Associât, franc, pour V avancement des Sciences
BOTELACQCE Ct G. HERVÉ. ~ Ânthropologic. 12
cinquième el sixième semaines de la vie intra-utérine, et que l'embryon possédait alors trente-huit vertèbres. Les quatre vertèbres supplémentaires n'ont qu'une durée éphémère : à six semaines, les trois dernières se confondent en un seul corps et la première se délimite diflicilemenl ; un peu plus tard, l'embryon ne présente plus que le nombre normal de vertèbres, la dernière coccygienne résultant de la fusion des vertèbres caudales supplémentaires '. Serres a établi que cette atrophie de la queue était en corrélation directe avec l'ascension de la moelle, laquelle, de même que chez les mammifères à queue, se prolonge jusqu'au troisième mois dans toute l'étendue du canal sacré jusqu'au coccyx et même au delà*, pour remonter ensuite dans le canal rachidien, où elle s'arrête au niveau de la deuxième lombaire.
Bien d'autres caractères squeleltiques ^ et viscéraux, examinés chez l'embryon ou le fœlus, nous montreraient, aux diverses phases du développement antérieures à l'acquisition de l'attitude bipède et aux adaptations secondaires auxquelles celle influence soumet nos organes, une foule de disposi* lions conformes au type définitif des animaux quadrupèdes. Ainsi, il résulte des recherches de Gegenbaur et de Broca, que le corps de l'humérus subit pendant la période de l'accroissement une torsion vérilable : du quatrième mois de la vie intra-utérine jusqu'à la naissance, ia torsion de l'humérus n'est en moyenne que de 133% inférieure à celle du gorille el supérieure de 5° seulement à celle de l'orang; elle s'élève à la moyenne de I^O"* chez les enfants de un mois à un an, à 148'* de deux à quatre ans, à ISO"" à sept ans,