Grattolet, BulL de la Soc. d'AnthropotogUy 1860, p
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de l'angle antéro-inférieur du pariétal avec le sommet de la grande aile du sphénoïde (ptérion en H de Broca). Or, si chez certains singes (cynocéphales, guenons, macaques, semnopithëques), le ptérion affecte plus généralement le type dit ptérion retourné, il y a, même chez eux, des variétés à cet égards ^t chez d'autres (alouates, gibbons, orangs, chimpanzés) le type est celui de T homme.
Développement. — L'étude du développement comparé du crâne montre que cette région du squelette affecte pendant l'enfance, chez les Anthropoïdes, des caractères nettement intermédiaires, formant transition vers le type humain. C'est un fait bien connu que ces animaux possèdent, lorsqu'ils sont jeunes, une intelligence vive et éveillée, presque comme celle de l'enfant humain, des sentiments affectifs très développés et une réelle aptitude à subir l'influence de l'éducation. Aussitôt qu'ils ont passé la période de croissance, la scène change : autant ils ressemblaient à l'homme, autant ils s'en éloignent ; ils s'abrutissent, deviennent farouches et insociables. Comme l'a dit Cari Vogt, il y a là, dans Tordre du développement, deux séries divergentes, réunies au point de départ ets'écartant ensuite,.pour suivre une marche progressivement ascendante du côté de l'homme, tandis que, du côté du singe, l'évolution s'arrête et même rétrograde. Les faits anatomiques viennent ici à l'appui des observations de la psychologie comparative, et c'est surtout par ces faits que va se trouver démontrée la similitude fondamentale du type humain et du type simien.
Comme celui de l'homme, le crâne des jeunes Anthropoïdes présente une forme régulièrement ovoïde. La saillie des bosses frontales, pariétales et occipitales, — dont, à ne comparer que les individus adultes, on a pu faire avec raison un