QUATRIÈME CLASSE
Modifie a lions de la sensibiUlé,
Des douleurs vives n'accompagnent guère les diverses altérations de texture de la membrane muqueuse gastro-intestinale. Elle peut être diversement injectée, ramollie, épaissie, profondément ulcérée, sans que les malades accusent de douleur; tout au plus ont-ils quelques coliques quand ils vont à la selle. Cette absence n'existe pas seulement pour l'état chronique; elle a lieu aussi pour l'état aigu. On peut le plus souvent j)ressor impunément le ventre dans
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tous les sens et dans lous les points chez les individus atteints de fièvres graves et dont les intestins contiennent de nombreuses ulcérations. Ce n'est guère que lorsque ces dernières s'étendent en profondeur, vienneni: à avoir pour fond la membrane péritonéale qui tend à se perforer, que de vives douleurs prennent naissance.
Tandis que les altérations les plus graves dans la texture de la membrane muqueuse gastro-intestinale ne produisent que peu ou point de douleur, il est d'autres cas où le tube digeslif devient le siège de douleurs extrêmement vives, sans qu'il y ait altération dans sa texture. C'est ce qui arrive , par exemple , dans la maladie connue sous le nom de colique de plomb. L'on avait dit que dans cette affection on trouvait, après la mort, une remarquable diminution du calibre des intestins ; d'autres avaient affirmé que les symptômes de la colique de plomb étaient le résultat d'invaginations; d'autres enfin ont établi que, chez les individus morU avec cette colique, on trouvait l'intestin rouge , plus ou moins vivement injecté, comme dans toute entérite, et que , par conséquent , la colique de plomb était une entérite. Il est trèspossible qu'on ait rencontré dans l'intestin des personnes mortes avec la colique saturnine, soit une diminution de calibre , soit des invaginations , soit divers degrés de rougeur ; mais toutes ces lésions ne me paraissent être qu'accidentelles. D'une part, elles peuvent exister sans qu'on observe aucun des symptômes de la colique de plomb; d'autre part, on ne les a pas toujours trouvées dans les ouvertures des cadavres d'individus morts avec celte colique. J'ai II. i4
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cite ailleurs (i) avec détail plusieurs cas où je n'aî trouvé dans le tube digestif de ces individus aucune lésion appréciable. M. Louis a cité des observations semblables aux miennes. Dans aucun cas les centres nerveux ne m'ont présenté non plus de lésion appréciable, et cependant de remarquables paralysies
avaient existé,!
Ce ne sont pas seulement les individus soumis aux émanations saturnines qui peuvent présenter les divers symptômes dont l'ensemble constitue la colique de plomb ; ces mêmes symptômes se reproduisent assez souvent, i°. chez des individus qui se sont exposés à de brusqiaes et continuelles variations de tem- ^pérature : telle est la colique de Madrid ; li". sous l'induence de causes qui agissent primitivement sur l'innervation ; 5". sans cause connue. Dans ces deux derniers cas la maladie prend le nom de colique nerveuse.
Dans la dernière campagne d'Espagne on a eu plusieurs fois occasion d'ouvrir des cadavres d'individus morts pendant qu'ils avaient tous les symptômes de la colique de Madrid. M. le docteur Pascal (2) a publié les détails de six autopsies de ce genre ; il en résulte que, dans la colique de Madrid comme dans la colique de plomb , les lésions du tube digestif ne sont ni graves, ni même constantes. Ainsi, dans ces six cas, M. Pascal n'a trouvé que trois fois une rougeur légère de l'intestin. L'encéphale lui a paru constamment dans son état normal ; il a toujours trouvé
(1) Clinujuc Midlcalc.
(2) Mémoire de M. Pascal, insciédanslc Journal de Médecine milllaire.
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la moelle épinière injectée et consistante; une fols il il y a rencontré un ramollissement qui occupait un espace qu'auraient pu remplir deux noisettes. Ce médecin a de plus fixé son attention sur le grand sympathique ; il dit avoir trouvé plusieurs ganglions injectés et un peu changés dans leur consistance. Louons M. Pascal d'avoir entrepris ces utiles recherches, mais attendons, pour en admettre les résultats, que de nouvelles observations viennent les confirmer.
§. II. État do tube digestif dans les fièvres.
L'expression de fièvre a dû être l'une des premières employées dans le langage médical : ce terme , tout métaphorique, ne représentait autre chose , aux yeux des observateurs, que des symptômes. Un individu avait-il la peau plus chaude que de coutume , et son pouls battait-il avec plus de force ou de fréquence , on exprimait cet état en empruntant au langage un mot qui le représentât : ttu^î^iç des Grecs, febris des Latins. Opposer à cette espèce de fièvre qui bridait le corps des médicaraens dits tempérans ou rafraîchissans, telle était toute la thérapeutique.
Cependant on ne pouvait pas en rester là : on s'aperçut bientôt que , souvent pendant le cours d'une fièvre, outre les symptômes généraux qui la caractérisent , apparaissaient divers accidens qui indiquaient l'afFection de quelque orgxine ; on regarda cette affection comme un des effets de la fièvre, qui avait sévi plus fortement sur un organe en particulier, et qui , suivant une expression retenue par le vulgaire , 5Vtait jetée sur cet organe; de là, les ternies de fièvre
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pnciimonique , plourétique , cérébrale, gastrique, rliumatisniale , etc.
Ainsi, dans cette seconde période, la fièvre était encore considérée comme la cause de toutes les lésions d organes qui se montraient en même temps qu'elle ; mais peu-à-peu cette théorie se modifia : beaucoup de lésions, regardées d'abord comme eflet de la fièvre, vinrent à en être considérées comme le point de départ et la cause. Alors, dans une foule de cas , la fièvre ne fut plus regardée que comme un simple symptôme ; les noms des maladies furent modifiés , et aux dénominations de fièvres pneumoniques, pîeurétiques, etc. , on commença à substituer celles de pneumonie , de pleurésie , etc. Dans les nosologies , l'expression de fihvre ne fut plus conservée que pour représenter certains états morbides, caractérisés par de la fréquence dans le pouls , de la chaleur à la peau , et un trouble général des fonctions , sans point de départ manifeste. On admit qu'en pareil cas la fièvre trouvait en elle-même la raison de son existence, et Galien l'appela fièvre essentielle. Cependant les différens états morbides ainsi désignés étaient loin d'être identiques ; il fallut donc admettre plusieurs espèces de fièvres essentielles , auxquelles furent imposés des noms divers, tirés tantôt de leurs causes présumées ( fièvres nerveuse, bilieuse, muqueuse, putride, fièvre de lait, fièvre des camps , des hôpitaux, des prisons, etc. ), tantôt de leurs phénomènes ( fièvres iiiilammatoire , maligne, putride, typhoïde, pétéchiale, pestilentielle, fièvre jaune, fièvreheclique, etc.). 11 suffit de rappeler ces diflérens noms , pour montrer que les dénominations imposées aux fièvres dites es-
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senlielles n'avaient aucune base fixe , et fariaient continuellement avec les théories.
A défaut d'un organe qui pût être considéré comme le point de départ de la fièvre, on en chercha lu cause prochaîne tantôt dans une matière raorbifique dont la fièvre devait amener l'évacuation, tantôt dans une obstruction contre laquelle le cœur réagissait, tantôt dans le spasme des nerfs, tantôt dans une altération spontanée du sang ; tantôt enfin , dans une modification de l'excitabilité générale, soit que celle-ci fût simplement augmentée, soit que, d'abord augmentée, elle baissât ensuite au-dessous de son type normal.
Jusque dans ces derniers temps plusieurs auteurs ont continué à désigner sous le nom de fièvres la plupart des inflammations d'organes ; c'est sous ce nom que ces inflammations sont encore décrites dans le Traité de Médecvie pratique d'il'ddenhvdind. Cependant la Nosograplde philosophique de notre illustre Pinel avait établi une classe bien distincte de ces inflammations, dans laquelle la fièvre n'était plus considérée que comme un de leurs symptômes; ntais Pinel avait conservé le nom de fièvres essentielles pour un certain nombre d'états morbides généraux, ou l'on ne voit autre chose qu'accélération du pouls, chaleur de la peau , trouble général des fonctions. Avec Galien , il regarda cet état morbide comme esseiitielj c'est-à-dire comme susceptible d'exister indépendamment de toute lésion locale. Cependant , chose remarquable 1 en même temps que Pinel accordait une place dans sa Nosologie aux fièvres essentielles, il les localisait dans sa Synonymie : il plaçait
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dans l'appareil circiilaloire la ûèvre inflammatoire des auteurs , en l'appelant fièvre angéïo-tcnique ; il reconnaissait que dans la fièvre bilieuse la membrane muqueuse gastro-inteslinale est spécialement affectée, . puisqu'il désignait celte fièvre sous le nom de fièvre méningo-gastrique ; il attribuait aux follicules intestinaux la cause de la fièvre muqueuse , en la nommant fièvre adéno-méningée ; enfin, Pinel a établi positivement que le siège de la fièvre ataxique est dans le système nerveux. Quant à la fièvre adynamique, ce mot n'était pour Pinel que l'expression d'un symptôme. Dans toute cette classification, Pinel ne fait d'ailleurs jouer aucun lôle aux humeurs, et il s'y montre solidiste exclusif.
La classification faite par Pinel des fièvres essentielles ne pouvait être qu'une œuvre transitoire ; mais ce qu'elle présente de bien remarquable, c'est qu'elle est évidemment le produit de la tendance toujours croissante qu'ont eue les médecins de toutes les époques, depuis Galicn jusqu'à nos jours, -à la localisation des fièvres. Un des problèmes dont la solution les a le plus constamment occupés , est effectivement celui-ci : Un ensemble de symptômes étant donné , en chercher la c;iuse dans la modification d'un solide ou d'un liquide. Dans sa classification , ou mieux dans sa synonymie des fièvres essentielles , Pinel n'avait pas eu tout à créer; ce n'était pas lui qui , le premier, avait fait ressortir le rôle important que joue le tube digestif dans la production de plusieurs de ces fièvres. La plupart des auteurs qui, dans les siècles précédens , s'étaient occupés d'anatomie pathologique, avaient fait ressortir, beaucoup mieux que Pinel, la
part que prend le canal intestinal dans ces fièvres , ils . avaient indiqué les altéralions qu'on y rencontre en pareil cas, beaucoup mieux que ne le fitPinel , et à cet égard il y a à lui reprocher de n'avoir pas suffisamment profité des travaux de ses devanciers. Théophile Bonet n'avait-il pas dit : Anatome connu qui febie malig-iuî extincti sunt^docet ventrlcidum ciim intcstinîs inflammarL Bartholin n'a-t-il pas écrit la |)hrase suivante : In ornnl febre acutâ imminct ventrlciiU Inflcuhmat'io ? Sydenham n'a-t-il pas répété en plusieurs endroits de ses ouvrages , que dans les fièvres continues les intestins s'ulcèrent? Bœderer et \\a2;ier n'ont-i's |>as admirablement décrit, dans leur Histoire de la fièvre muqueuse de Gœttingue , les alléralions d( s i'oliicules, les ulcérations, etc. , que l'on trouvait à l'ouverture de ceux qui succombaient à cette fièvre? Du reste, aucun de ces auteurs n'a établi d'une manière positive que les lésions trouvées par eux dans le lubedigesliffussent la cause des fièvres essentielles ; les uns les regardaient comme un effet ou comme une complication de ces fièvres , les autres leur attribuaient un rôle dans la production d'un cerfain nom])re de symptômes. C'est aussi , en définitive, tout ce qu'a faitPinel ; mais, dans ses écrits, comme dans ceux de ses prédécesseurs, il n'y en a pas moins une tendance constanle à la localisation des lièvres. La science en élait là ; on avait plus ou moins insisté dans la description des fièvres sur certaines lésions d'organes , et en particulier sur celles du tube digestif, loisque M. liroussais vint, sous ce rapport coinuie sous tant d'aulres, changer heureusement li iace de la science. Les idées de ce srand médecin
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5ont aujourd'hui tellement répandues, elles ont été si généralement adoptées, qu'il serait toiit-à-fait inutile de les retracer ici. Juger et discuter ces idées, voilà ce qui va nous occuper.
Chercher dans l'altération d'une ou plusieurs parties du corps le siège et la cause des fièvres dites essentielles; ne considérer ces fièvres que comme le symptôme d'une affection locale plus ou moins manifeslej. s'occuper, dans le traitement , de combattre cette affection, et non la fièvre elle-même, qui n'est qu'un effet , voilà ce qui restera éternellement de la doctrine fondée par M. Broussais , et voilà aussi ce qui a opéré dans la médecine la plus grande et la plus utile des révolutions. Mais ce n'est pas tout : M. Broussais a voulu spécialiser la lésion particulière qui seule , d'après lui, peut donner naissance aux divers symptômes qui caractérisent les fièvres essentielles : toute?,, d'après lui, sont le résultat d'une irritation gastro-intestinale. Ici, sa théorie a failli; et tout en établissant avec lui que toute fièvre peut et doit èire localisée, je pense que cette localisation doit être faite d'une manière beaucoup plus large qu'il ne l'a fait lui-même. A cet égard, les principes suivons me semblent assez bien représenter l'état actuel de nos coanaissances sur le siège et la nature des fièvres.
Il n'est aucune fèvre , dite essentielle , qu'on ne puisse rattacher, comme à sa cause , à l'altération, soit de quelque solide, soit du sang. Ces [lèvres essentielles ne sont donc pas des maladies générales, en ce sens qu'elles ont toujours un point de départ; mais elles peuvent l'être, en cet autre sens qu'ayant quelquefois leur siège dans les centres nerveux ou
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dans le sang , elles doivent constituer une maladie partout présente, comme sont partout présens et le sang et les nerfs.
Envisagées relativement à leur point de départ , les fièvres peuvent être partagées en trois groupes : les unes reconnaissent pour cause une altération primitive des centres nerveux ; les autres, la lésion d'un solide quelconque; les autres, enfin, une modification du sang.
Les fièvres qui appartiennent au premier g4X)upe se révèlent à nous par cet ensemble de symptômes dont M. Pinel a fait la fièvre adynamique et surtout la fièvre ataxique ; la première de ces fièvres se montre toutefois plus communément lorsque le désordre des centres nerveux n'est que la suite de l'affection du tube digestif ou de tout autre organe. Après ces fièvres, dont les symptômes ont révélé le siège pendant la vie, la nécropsie ne découvre parfois aucune altération appréciable dans les centres nerveux pas plus que dans les autres organes. A mon avis cette absence d'altération importe peu pour la détermination du siège de la maladie; ce siège a été trop clairement annoncé par le désordre des fonctions. Ferezvous de Tépilepsie ou du tétanos une maladie générale , parce que sur les cadavres d'individus morts de l'une ou de l'autre de ces maladies vous ne trouverez aucune lésion?
Les fièvres du second groupe reconnaissent comme cause l'altération primitive d'un solide modifié , )*. dans la quantité du sang qu'il reçoit; 2°. dans sa texture; 5". seulement dans ses fonctions. Ce solide est très-souvent le tube digcslif; mais il peut être
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aussi la peau , le poumon , le foie, les reins , le cœur, les vaisseaux, l'utérus, l'oreille, la prostate , etc. J'ai cité ces différentes parties, parce que pour chacune d'elles je possède des faits qui démontrent que l'altération isolée de l'une d'elles, sans lésion concomitante du tube digestif, est capable de donner lieu aux symptômes qui constituent les différentes fièvres essentielles. Lalanguc même était tantôt rouge , tantôt couverte d'un enduit épais, tantôt sèche et noire, et cependant l'ouverture des cadavres ne démontrait aucune lésion ni dans l'estomac ni dans les intestins.
Dans ces divers cas, il s'en faut que l'on puisse toujours établir un rapport constant entre l'intensité de la lésion et la nature des symptômes qui constituent la fièvre. Ces symptômes dépendent beaucoup moins de la gravité même de la lésion qui en est le point de départ, que des conditions d'innervation et d'hématose dans lesquelles cette lésion trouve l'individu chez lequel elle survient. En raison de ces conditions, la lésion la plus légère peut devenir l'occasion d'une fièvre ataxique ou adynamique des plus graves; une lésion beaucoup plus intense peut ne produire que des accidens légers.
La fièvre adynamique , qui naît si souvent à l'occasion de ces lésions diverses, est un terme complexe qui embrasse j:)lusieurs états morbides fort différeiis sous le rapport de leur nature et du trailement (ju'il convient de leur opposer. Souvent la fièvre adynamique n'est autre chose que le résultat d'une opj)ression considérable des forces , produite par une lésion locale. Mais souvent aussi, à Toccasion de celle lésion , les centres nerveux ont à peine réagi , qu'ils
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tombent dans un collapsus réel, et dans ce cas l'adynamie est véritable ; cette influence nerveuse , par laquelle vit tout organe , a réellement perdu de son énergie ; partout la vie est moins active, la résistance au retour de Tôtre organisé sous l'empire des lois physiques est moins grande ; il y a dans ce cas adynamie véritable dont le point de départ a été cependant une augmentation de vitalité en un point du corps. En pareil cas, il peut arriver qu'aux signes de prostration soient unis des signes d'excitation cérébrale; mais celle-ci n'est que factice, comme ailleurs est factice l'adynamie. Gardons -nous alors de prendre constamment pour des signes d'accroissement de la vie cérébrale les soubresauts de tendons , les convul- .^ions, le délire. Ces phénomènes l'indiquent si peu d'une manière nécessaire, qu'ils surviennent à la suite d'abondantes hémorrhatries.
Enfin un troisième groupe de fièvres paraît plus particulièrement se rattacher aux altérations du sang. Je ne puis à cet égard que renvoyer à ce que j'ai déjà dit dans le premier volume ^ lorsque j'ai traité des maladies qu'un sang altéré est suifceptible de produire. Qu'il me suffise de rappeler ici que la fièvre dite inflammatoire ne semble souvent reconnaître d'autre point de départ qu'un sang trop riche en fibrine ; de même un sang appauvri (soit accidentellement, soit naturellement) se lie souvent, soit aux fièvres muqueuses , soit aux fièvres caractérisées par un subit afTaissement des forces ; un sang non suffisamment dépuré est la cause certaine de la fièvre dite iirlneme , et la cause probable de certaines fièvres bilieuses; enfin dans le sang qui a reçu des subs-
tances délétères (miasmes animaux ou végétaux) est le point de départ , le siège primitif des typhus proprement dits.
§. III. Etat du tube digestif dans les maladies des-