‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 82 sur 308 · Étote et CviTM. (Bronze, métal des cloches, etc · texte numérisé non relu

Étote et CviTM. (Bronze, métal des cloches, etc

1"* On traité l'alliage réduit en limaille par l'acide nitrique fort, on évapore la majeure partie de l'acide en excès et on étend le résidu avec de l'eau chaude. L'acide stanni* que insoluble est recueilli et dosé; dans la liqueurfiltrée on précipite le cuivre par la potasse.

Les bronzes peuvent contenir, outre l'étain et le cuivre, des quantités variables de plomb, de fer et de zinc. Dans ce cas, on précipite d'abord le plomb par l'acide sulfurique, puis le cuivre par l'hydrogène sulfuré. Le liquide, séparé du sulfure de cuivre par le filtre, est chauffé avec un peu de chlorate de potasse, puis mélangé avec de l'ammoniaque en excès; le sesquioxyde de fer est précipité. Le zinc reste en dissolution dans la liqueur ammoniacale, on le précipite par le sulfhy drate d'ammoniaque.

La méthode précédente, généralement employée pour l'analyse des bronzes, ne fournit pas des résultats trèsexacts, car l'acide stannique retient une certaine quantité de cuivre et des autres métaux qui se trouvent dans l'alliage. On effectue une séparation plus rigoureuse par les procédés indiqués ci-dessous (1).

2*^ On dissout l'alliage dans de l'eau régale étendue d'eau,

(i) La méthode de M. Hautefeuille, qui sera décrite plus bas pour l'analyse des alliages de cuivre et de zinc, convient aussi très-bien pour Fanalyse des bronzes.

tu ANALYSE MINÉUALK.

on précipite par le carbonate de soude, on chauffe à Fébullition, et on ajoute un excès d*acide nitrique avec lequel on laisse le tout en digestion. L'acide stannique insoluble reste pour résidu^ on le sépare par le filtre; la liqueur filtrée tient en dissolution le cuivre et les autres métaux.

3*^ L'analyse s'effectue très-rigoureusement par la calcination de l'alliage dans un courant de chlore sec (148). Le chlorure d'étain et une partie du chlorure de fer sont volatilisées et condensées dans l'eau ; les chlorures de cuivre, de plomb et de zinc restent pour résidu.

A"" Un dernier procédé est fondé sur l'insolubilité du sulfocyanure de cuivre, Cu% CyS% et la grande solubilité des sulfocyanures de tous les autres métaux dans une liqueur acide. On dissout l'alliage dans Teau régale et l'on évapore à sec pour éliminer l'acide nitrique. Le résidu est repris par l'acide chlorhydrique; la solution, étendue d'eau, est traitée par l'acide hypophosphoreux ou Tacide sulfureux pour ramener le sel de cuivre au minimum. On ajoute alors une solution étendue de sulfocyanure de potassium qui précipite immédiatement et complètement le cuivre seul. Le précipité de sulfocyanure de cuivre est recueilli sur un filtre taré, lavé avec soin, puis desséché à 100 ou 120 degrés et pesé. Pour vérifier le dosage, on transforme le sulfocyanure en protosulfure de cuivre Cu^S par fusion avec un peu de soufre, à l'abri du contact de l'air, dans un creuset de porcelaine taré. (M. Rivot.)

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