‹ Précis d'anthropologieChapitre 200 sur 319 · ZeiUchr, f, EthnoL, t. 111, p. 3i · texte numérisé non relu

ZeiUchr, f, EthnoL, t. 111, p. 3i

l'Inde avait été occupée par une population noire assez res* semblante aux populations australiennes ; qu'au commencement des temps historiques cette ancienne population fut pénétrée par un peuple à peau jaunâtre, venant du nord-est ; que du mélange des deux types provinrent les Dravidiens. Ceux-ci, à la vérité, ont bien comme les Australiens la peau noire ou très foncée, le crâne allongé, les cheveux lisses et ondulants, mais la concordance de ces caractères ne suffit évidemment pas à établir une communauté d'origine. Cette théorie australoîde est en opposition avec celle qui regarde les Dravidiens comme issus du mélange de Négritos autochtones et de peuples à peau plus ou moins jaunâtre, venus de l'Asie centrale. Ces deux facteurs auraient été brachycéphales ; or, il est impossible d'admettre que le mélange de populations à tète arrondie et de taille moyenne ou petite, ait donné naissance à des peuples à tète allongée, comme sont les Dravidiens en général, et parfois d'assez haute taille. Il faut avouer, en somme, que l'on ignore encore l'origine des Kols et celle des Dravidiens, tout aussi bien que l'on ignore celle des Australiens. Peut-être, toutefois, peut-on considérer les Kols du centre de l'Inde et les c parias » du sud comme appartenant à une couche ethnique fort ancienne. Yis-à-vis des Dravidiens, qui sont de la caste des c soudras », les € parias > sont hors classe, tenus à l'écart comme tout à fait inférieurs et abjects, comme une espèce d'ilotes, souvent esclaves. En tout cas, la différenciation typique entre soudras et parias est généralement fort difQcile, par suite du profond mélange des éléments ethniques. Caldwell se prononce nettement pour l'unité de type *. Le même auteur dit encore qu'il est inadmissible de supposer une influence mongolique sur les Dravidiens, car tous ceux-ci sont de teinte foncée, et,

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