BtoBMrtli et OnlTre
1"* La méthode la plus simple pour séparer ces deux métaux l'un d'avec l'autre consiste à mélanger leur solution nitrique avec un excès de carbonate d'ammoniaque. Tout le carbonate de bismuth reste précipité, tandis que celui de cuivre se redissout complètement à la faveur de l'excès de carbonate d*ammoniaque. On laisse pendant quelque temps la liqueur digérer dans un endroit chaud, puis on recueille le précipité bismuthique sur un filtre et on le lave en ayant soin de l'arroser de temps à autre avec une solution de carbonate d'ammoniaque. Quand la solution primitive ne contient ni acide sulfurique ni acide chlorhydrique, le précipité de carbonate de bismuth peut être immédiatement desséché, calciné et pesé ; si tel n'est pas le cas, il faut le redissoudre dans Tacide nitrique et précipiter de nouveau le bismuth, soit par le carbonate d'ammoniaque, soit par l'hydrogène sulfuré. Pour doser le cuivre, on chauffe la liqueur filtrée pour en éliminer le carbonate d'ammoniaque, puis on ajoute un peu d'ammoniaque caustique et on précipite, à chaud, par la potasse (122, i"").
'i'* La séparation du cuivre d avec le bismuth s'eff'ectue plus rigoureusement au moyen du cyanure de potassium. On opère comme pour la séparation du bismuth d'avec l'argent (130, 2*). Par rébullition prolongée du liquide filtré avec de Tacîde chlorhydrique et addition d'acide nitrique, on détruit le cyanure double dissous et on transforme le cuivre en chlorure. Ce métal est ensuite précipité par la potasse.
Les sulfures de bismuth et de cuivre mélangés peuvent
être séparés très-exactement par une solution de cyanure de potassium. Le sulfure de cuivre se dissout facilement et en totalité, tandis que le sulfure de bismuth reste pour résidu.
3"* Le chlore sec fournit le meilleur mode d'analyse pour les alliages de cuivre et de bismuth (148).