CARACTÈRES PHYSIQUES
de iaçon que son réservoir se trouve au milieu de la partie de la colonne de mercure qui est hors de Tappareil distillatoire.
Si l'on représente par T"" la température qu'indique directement le thermomètre dans le liquide en ébullition, par Z"" la température moyenne et par N"" l'étendue de la partie extérieure de la colonne de mercure, enfin par 8 le coefficient de la dilatation apparente du mercure dans le verre (3 = 0,000154 pour 1°), la quantité à ajouter à T% pour avoir le point d'ébullilion réel, sera :
Comme exemple, supposons qu'on ait trouvé pour point d'ébullition d'un liquide i71",3 = T, avec un thermomètre ayant son & degré au-dessus du zéro au milieu du bouchon; dans ce cas 171°,3 — 25 ou 146°,3 = N; si le thermomètre extérieur indique 43° = î pour la température moyenne de cette portion de la colonne de mercure, 171%3 — 43 ou 128%3 = (T— 0- La correction devient alors :
et l'on a pour le point d'ébullition réel du liquide, sous la pression barométrique observée :
On peut éviter le calcul précédent, au moyen d'une table à double entrée, qui donne directement la correction pour les diverses valeurs de (T — t) et de N (M. H. Kopp).
b. Essais qualitatifs.
403. Quatre éléments, le carbone, l'hydrogène, l'oxygène et Taiote concourent particulièrement à la formation des innombrables composés organiques. Toutes ces substances, sans exception, contiennent du carbone; l'hydrogène n'y fait que rarement défaut; souvent aussi le carbone ol l'hydrogène sont associés à l'oxygène ou à l'azote, ou à ces deux éléments à la fois. Les substances composées de carbone, d'hydrogène et d'oxygène sont de beaucoup les plus nombreuses. Indépendamment de ces quatre éléments organiques, quelques substances naturelles en contiennent encore d'autres, tels que le soufre et le phosphore. Enfin tous les corps simples connus, et surtout le chlore, le brome, l'iode, peuvent faire partie des produits organiques artificiels.
Relativement à la marche de l'analyse, il est indifférent de savoir à l'avance si la substance proposée est oxygénée ou non, puisque l'oxygène, se déterminant toujours par différence, n'influe en rien sur le dosage des autres éléments. L'analyse d'un hydrogène carboné ne diffère pas en effet de celle d'une matière composée de carbone, d'hydrogène et d'oxygène. Mais c'est précisément parce que ce dernier corps ne peut être dosé que par différence, qu'il est essentiel de ne soumettre une substance à l'analyse qu'après en avoir déterminé avec soin la composition qualitative; sans cette précaution on s'exposerait souvent à;de graves erreurs. Il suffit de rappeler qu'on a pendant longtemps attribué à la taurine la formule C*H'NO*®, bien que celte substance contienne 25,6 pour 100 de soufre, qu'ayant