air jusqu'à ce qu'il soit entièrement converti au sesqoioxyde de fer pur dont on détermine le poids. La détermination du fer peut également se faire en ajoutant au sel 1 partie de carbonate de soude et 1 partie 1/2 de nitrate
de potasse, et en portant graduellemeat le mélange au rouge dans un creuset de platine. Âpres le refroidissement, on épuise la matière par Teau, on lave le résidu d'oiyde de fer, et comme il contient un peu d'alcali, on le dissout dans Tacidc chlorhydrique, on le précipite de nouveau par Fammoniaque, puis on le lave et on le calcine (M. Wœlher).
b. Séparation d'avec les acides.