‹ Précis d'archéologie du moyen âgeChapitre 102 sur 135 · Delauney, Les occupations temporaires · texte numérisé non relu

Delauney, Les occupations temporaires

et la loi du 29 décembre IS9 2, p, i4o.

GLOSSAIRE ARCHÉOLOGIQUE

qui fait sur le parement une saillie faible ou nulle et qui est d’un appareil plus résistant que les maçonneries voisines, de façon à les chaîner. Lorsque la saillie est appréciable, la chaîne prend le nom de contrefort.

Chambranle, s. m. — Encadrement décoratif d'une baie. — Ne lias confondre avec pied-droit ou jambage :

le chambranle est la décoration de l'un ou de l’autre.

Champlever, v. act. - Enlever le champ, c’est-à-dire le fond, autour d’un motif que l'on réserve. Une inscription, un ornement champlevés sont une inscription, un [ ornement en relief plat sur un fond creusé.

Chancel. s. m. — Quelques auteurs disent cancel. De cancellus, barreau. C’est la clôture qui fermait l’emplacement de l’autel dans les vieilles églises. — \c pas appeler de ce nom l’espace circonscrit par la clôture.

Chanfrein, s. m — Voy. Biseau.

Chantourner, v. a. — « Couper en courbe une pièce de bois ou de métal suivant un profil donné »

(Rose). — Ne pas confondre avec contourner et ne pas s’oublier, avec Vitet*, à parler de contreforts chantournés.

Chaperon, s. m. — On appelle chaperon la face supérieure d'un mur, bombée ou en pente, à un égout ou à deux. Le chaperon bombé est dit en bahut.

Chemise, s. f. — Construction qui en enveloppe une autre : maçonnerie qui double un pilier ou qui protège un tuyau de descente, muraille qui entoure un donjon.

Chevalement, s. m. - Voy. h ''lui.

Chevet, s. m. — De chef , tète. Le chevet est la tète, la partie orientale de l’église. Quand on en vient aux précisions, le désaccord se fait

i. Notre-Dame de Noyon, p. 7.

jour. Éviter de donner à ce terme un sens étroit.

Chœur, s. m. — En latin, chorus psallentium. Le chœur est proprement la partie de l'église où se tiennent les chantres. Le chœur peut empiéter sur le transept et même sur la nef; c’est affaire d'aménagement. A considérer le plan des églises, la partie qui est destinée à servir de chœur est comprise entre l'abside et le transept. Cette définition est celle qu’adoptent les archéologues les plus autorisés, comme li. de Lasteyrie ou M. Enlart. Des auteurs donnent le nom de chœur au presbyterium; Barbier de Monlault1 fait observer que c’est une erreur.

En effet, on comprendrait que le presbytère, qui est la partie noble, englobât le chœur; on comprend moins qu’il soit absorbé par lui.

D’autre part, si on se sert du mot chœur pour l’abside, il ne reste plus d’expression pour le chœur proprement dit, si bien qu’on est réduit à l'appeler la partie droite du chœur.

Cintre, s. m. — Le cintre est l’appareil provisoire de charpente qui soutient les voussoirs jusqu’à ce que la voûte soit fermée et se maintienne seule. « Syntres à porteries pierres et voûtes j risques à ce qu’elles soient formées et maçonnées »3. On appelle également cintre la courbure de la voûte, « le contour arondi de la partie intérieure d’une voûte »:l. « Le cintre [ > r i m i t i I’ de cette voûte est une demi-circonférence de cercle1. »

Cintré s'oppose à rectiligne. Philibert Delorme préfère aux poutres « toutes droictes » celles qui ont

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