VÊTEMENT
croisées; les Diors deux petites queues de vache pendant à une ceinture; les Bertas une peau sur laquelle ils peuvent s'asseoir moins à la dure; les hommes Bongos un petit tablier de cuir, leurs femmes un simple bouquet d'herbes, comme les femmes des Sehrés et celles des Baghirmis; en Sénégambie, chez les Féloups, les Papels, les Bissagos, les Bagas le vêtement est aussi rudimen taire que possible; de même chez les Marghis, dans le Soudan, et chez les noirs de Yaouri; de même au Congo (Hoefer). En ce qui concerne l'Amérique, qu'il suffise de rappeler le vêtement des Galibis, à savoir une petite pièce d'étoffe passant autour des cuisses, couvrant les organes génitaux et fixée à la ceinture ^ Nous ne faisons pas ici l'histoire du costume, aussi devons-nous couper court. Il est bon de signaler, toutefois, la mode qui dans une certaine partie de l'Océanie fait revêtir uniquement le pénis : aux lies de l'Amirauté', aux îles Salomon', aux Nouvelles-Hébrides* et en d'autres îles mélanésiennes*. Cette coutume que nos mœurs considéreraient comme essentiellement impudique et qui, selon Forsler, fait ressembler ceux qui la pratiquent « au dieu tutélaire des vergers dans la mythologie grecque >, se concilie aisément avec le sentiment de la pudeur. Il suffit de constater que ce sentiment, lorsqu'il existe (ce qui n'est pas le cas général) est fort divers chez bien des peuples. Dans certaines populations l'homme seul a un vêtement quelconque, la femme n'en a point ^ Ici, la région qu'une femme ne peut découvrir sans impudeur,