ETA IN. U
et qui convient pour le dosage de Tétain exislani dans une solulioR sous une forme quelconque, au maximum ou au minimum, à Tétat de chlorure ou sous celui d'oxyde, consiste à précipiter le métal par Thydrogène sulfuré et à transformer ensuite par le grillage le sulfure en acide slannique. La solution doit être acide; lorsqu'elle est alcaline et contient un stannate alcalin, on ajoute de Tacidc clilorhydrique en quantité suffisante seulement pour qu'elle rougisse fortement le papier de tournesol, et sans chercher à redissoudre le précipité d'oxyde d'étain. On fait alors passer lentement un courant d* hydrogène sulfuré dans la liqueur, jusqu'à ce qa^elle répande l'odeur de ce gaz. Le bisulfure jaune d'étain (SnS^) qui prend ainsi naissance se dépose avec assez de lenteur. Si la liqueur tient en suspension de l'acide slannique précipité par Facide chlorhydrique, celui-ci se transforme également, peu à peu, en bisulfure d'étain. Lorsque la précipitation est terminée, il faut exposer la liqueur à l'air jusqu'à ce qu'elle ait perdu l'odeur de l'hydrogène sulfuré, car ce gaz retient en dissolution des traces de bisulfure d'étain. Qa recueille ensuite le sulfure jaune sur un filtre, on le lave avec soin, puis on le dessèche incomplètement et on l'introduit encore humide dans un creuset de porcelaine (1). On incline le creuset et on chauffe d'abord trèsmodérément. (Une trop forte chaleur pourrait volatiliser partiellement le sulfure, dont les vapeurs s'enflamment alors au contact de l'air et se convertissent en oxyde.) Le soufre brûle et l'étain se transforme en bioxyde. Le grillage est terminé lorsqu'il ne se dégage plus d'acide sulfureux. Pour
(i) Le sulfure d*étain tout ù taîi sec a riiiconvcuieiil de décrépi (cr Mms^rinfhieDce de la chaleur.
148 ANALYSE MINÉIULE.
chasser les traces d'acide sulfurique qui ont pu prendre naissance, on introduit dans le creuset un fragment de carbonate d* ammoniaque que Ton élimine par une forte calcination au contact de Tair. On incinère ensuite le filtre et on pèse le résidu.
Les solutions stanniques contenant de Tacide chlorhy- (Irique ne doivent jamais être concentrées par Tévaporation, car dans ce cas il se volatilise toujourjs une certaine quantité de chlorure d'étain.
3° L'acide stannique naturel, ou celui qui a subi une (orte calcination, est insoluble dans les acides. On peut Tanalyser en le transformant en slannate de potasse par la fusion avec de Thydrate de potasse dans un creuset d*ai^enl, mais il vaut mieux avoir recours au procédé suivant. L'acide stannique, réduit en poudre impalpable par lévigation, est mélangé dans un creuset de porcelaine avec 3 parties de carbonate de soude sec et 3 parties de soufre. On ferme le creuset avec son couvercle et on chauffe le mélange sur la lampe jusqu'à ce que tout l'excédant du soufre soit volatilisé et que le résidu soit en fusion parfaite. On découvre alors le creuset, et, lorsqu'il est tout à fait refroidi, on le plonge dans un vase contenant de l'eau. Si l'acide stannique est pur, la matière se dissout en totalité; dans Te cas contraire, on filtre la liqueur pour séparer les sulfures insolubles, puis on précipite le sulfure d'étàin par l'acide chlorhydrique étendu.
4"^ Toutes les combinaisons de l'acide stannique avec les alcalis, les stannates proprement dits, peuvent être analysées très-commodément par le procédé suivant, qui repose sur la volatilité du chlorure d'étain. La combinaison étant calcinée et pulvérisée, on en pèse une certaine quantité que