‹ Précis d'anatomie pathologiqueChapitre 5 sur 182 · PRÉFACE. VU · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VU

quelques rares exceptions, j'ai compM'tement laissé de côté les données historiques et les indications bibliographiques, qui se trouvent d'ailleurs avec tous les développements désirables dans les traités plus volumineux et qu'on ne vient guère chercher dans un modeste précis. De même je n'ai accordé aucune place à Tanalomie normale, dont la connaissance préalable est indispensable au même titre que celle de la pathologie à ceux qui abordent l'étude de l'anatomie pathologique.

J'ai dû aussi, et pour les mêmes raisons, ne pas chercher à embrasser tout le domaine pathologique ; je me suis limité pour chaque organe aux seules affections importantes à connaître et j'ai laissé complètement de côté les lésions des organes génitaux, des organes des sens et de la peau elle-même ; j'ai pu agir ainsi parce que les affections de ces divers organes font généralement aujourd'hui l'objet d'enseignements spéciaux, dans lesquels on comprend au même titre l'étude de leur pathologie pure et celle de leurs lésions anatomiques. Pour les affections de la peau notamment, la description des phénomènes pathologiques ou cliniques est absolument inséparable de la description des lésions anatomiques, cette dernière constituant toujours la partie essentielle et parfois la partie unique de leur nosologie.

A rencontre de presque tous les ouvrages récents consacrés à l'anatomie pathologique, je n'ai fait aucune place à la description ou même à la simple énumération des microbes pathogènes; cette place eut été, en effet, quoi qu'on pût faire,

VIlï PRÉFACE.

OU trop envahissante ou trop restreinte pour son objet. La microbiologie est d'ailleurs aujourd'hui une branche trop importante des sciences médicales pour rester une annexe de l'anatomie pathologique; elle possède déjà, et elle possédera toujours de plus en plus, des traités qui lui seront spécialement consacrés; c'est à eux que devront s'adresser ceux qui veulent apprendre à la connaître.

Je dois encore prévenir le lecteur qu'il trouvera dans ce précis des notions d'anatomie pathologique générale qui s'écartent par bien des points des notions généralement admises ; les chapitres consacrés aux tumeurs et aux lésions de cause microbienne notamment ont été rédigés conformément aux idées personnelles que je me suis faites sur ces matières, et que j'ai publiées déjà dans un certain nombre de mémoires parus dans divers recueils. Je n'oublie pas néanmoins que ma manière de voir n'a pas acquis droit de cité dans la science, aussi pour éviter les confusions qui pourraient résulter pour les élèves de la lecture de descriptions différentes de celles qui ont généralement cours, j'ai toujours eu soin d'indiquer ce qui m'était personnel dans les théories ou dans les doctrines exposées.

Si l'on fait abstraction des détails secondaires, les divergences qui séparent des notions classiques les données que j'ai cherché à faire prévaloir en anatomie pathologique générale peuvent se ramener à deux points fondamentaux. En premier lieu, au lieu d'admettre 'la théorie classique de l'indifférence des cellules embryonnaires, de

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