Ï-KK CI S
solite à la surface ou dans la trame de la membrane N>. gumenlaire interne ou externe, une ancienne fluxion vers une portion de membrane muqueuse, sans qu'il v ait changement réel dans sa texture , l'hypertrophie d'un point de cette membrane ou du derme , un boulon , une excroissance, qui s'élèvent des surfaces muqueuse ou cutanée, et qui ne sont formés que par une simple expansion du tissu propre des membranes sans trace de formation nouvelle, l'épaississement du tissu cellulaire , l'infiltration de ses mailles par une ma-, tièrealbumineuse ou gélatineuse, l'induration rouge ou blanche des ganglions lymphatiques, induration dans laquelle il n'y a pas plus de tissu accidentel qu'il n'y eu a dans le poumon en hépatisation rouge ou grise ; voilà autant de lésions qui , aussi bien que la matière encéphaloïde et le squirrhe , peuvent toutes se terminer par la destruction de la partie où elles se sont développées , et par la production d'une ulcération qui tend sans cesse à s'agrandir en tout sens; toutes ces lésions, qui n'ont aucun caractère anatomique commun , peuvent avoir de commun ce mode de terminaison ; toutes, dans la dernière période de leur existence, deviennent ce qu'on a appelé un cancer. De quoi s'agit-il donc dans l'état actuel de la science? il s'agit pour le praticien de déterminer, d'après ce que lui a appris l'expérience, si telle lésion, par son mode de développement, par sa marche, par les symptômes locaux ou généraux qui l'accompagnent, lui paraît devoir se terminer par une ulcération qui, au lieu de se cicatriser, tendra à s'agrandir en tout sens, à détruire lentement ou rapidement tous les tissus environnans. Cette lésion , i! l'appellera cancer^ non.
DANATOM1E PATHOLOGIQUE. 5o5
parce qu'elle est constituée par telle ou telle production morbide , mais parce qu'elle tend vers la terminaison indiquée, en produisant dans toute l'économie un trouble général en rapport avec la gravité de l'affection locale,