Principe 4e raaalyeeélénieiitalre. — L'analyse de
toute, substance organique, quel que soit son .état physique, est fondée sur sa combustion complète. Aucune de ces matières ne contient assez d'oxygène pour transformer tout son carbone et son hydrogène en acide carbonique et en eau: l'intervention de cet agent comburant est donc toujours nécessaire. Pour brûler une substance, on la met en contact, à une haute température, soit avec de l'oxygène libre, soit avec de l'oxygène condensé dans des combinaisons qui le cèdent avec facilité, telles que l'oxyde de cuivre ou de chromate de plomb.
Les produits ultimes de cette oxydation (acide carbonique, eau, azote) se recueillent, se pèsent ou se mesurent séparément; ils font connaître les proportions de carbone, d'hydrogène et d'azoté que contient la matière analysée.
On procède donc au dosage des éléments organiques, en suivant le principe qui régit l'analyse minérale, et qui consiste à faire revêtir aux corps la forme sous laquelle ils se trouvent le plus habituellement dans la nature. Ainsi, on dose le carbone à l'état d'acide carbonique, l'hydrogène à l'état d'eau, l'azote à l'état libre ouàl'état d'ammoniaque. On donne à l'azote celle dernière forme, en chauffant la substance avec les alcalis hydratés.
Lorsqu'une substance organique contient encore d'autres métalloïdes ou des métaux, on dose ces éléments par des
procédés semblables à ceux qui sont employés en chimie minérale. Quant à l'oxygène, on est toujours obligé de le doser par différence; en effet, la méthode d'analyse ne comporte pas le dosage direct de cet élément, puisqu'elle le fait intervenir pour brûler la matière. C'est là, sans doute,
odU AlfALYS£ ORGANIQUE.
une lacune regretiable, .quileod àiACOvniuler suc Toxygène toutes les erreurs commises/ mais cet incoBvémeat eslbleo atténué par Textréme précision avec laquelle .on dose les autees corps.
Bien qu'il soit possible, à la rigueur, de suivre à peu près la même marche pour analyser toutes les substances organiques, il est cependant plus commode et plus exact de n'appliquer le procédé général qu'aux corps solides ou liquides et de réserver pour les gaz les méthodes .eudiaoïé- Iriques.
. ANALYSE DES CORPS SOLWES OU LIQUDES.
398. Les combinaisons organiques étant formées par un très-petit nombre d'éléments unis dans les proportions les plus diverses, on ne doit soumettre à l'analyse élémentaire que des substances définies et toujours ramenées à un état comparable. L'opérateur ne doit jamais perdre de vue cette condition fondamentale, sans laquelle une analyse organique est dépourvue de toute valeur. Il doit apporter des soins minutieux dans la préparation de tout produit destiné à l'analyse, en se rappelant que beaucoup de principes immédiats sont difliciles à isoler et retiennent souvent avec opiniâtreté des quantités variables de matières étrangères.
Avant d'analyser une substance, il faut donc s'assurer de sa pureté et constater son identité; on y parvient en étudiant ses propriétés physiques et en la soumettant à quelques essais qualitatifs. Ces opérations préliminaires, très-împorlantes, ne doivent jamais être négligées.