Nitrates en ipénéral
Il existe encore d*autrés méthodes à Faide desquelles ' on dose Tacide d'un grand nombre de nitrates; voici les principales.
1* Méthode de M. Pelouze. — Cette méthode de dosage, très-exacte et expéditive, est fondée sur Toxydation des sels de protoxyde de fer par Tacide nitrique. Quand oà chauffe un nitrate avec du protochlorure de fer dissous dans un excès d*acide chlorhydrique, il se dégage du bioxyde d'azote, et le protochlorure se transforme en perchlorure :
6Fea + K0,N05 -f 4C1H = KCi -f 4flO + N0« + SFe^a».
Cette équation montre que 54 parties d acide nitrique (1 équivalent) font passer 168 parties de fer (6 équivalents) de l'état de protochlorure à celui de perchlorure. D après cela, si l'on opère sur des quantités pesées et dans des conditions telles que le nitrate à analyser soit en présence d'un excès de protochlorure de fer, il suflfiray après la réaction, de déterminer la quantité de fer qui se trouve encore à l'état de protochlorure, pour en déduire celle qui a été perchlorurée et, par suite, la quantité d'acide nitrique. Voici la manière d'opérer :
On introduit dans un petit ballon 2 grammes de iil de clavecin exactement pesés et 80 à 100 centimètres cubes d'acide chlorhydrique pur et concentré; on ferme le ballon avec un bouchon muni d'un tube eflfilé, et l'on chauffe doucement. Quand le fer a complètement disparu, on ajoute à
NITRATES. oSÏ
la solution Ik',216 da salpêtre à essayer ou une quantité équivalente de tout autre nitrate; on bouche immédiatement et on porte le liquide à rébuUilion. La liqueur ne tarde pas à-devenir transparente; on la verse alors, ainsi que les eaux de lavage, dans un ballon d'un litre qu'on remplit presque entièrement d'eau, et Ton détermine, avec une liqueur titrée de permanganate de potasse, la quantité de fer au minimum que contient cette solution (165, G^).
L'expérience démontre que 2 grammes de fer sont transformés en percblorure par 1^^216 de nitrate de potasse pur; si dans Tessai d'un produit impur on trouve encore dans la solution une certaine quantité de fer au minimum, (K'ylTB par exemple, on posera la proportion suivante :
29',000 : l8r,216 :: ('2Kr,0l)O — 0,1 7.V) : ^•
Le produit essayé contient donc l^'jllO ou 91,25 pour iOO de nitrate de potasse pur.
Pour que cette méthode donne toute l'exactitude dentelle est susceptible, il est essentiel que Tair atmosphérique ne puisse intervenir pendant la réaction. On y parvient sans peine en substituant au ballon une cornue tubulée, dont on relève le col, et en faisant passer un courant d'hydrogène dans le liquide pendant toute la durée de l'opération (M. Fresenius).
Quand on a ainsi déterminé l'acide nitrique ou le nitrate, il est bon de contrôler le résultat trouvé en dosant la base sur une autre portion de la substance.
S"" Pour analyser les nitrates anhydres à base fixe, on les pulvérise et on les mêle, dans un creuset de platine, avec !2 à 3 parties de borax récemment fondu. On pèse
ôii ANALYSE MINÉRALE.
exactement le tout, puis on chauffe lentement et graduellement la matière jusqu'à ce qu'elle soit en fusion tranquille, on laisse refroidir et Ton pèse. La perte de poids indique exactement la quantité d'acide nitrique (M. Schaffgottsch).
3'' L'acide nitrique de beaucoup de nitrates anhydres peut être déterminé pas différence en calcinant le nitrate et en déterminant le poids de l'oxyde* restant. Dans rappUcalion de ce procédé, il faut se rappeler que les nitrates de manganèse, de cobalt, de protoxyde de fer, etc., laissent le métal à un degré supérieur d'oxydation.
4"" Le meilleur moyen d'analyser les nitrates hydratés consiste à doser, sur une portion de la matière la base, et sur une autre l'acide nitrique à l'état d'azote : il faut pour cela calciner le nitrate dans un tube, faire passer les vapeurs sur du cuivre métallique et recueillir l'azote gazeux d'après le procédé d'analyse organique. (Voy. troisième partie, 43:2.)
Quant à l'eau, on la détermine par différence, ou directement en la condensant dans un tube à ponce sulfurique (44).
ACIDE GHLORIQUE.
aO J = 75,5.
DOSAGE
389. Quand un liquide contient de Tacide chlonque libre, on traite par l'acide sulfureux pour transformer cet acide en acide chlorhydrique qu'on dose à l'état de chlorure d'argent. Dans ce but, on verse dans la liqueur un solution
CHLORATES. 5i5
concentrée d'acide sulfureux, jusqu'à ce qu'elle conserve l'odeur de cet acide, et l'on abandonne le mélange dans un flacon bouché. On y verse ensuite assez de bichromate de potasse pour enlever Todeur de l'acide sulfureux, puis on acidifie par l'acide nitrique et l'on précipite par le nitrate d'ai^ent.Lepoidsdu chlorure d'argent, multiplié pat* 0,5â61, donne celui de l'acide chlorique.
On peut aussi saturer la solution avec de la soude, évaporer à siccité, calciner au rouge et déterminer le chlore que contient le résidu.
SÉPARATION
a. S<»paraUon d'avec les bast's.
390. Plusieurs chlorates (ceux à base d'alcali, de plomb, d'argent), laissant par la calcination un résidu de chlorure, peuvent être analysés de cette manière. Dans la plupart des cas, on détermine l'acide chlorique par différence après avoir dosé la base qu'on précipite de la solution par un réactif approprié.