TURCS
Capacité
ce.
ce.
ce.
ce.
Indice de largeur. . .
— de hauteur-largeur
— orbitaire
— nasal • .
Une autre branche des populations ouralo-altaïques est la
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branche ougrienne, qui comprend les Osliaks, les Vogouls, les Magyars,
OsTiAKS. — Vers le nord ils confinent aux Samoyèdes, vers Test aux Tongouses, vers le sud aux Tatars (entre Tomsk et Tobolsk), vers l'ouest aux Vogouls. L'Ob traverse ce domaine du sud*est au nord-ouest. Les Osliaks sont en partie nomades, en partie sédentaires, chasseurs et pêcheurs, pêcheurs surtout; en somme, extrêmement misérables. Ils habitent des huttes de bois ou d'écorce de bouleau, se nourrissent de poisson cru, gelé ou cuit; se vêtent de peaux, sont d'une malpropreté extraordinaire. Ils passent pour simples, ciaintifs, hospitaliers, mais considèrent leurs femmes comme des animaux domestiques. Celles-ci se tatouent les mains, Tavantbras, le devant de la jambe. Le mariage ostiak a communément lieu par achat, quelquefois par rapt. Les morts sont enterrés sur des hauteurs et on immole des rennes sur les tombes. La religion est le fétichisme le plus rudimentaire, vénération d'arbres, de rochers, d'objets quelconques; le crédit des chamans et des devins est grand. Les Osliaks sont de taille assez petite, peu robustes, ont le teint pâle, dit Pallas. La face est arrondie; le nez est court, mal formé; les yeux sont petits, bridés, le menton est court. Le crâne est arrondi, parfois globuleux; les variétés individuelles s'expliquent par suite de mélanges. Les Crania ethnica donnent un indice de largeur de 84.1 ; indice de hauteur 83.2, ce qui est faible. Indice orbilaire, 89.1 ; nasal, 48.9. Taille moyenne des hommes, d'après Sommier, i",56. D'après le même auteur, l'indice céphalique moyen ne serait que de 79.4 sur le vivant.
Les Vogouls, voisins occidentaux des précédents, sont, à l'ouest, en contact avec les Russes, au sud avec les Tatars des environs de Tobolsk. La russification est rapide et la physionomie a communément perdu le type ancien, ils sont mésati-
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céphales; Maliev donne un indice de 77.8. Taille : i*,59 pour les hommes, 1",49 pour les femmes (Maliev) ; ils sont petits, dit Pallas ; de moyenne grandeur, dit Ahlqvist. Le visage est arrondi, les cheveux sont noirs. Le nez est large, mais non aplati ; les yeux sont ronds. Les Yogouls sont surtout chasseurs, et félan est leur principal gibier. Chrétiens de nom, ils n'ont pas renoncé à leur ancien fétichisme.
Magyars. — Ceux-ci se sont établis au cœur même de l'Europe ; ce sont les Hongrois, divisés en deux groupes : le groupe de l'ouest, plus considérable que l'autre ; celui de Transylvanie, les Szeklers, mal à l'aise dans leur région montagneuse et entourés (avec les Saxons transylvaniens) par les Roumains. La plus grande partie des Magyars ont perdu le type de la race ; on retrouve pourtant ce type çà et là dans les districts campagnards : taille au-dessous de la moyenne, figure large, pommettes saillantes, nez écrasé, œil bridé, corps trapu et vigoureux. Indice céphalique de largeur, 82.9 (Lenhossék) ; les arcs zygomatiques sont peu développés.
Les Ouralo-Altaïques dits de la branche du Volga sont généralement classés auprès des Ougriens. Ce sont lesTchérémisses, les Mordvins, les Tchouvaches.
TcHÉRÉMissES. — AU nofd de Kazan. Ils se russifient, mais présentent encore l'ancien type très reconnaissable : œil étroit et bridé, nez écrasé, pommettes saillantes. Indice assez faible de mésaticéphaiie. Taille : l'",58 pour les hommes, 1",52 pour les femmes (Maliev). Leur instinct en ferait encore des nomades et ils deviennent de médiocres agriculteurs. Chez eux le mariage est demeuré un véritable rapt; il n'y a pas seulement simulation de capture, mais enlèvement réel.
Mordvins. — Au sud et à l'ouest des précédents et disséminés par Ilots au milieu des Russes. Ici le crâne est resté plus arrondi (indice d'environ 82) et la voûte crânienne est
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basse ; les temporaux sont voussures. Les Mordvins sont de taille moyenne (hommes 1*964, femmes 1*,55, d'après Mainov) ; ils sont robustes, ont les cheveux bruns (Palias), la peau blanche, les pommettes saillantes, l'œil bridé et souvent clair. L'influence russe se décèle par une barbe parfois assez fournie. Ils se divisent en Ersas et en Mokchas, sont agriculteurs, élèvent des abeilles.
TcHOuvACHES. — Au sud-oucst des Tchérémisses; rentrent par leur type dans ce groupe, mais leur langue se rapproche du turc. Ce sont des Tatars métissés au point de pouvoir être pris pour de vrais Volgiens. Ils sont agriculteurs, élèvent du bétail et des abeilles, sont laborieux et de bon caractère. La femme est, chez eux, sur le pied d'égalité avec l'homme. Les Tchouvaches seraient mésaticéphales, ou même sous-dolichocéphales (Maliev, Kopernicki). Ils ont les cheveux d'un brun foncé (Pallas).
Groupe permien, composé des Permiens, desZyriènes, des Yotiaks, et classé auprès des deux précédents.
Permiens ou Permiaks. — Isolés au milieu des Russes, entre les Yotiaks à l'ouest et les Vogouls à l'est. Chasseurs, pêcheurs, çà et là agriculteurs; se russifient. La taille est moyenne ou petite, le visage maigre, les cheveux sont châtains.
Zyriènes. — Plus au nord, mais séparés par des Russes d'avec les Permiens. Jadis ils n'ont fait qu'un avec ces derniers. Ils sont surtout nomades et chasseurs, commerçants, travaillent peu la terre. Métissés, d'ailleurs, d'après Sjœgren. Nombre de Permiens et de Zyriènes ne se distinguent guère des paysans russes. Ils sont robustes, de peau blanche, ont le nez droit ou même aquilin (Sommier), les yeux bleus ou gris, les cheveux blonds ou châtains.
VoTiAKS. — Indice céphalique de largeur, 80.1. Taille moyenne (Maliev), 1"*,61 pour les hommes, 1",49 pour les
femmes. Beaucoup d'entre eux sont roux de cheveux, la plupart châtains avec la barbe rousse (Pallas). Ce sont de laborieux agriculteurs ; ils sont aussi apiculteurs. L'hiver ils se livrent à la chasse.
Il est de toute évidence que les Ougriens, les Yolgiens, les Permiens ont subi, en arrivant vers l'ouest et en s'y installant, rinûuence de populations à carnation plus claire. On les appelle généralement les Finnois orientaux. En fait, tout en rappelant par certains caractères crâniens les Tatars et les Altaïques, ils se rapprochent singulièrement par d'autres caractères des vrais Finnois, des Finnois occidentaux, dont le teint est blanc, dont le système pileux est de couleur généralement claire. Chez les Permiens et les Zyriènes, les cheveux sont tantôt bruns, tantôt d'un châtain très peu foncé ; d'après Pallas, la chevelure des Yotiaks est rougeâtre, parfois aussi de nuance châtain ; les Mordvins Ersas sont assez blonds (Wiedemann), souvent aussi les Tchérémisses (Pallas). C'est également le cas, mais assez rarement, chez quelques Vogouls. En somme, si l'on compare les Mongols aux Finlandais, on se trouve en présence de deux types très caractérisés ; mais si de Mongolie on se rend en Finlande par le pays des Vogouls, des Votiaks, des Tchérémisses, des Zyriènes, on suit aisément la transition. En autres termes, les Altaïques se (L fmnisent » de plus en plus : la complexion s'éclaircit, la peau légèrement jaunâtre devient tout à fait blanche ; d'asiatique qu'il était, le type devient européen. Cela nous amène à parler des Finnois occidentaux, à savoir : Finlandais, Karéliens, Estes, Lives.
Finlandais. — Ce sont les Finnois proprement dits, qui occupent la partie ouest de la Finlande, et, en Suède, une certaine région du nord-est. Ce sont les Tavastes des Suédois. Ils sont blonds de cheveux, non pas tous, mais un assez grand nombre (d'après Stieda un tiers seulement seraient blonds,