VI PREFACE
D'un cours libre d'archéolog-ie fait, il y a quelques années, à la Faculté des Lettres de Bordeaux, je me suis efforcé de tirer ce précis, aussi net et aussi substantiel que possible.
Il restait à le publier : M. Privât père et mon confrère M. Edouard Privât se sont prêtés à la réalisation de ce projet avec une bonne volonté et une bonne grâce auxquelles je tiens à rendre hommage. Voilà, grâce à eux, le livre sur pied.
Les discussions ne pouvaient guère tenir dans une synthèse aussi brève. Aussi les notions contestables en ont-elles été simplement écartées : on y chercherait en vain certaines thèses séduisantes récemment écloses et qui n'ont pas subi l'épreuve de la critique et du temps.
Par contre, une large place a été faite aux explications, à la recherche des raisons d'où les formes sont sorties. Rien n'est moins scientifique, en effet, que de réduire l'archéologie à un exposé de phénomènes successifs, sans indication de leur provenance ni des rapports qui existent entre eux. Le chapitre premier est consacré aux causes de l'archéologie médiévale, notamment aux causes techniques : il renferme un aperçu très succinct des principes généraux de la construction ; les chapitres suivants passent en revue les sohitions spéciales que les diverses périodes du Moyen- Age ont adoptées.
Le dernier chapitre a trait à la rédaction et à la publication des travaux archéologiques. On y trou-
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vera un petit glossaire de termes douteux ou parfois détournés de leur sens. Les professionnels, qui oui peine à. s'entendre entre eux, savent combien il est nécessaire de définir les mots et d'en préciser la valeur.
L'illustration, didactique et schématique avaiil tout, a moins pour but de faire connaître au lecteur des édifices que de l'aider à comprendre ceux qui passeront sous ses yeux. Cette illustration se compose principalement de croquis sans autre prétention que d^être clairs ; des architectes, mon ami P. Lafollye, M. Postel-Vinay et M. Albert May eux ont bien voulu faire un certain nombre de dessins plus soig-nés et dont on appréciera le charme et Thabiletr.
Il est presque superflu de déclarer que ce modesir essai de vulgarisation, rédigé en dehors de toute recherche de l'originalité, ne vise aucunement à renouveler la doctrine. Des théories que l'on y a réunies, presque toutes ont été déjà formulées bien souvent. Le fond en est tiré du cours que professe avec tant d'autorité, à l'Ecole des Chartes, M. Robert de Lasteyrie. Des études poursuivies en divers pays m'oni amené à introduire çà et là quelques vues nouvelles ; les dissertations judicieuses de M. Anthyme Sainl- Paul, les volumes où M. Choisy analyse avec tant d<» pénétration les procédés de l'art de bâtir, le Manuel de mon ami M. Enlart, quantité d'autres ouvrages ont modifié mes idées.
Deux de mes confrères de la Société française
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