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IIL — CARACTÈRES PHYSIOLOGIQUES DES RACES

Celte^ partie de la science de l'homme est à peine ébauchée, malgré l'intérèl considérable qui s'attache à son étude. Cela tient à ce que les recherches de physiologie comparée, relatives même à des phénomènes simples et faciles i constater au premier coup d'œil, exigent un nombre de faits bien supérieur à celui des observations nécessaires pour déterminer les caractères anatomiques d'une race. Les phénomènes physiologiques présentent souvent, en effet, des variétés individuelles beaucoup plus étendues que les faits anatomiques, et il importe, par conséquent, pour les étudier, de relever un nombre beaucoup plus considérable de cas particuliers. Il y a enûn des questions physiologiques

qui ne peuvent être étudiées par la méthode des moyennes, parce que les éléments qui s'y rapportent ne peuvent être exprimés en chiffres.

Température du corps. — D'après Maurel*, la température, dans les diverses races, doit être considérée comme sensiblement la même : les différences sont tout au plus de quelques dixièmes de degré. La différence la plus marquée s'observerait dans les races noires, dont la température serait légèrement inférieure à la nôtre. Il faut peut-être rattacher ce fait à la plus grande réfrigération qui se produit, chez le Nègre, au niveau de la surface cutanée, plus fraîche au loucher que celle du blanc (Prichard, Prûner-Bey).

Circulation et sang. — L'influence de la race sur la fréquence du pouls ne se dégage pas des séries d'observations jusqu'à présent recueillies : les variations sont trop faibles, eu égard surtout aux nombreux facteurs (âge, sexe, individu^ taille, digestion, exercice, etc.) qui, dans les conditions physiologiques, interviennent pour accélérer ou ralentir les battements cardiaques. On a signalé, toutefois, la remarquable lenteur du pouls dans la race celtique'.

Les éléments figurés du sang ne présentent, suivant les races, aucun caractère spécial. Le nombre des globules dépend de tant de conditions variables (hygiène, alimentation, santé ou maladie, etc.) que les différences ethniques, s'il en existe, échappent fatalement aux méthodes de numération. C'est sans doute à l'état d'anémie ordinaire aux races qui habitent les régions tropicales, qu*est due la diminution du nombre des globules rouges et blancs constatée par Maurel chez les Hindous et surtout chez les Nègres^. La différence la plus importante est peut-être la résistance variable

i. Bult. de la Soc. d*Anthrop., 1884, p. 371.

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