Diefenbach, Voilkerkunde Osteuropas, t. II, p
moyenne, trapus, disposés à Tobésité (Pallas), ont la peau basanée, le cou court, la face aplatie, le nez assez court, les yeux petits, quelquefois obliques, la barbe rare; forts, mais paresseux et de nature pacifique. Leurs alliances sont exogamiques, ce qui peut contribuer à la déperdition du type; les femmes sont achetées, parfois enlevées. En fait, l'élément kalmouk, mongolique, a eu sur eux une véritable inûuence; leur crâne est plus arrondi que celui des autres populations du groupe turc. Ce sont des brachycéphales caractérisés; Seeland (Rev. d'Anlhr.y 1886, p. 57) donne pour dix hommes et dix femmes kaïsaks un indice céphalique moyen de 85.'i. Le même auteur a relevé, sur quarante Bouroutes mâles, un indice de 88.8, sur dix femmes bouroutes, un indice de 89.6. Matsievski et Poîarkov donnent 85.1 pour les hommes, 85.6 pour les femmes. La moyenne de la taille de 103 Kaïsaks (hommes) a été del",64.
UsBEGS. — De la Tatarie chinoise à la mer Caspienne et à rOxus. Le type turc a été généralement modifié chez eux par Tinfluence éranicnne. Un grand nombre, par exemple, portent de fortes barbes; d'autres, pourtant, en sont dépourvus (Hellwald, Trumpp). Il en est qui ont la peau claire, un peu rougeâtre (Trumpp), il en est qui Tout d'un jaune brun (Hellwald). Les uns sont nomades, d'autres ont passé à la vie plus ou moins sédentaire. Ce sont des musulmans fanatiques. Us habitent surtout le Zerafchan, et on les rencontre aussi en grand nombre à Bokhara, à Khiva. Tandis que leurs parents les Kirghizes ont surtout été modifiés par le sang mongolique, eux l'ont été par le sang persan (Girard de Rialle).
Kara-Kalpaks. — Ce peuple, jadis puissant, n'est plus guère aggloméré que dans le Ferghana et les plaines du bas Oxus. La taille est assez grande, la face plate, le nez court (Yambéry). Ce sont de pacifiques et inoffensifs agriculteurs,
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élevant aussi du bétail. Ils se rapprochent des Usbegs et des Kachgariens.
TuRGOMANS. — Les Turcomans, ou Turkmènes, s'étendent à l'est jusqu'aux rives de la Caspienne, ayant pour voisins du nord les Kirghizes. Ils se divisent en nombreuses peuplades, dont une moitié est tout à fait indépendante. Nomades ou sédentaires, presque tous habitent la tente de feutre, la ckibitka». L'habillement consiste en une chemise de soie rouge, très longue, recouverte, pour les hommes, d'une espèce de robe de chambre. Les femmes se surchargent d'ornements. Le Turcoman est essentiellement guerrier, indépendant, parfois pillard et féroce. D'ailleurs, probe, hospitalier. Le mariage est précédé d'un simulacre d'enlèvement, souvenir des temps anciens. Un tumulus est élevé sur la tombe des gens de valeur, les steppes sont parsemés de ces monuments (Reclus). Les Turcomans, grâce à leur courage et à leur énergie, ont considérablement retardé la conquête de l'Asie centrale par les Russes.
Le vrai Turcoman est de taille moyenne ou un peu plus élevée, a les yeux et le nez petits, peu de barbe, les oreilles écartées de la tète. Mais beaucoup ont reçu l'influence du sang éranien, en raison des rapprochements avec les femmes persanes enlevées sur la frontière méridionale ^
OsMANLis. — Ils sont peu nombreux en Europe, un million et demi d'après les uns, un million seulement d'après d'autres. Le plus grand nombre d'entre eux se trouvent au nord-est, dans la région dont Choumla est le centre, en contact à l'ouest et au sud avec les Bulgares. D'autres sont répandus entre Philippoli, la mer Egée et Andrinople. D'autres, enfin, en Thessalie, entourent Larissa. En Asie, leur domaine est plus considérable. Ils occupent l'Asie-