‹ Précis d'anatomie topographique avec applications médico-chirurgicalesChapitre 58 sur 78 · PÉRINÉE ET DÉPENDANCES CHEZ LA FEMME · texte numérisé non relu

PÉRINÉE ET DÉPENDANCES CHEZ LA FEMME

Il nous présente : 1» la loge hulbo-clitoridienne ; 2° son contenu.

A. Loge bulbo-clitoridienne. — Homologue de la loge pénienne de l'homme. Elle est limitée : en bas, par l'aponévrose périnéale inférieure ; en haut, par le feuillet inférieur de l'aponévrose moyenne ; sur les côtés, par les branches ischio-pubiennes ; en arrière, par les adhérence qui unissent l'aponévrose moyenne à l'inférieure au niveau des muscles transverses superficiels ; en avant, par la base du clitoris.

B. Son contenu. — La loge bulbo-cUtoridienne renferme : 1° les racines du clitoris ; 2° les bulbes du vagin ; 3° les muscles superficiels du périnée ; 4^ les glandes de Bartholin ; 5° des vaisseaux et des nerfs.

a. Racines du clitoris. — Au nombre de deux, l'une droite, l'autre gauche. Elles sont recouvertes par les muscles ischio-clitoridiens et sont identiques aux corps caverneux de l'homme. Elles se réunissent, en avant, pour former le corps du clitoris.

b. Bulbes du vagin. — Ce sont deux formations érectiles, représentant le bulbe uréthral de l'homme séparé en deux moitiés (rupture possible au cours de l'accouchement et thromhus vulvaire consécutif). Situés de chaque côté de l'orifice vaginal, ils ont la forme de deux sangsues gorgées de sang, et nous offrent à considérer : 1° une face externe, recouverte par le muscle bulbo-clitoridien et séparée de la racine correspondante du clitoris par un petit espace (analogue au triangle de la taille) ; 2° une face interne, qui répond à la portion terminale de l'urèthre et à la glande de Bartholin ; 3o deux bords ; 4° une extrémité postérieure ou base, qui descend jusqu'au voisinage de la fosse naviculaire ; 5° une extrémité antérieure ou sommet.

c. Muscles superficiels du périnée. — Au nombre de six, trois de chaque côté : les ischio-clitoridiens, les bulbo-clitoridiens ou constricteurs du vagin (siège du vaginisme inférieur), les transverses superficiels. Ils ont la même disposition que les muscles superficiels du périnée de l'homme.

d. Glandes de Bartholin. — Homologues des glandes de Gowper. Files sont situées entre la face interne de l'extrémité postérieure du bulbe et la base des petites lèvres. Leur canal excréteur vient déboucher, par un petit orifice (entouré d'une

auréole rouge dans le cas de barthollnite), dans le sillon qui sépare l'hymen ou ses débris des petites lèvres. Les glandes de Bartholin sont souvent envahies dans le cas de blennorrhagie ; elles peuvent être le siège de kystes.

e. Vaisseaux et nerfs. — Même origine, même trajet, même distribution que chez l'homme.

3^ Diaphragme uro-génital. — 11 est constitué, ici comme chez l'homme, par les deux feuillets de Vaponévrose périnéale moyenne (même disposition que chez l'homme), interceptant entre eux le muscle de Guthrie ou transverse profond. La seule différence c'est que le plan fibro-musculaire est, chez la femme, traversé par le vagin, qui lui adhère intimement. A noter encore ici la présence, le long des branches ischio-pubiennes, de Vartère honteuse interne, (se divise en caverneuse et dorsale du clitoris), de la veine honteuse interne, des lymphatiques profonds et, enfin, du nerf cliioridien, branche profonde du honteux interne.

4° Prolongement antérieur de la fosse ischio-rectale. — Audessous du diaphragme uro-génital (à droite et à gauche de la ligne médiane), nous trouvons, comme chez l'homme, les prolongements antérieurs des deux fosses ischio-rectales. Toutefois, ils sont moins importants que chez l'homme. Ils répondent, en dedans, aux parois latérales du vagin, dont ils sont séparés par les releveurs de l'anus. Ces muscles deviennent ainsi, dans l'un et l'autre sexes, la limite séparative du périnée et du bassin.

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