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ÉTAIN, ANTIMOINE, PLOMB, ETC

en excès. On le salure d'hydrogène sulfuré, on ajoute encore un peu de cyanure de potassium pour redissoudre une petite quantité de sulfure de cuivre qui pourrait s'être précipité, et Ton recueille sur un filtre le mélange des sulfures de mercure et de cadmium. Après avoir épuisé ce mélange avec du cyanure de potassium, on achève de le laver à l'eau, puis on le traite par Tacide chlorhydrique bouillant additionné de chlorate de potasse, jusqu'à complète décomposition. On traite la solution ainsi obtenue par l'un des procédés indiqués pour la sépa« ration du mercure d'avec le cadmium (121).

Cuivre. — Le liquide séparé du précipité des sulfures de mercure et de cadmium ne contient plus que le cuivre; pour doser ce métal, on fait bouillir la liqueur avec de l'acide nitrique, et on ajoute de l'acide sulfurique jusqu'à ce que tout l'acide cyanhydrique soit expulsé, puis on précipite le cuivre par la potasse (123, 1 **).

fléparailMi de« màéimux du premier tpfoupe d avec îetà méteux du deuxième i^ronpe.

135. Cette séparation est basée sur la propriété que possèdent les sulfures des métaux du premier groupe, de former avec les sulfures alcalins des combinaisons salines solables dans l'eau, propriété dont ne jouissent pas les sulfures des métaux du deuxième groupe. L'or et le platine excepté, on peut de ce\[^ manière séparer les uns d'avec les autres tous les métaux des deux premiers

21(î ANALYSE MINÉRALE.

groupes. L'opération s'exécute par voie sèche ou par voie humide.

i® Voie humide. — Quand la substance à analyser ne contient que des métaux des deux premiers groupes, on neutralise la solution avec de Tammoniaque et l'on ajoute un excès suffisant de sulfliydrate d'ammoniaque chargé de soufre. On décante la liqueur limpide et l'on fait digérer à une douce chaleur le résidu insoluble avec une nouvelle quantité de sulfhydrate d'ammoniaque. Ce résidu contient à l'état de sulfures tous les métaux de ce deuxième groupe ; on le recueille sur un filtre et on le lave complètement avec de l'eau additionnée de sulfhydrate d'ammoniaque. La séparation des métaux de ce groupe s'effectue par le procédé général qui a été décrit précédemment (134).

La liqueur filtrée réunie aux eaux de lavage renferme l'étain, l'antimoine et l'arsenic à l'état de sulfosels; on la mélange peu à peu avec un excès d'acide chlorhydrique, on laisse déposer et on recueille sur un filtre le précipité des sulfures métalliques mélangés avec du soufre. Ce précipité doit être traité par la méthode décrite pour la séparation de l'étain, de Tantimoinc et de l'arsenic (99).

En présence des métaux du troisième groupe ou des combinaisons des alcalis terreux avec les acides oxalique, phosphorique, etc., on traite la solution acide par l'hydrogène sulfuré. On sépare ainsi à l'état de sulfures tous les métaux des deux premiers groupes. Le précipité doit être immédiatement mis en digestion, pendant longtemps et à une douce chaleur, avec un excès de sulfhydrate d'ammoniaque jaune; on filtre la solution limpide, on traite de nouveau le résidu par le sulfhydrate d'ammoniaque, puis

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