MOIN'TEELLIER, MÊME MAISON
BRUXELLES, au Dcpùt de Librairie médicale française,
MONSIEUR LERMIiXIER.
Témoignage de ma vive reconnaissance.
yCnaraC.
in 2010 with funding from
University of Ottawa
Iittp://www.arcliive.org/details/prcisdanatomi01andr
AVAIVT-PROPOS.
A aucune autre époque l'anatomie pathologique n'a été aussi généralement étudiée ; c'est elle qui a en quelque sorte inspiré la pensée des grands travaux entrepris depuis trente ans ; aussi est- ce elle qui en a presque exclusivement recueilli le fruit. L'anatomie pathologique préoccupe les esprits à un tel point, qu'elle remplit de ses faits nos feuilles périodiques, et que chaque jour elle en fait apparaître de nouvelles. Nous nous en féliciterons, comme d'un secours puissant pour la science. Mais là ne se bornent pas les besoins de la science , et Ton reconnaît aujourd'hui la nécessité d'ouvrages qui , rassemblant les faits épars, les présentant sous leurs faces diverses , les comparant entr'eux , résumeraient le passé et prépareraient l'avenir. Cependant il ne me semble pas que ce soit au milieu d'une époque où les esprits, loin de revenir sur les recherches passées et même de s'arrêter sur les recherches du moment^
vîij AVANT-PROPOS.
se tourmentent en recherches nouvelles , qu'il convienne encore de publier de pareils ouvrages : il leur faudrait peu de temps pour vieillir, et ils n'auraient jamais représenté l'état de la science que d'une manière incomplète et infidèle. Ce n'est donc point un traité d'anatomie pathologique que je me suis proposé d'offrir au publie ; c'est le simple exposé de la méthode avec laquelle j'ai étudié Tanatomie pathologique dans le but de déterminer ses rapports avec la médecine pratique.
J'ai présenté , dans une première partie , sous le titre d^ Anatomie pathologique générale, tout ce que les lésions du corps humain ont de commun entr' elles, soit dans leur forme extérieure , soit dans leur disposition intime , soit dans leur mode de production. Dans la seconde partie, que j'ai désignée sous le nom ^ Anatomie pathologique spéciale , j'ai essayé d'appliquer à l'histoire des maladies de quelques appareils la méthode que j'avais suivie dans la première partie. J'ai choisi ceux de ces appareils dont les maladies, étant plus spécialement du domaine de la pathologie interne, ont été plus spécialement aussi l'objet de mes études.
Je me suis efforcé de remonter aux causes des lésions que je décrivais, de saisir leurs
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rapports, leur mode (renchaînement et de succession. J'ai discuté l'importaiice du rôle que jouent ces lésions dans la production des maladies. J'ai recherché jusqu'à quel point la connaissance de ces lésions peut nous aider à déterminer le siège et la nature des maladies. J'ai enfin examiné quelle sorte d'influence l'anatomie pathologique doit avoir sur la thérapeutique. Il m'a semblé peu nécessaire d'insister sur les services que l'anatomie pathologique a rendus à la médecine ; qui songe à les contester? Ce qu'il importait surtout d'établir, c'étaient les limites au-delà desquelles cette science ne saurait plus donner que des notions insuffisantes ou incertaines. Il fallait montrer que l'anatomie pathologique n'est qu'un des nombreux points de vue sous lesquels peut être envisagée la science de l'homme malade.
Je n^ai pas décrit l'inflammation , parce que l'inflammation étant un état morbide complexe, il m^a semblé préférable de décrire isolément chacune des lésions dont la réunion constitue l'inflammation des auteurs. Je n'ai même pas employé cette expression vieillie; elle ne me paraît propre qu'à rendre le langage de la science vague et confus. Ne m'inquiétant donc pas de la diversité des si-