‹ Précis d'anthropologieChapitre 131 sur 319 · Mém. de la Soc. d^Anthrop., t. I*', 1"* série, p · texte numérisé non relu

Mém. de la Soc. d^Anthrop., t. I*', 1"* série, p

races dites jaunes et que dans les races blanches. Cette conformation se rapproche de la courbure simple des singes, et indique un redressement moins parfait : il est rare» en effet, que le Nègre se tienne complètement redressé; presque toujours ses genoux sont quelque peu fléchis. On note, au contraire, chez les Ilottentots, une exagération de la courbure lombo-sacrée, qui augmente encore la proéminence des fesses. Cette ensellure s'observe assez fréquemment aussi chez les femmes somalis, avec ou sans sléatopygie * . Nous avons vu que la bifidité des apophyses épineuses cervicales, généralement observée dans les races blanches, tend à se circonscrire dans les races inférieures*. Madden a le premier signalé Texistence assez fréquente d'une sixième lombaire chez le Nègre^. Bacarisse a fait une bonne étude de cette vertèbre de transition ou lombo-sacrée*, qui, d'après ses relevés, se rencontre, en effet, deux fois plus souvent dans les races nigritiques que dans les races européennes.

Le même auteur a comparé le sacrum dans les races. D'une manière générale, la largeur de cet os à la base atteint son maximum dans les races blanches; viennent ensuite les races dites jaunes, et, en dernier lieu, les races nègres : c'est là un caractère en rapport avec l'adaptation plus ou moins parfaite à la station bipède. La différence entre la largeur à la base et la hauteur du sacinim, très grande dans les races blanches, est moindre dans les races jaunes, moindre encore et très petite dans les races noires où l'on rencontre même des sacrums sur lesquels la hauteur l'emporte sur la largeur (comme chez les anthropoïdes).

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